Archives pour la catégorie 'réflexion'

 

Les liens de Koshi Inaba

07 jan 2016 in Nouvelles, réflexion

Enfin ! Les choses deviennent de plus en plus intéressantes !

Il y a quelques jours, nous faisions un lien possible entre le clip de Nensho et celui de Hane, pensant que leurs héroïnes respectives avaient ce point commun d’avancer tout droit dans un univers hostile. C’était notre interprétation.

Cependant, le clip de la chanson Suiro, lancé le 4 janvier, ne nous laisse plus aucun doute. En effet, dans le clip de Hane, on s’interrogeait sur le personnage masculin qui tendait la main à l’héroïne, laquelle la refusait. Ce personnage alors montait étrangement à l’arrière d’un camion.

Et que propose très justement le clip de Suiro ? Koshi Inaba chantant à l’arrière d’un camion !

Sur Twitter, nous nous sommes amusés à affirmer que ce clip était plus original que 25 ans de B’z, ce qui est pratiquement vrai. Quel plaisir de voir Inaba tenter de belles choses en solo, après le génial Nensho et les très beaux Nakinagara et oh my love.

Evidemment, le questionnement ne s’arrête pas là. Le personnage masculin de Hane est-il Inaba lui-même ? Est-ce lui qui a tendu sa main à l’héroïne ? Et que peut bien signifier ce camion ? Dans Hane, on pouvait l’interpréter comme un moyen d’échapper à l’environnement hostile. Mais ce moyen semblait lui-même être une prison.

D’ailleurs, dans Suiro, Inaba semble ne pas pouvoir s’échapper de ce camion, même s’il ne semble pas vouloir non plus vraiment s’en échapper. Contrairement à l’héroïne de Nensho qui faisait exploser les barreaux de la cage où elle était retenue prisonnière.

Les thématiques de l’enfermement et de la liberté semblent donc crédibles.

Suiro fait d’ailleurs encore un lien avec un autre de ses précédents clips : Stay Free. D’apparence anodine, le clip présentait Koshi Inaba déjà sur les routes de Tokyo. Tentait-il d’échapper à quelque chose ? Une image de concert nous rappelait à quel point le motard était célèbre et ne pouvait aspirer à un peu de liberté que seul sur sa moto, incognito.

Enfermement, solitude, liberté.

Stay Free, au titre clairement évocateur, partage donc ce point commun avec Suiro (la voie aquatique) : le bitume de la grande ville. Mais Suiro va plus loin. Le clip entier montre la traversée d’un tunnel, et les panneaux indiquent tout le long un aéroport. Comme si notre chanteur était pris d’une envie de partir, mais sans aller jusqu’à quitter le Japon puisque l’aéroport indiqué est celui de Haneda, destiné aux vols intérieurs. (Narita étant l’aéroport dédiés aux vols internationaux) Mais cela lui étant impossible (ou interdit ?), il ne peut que flotter en apensanteur dans ce camion qui ne le conduit d’ailleurs finalement peut-être pas à l’aéroport. Le clip se termine alors que les portes arrières du camion se referment. Inaba, ou le personnage masculin qu’il incarne peut-être, ne peut définitivement pas s’échapper. Ou encore, son seul espace de liberté demeure l’acte de chanter.

Nous remarquons un dernier lien, cette fois entre Hane et Nakinagara. Le clip de cette dernière présentait un Japon paisible mais terriblement vide. Les personnages apparaissaient de manière translucide, tels des ombres. Le clip, malgré le calme de la chanson, offrait un sentiment d’étrangeté singulier. Comme si l’Humanité avait disparu. Hane, derrière ses apparences de dessin animé et de jeu vidéo survitaminé, offre finalement un monde similaire où l’Humanité semble là aussi avoir disparu.

Peut-être exagérons-nous en voyant tous ces liens. Une chose est sûre, le lien entre Hane et Suiro est clair. Ce qui nous apparaît aussi comme évident c’est que les clips d’Inaba entre 1997 et 2010 ne portaient pas de message particulier. Dans Akatsuki, Inaba se laissait même aller à jouer au roi de la nuit. A partir de 2010, et surtout au travers de Okay, le thème de la disparition, et indirectement de la mort et du vieillissement, s’était fait clairement sentir. Le titre, Okay, aussi simple soit-il, marquait l’évidente acceptation du destin de tout individu. Depuis 2011, la situation a évolué. Comme nous l’avons vu au-dessus, les clips d’Inaba font ressentir une préoccupation. Le message n’est pas immédiat, pas du tout direct. Mais il semble bien exister. Le Japon vit une crise majeure et son avenir est incertain. Surtout celui des Japonais.

 

Des propositions

02 jan 2016 in réflexion

Pour le plaisir, en ce début de 2016, imaginons-nous en train de parler avec Tak Matsumoto et Koshi Inaba.

Pour ma part, je m’imaginerais bien leur faire des propositions de collaborations. En attendant « Take Your Pick 2 » avec Larry Carlton, et en attendant un improbable trio avec le même Carlton et Adele pour ce qui serait un succès planétaire, voici ce que je proposerais volontiers à Matsumoto :

Un duo avec le trompettiste libanais Ibrahim Maalouf :

Free Spirit (2015)

Quant à Inaba, je le verrais bien chanter avec l’un de mes coups de coeur de l’année, la chanteuse allemande Elif.

Unter meiner Haut (Sous ma peau) (2013)

Les connaisseurs auront vu le lien entre ce clip et celui de Nensho

Quitte à rester en Allemagne, le titre de la chanson est le même, Unter meiner Haut, mais la chanson elle-même et la chanteuse sont bien différentes, la géniale Cäthe !

A bien y penser, elle irait très bien avec Inaba…

Unter meiner Haut (2011)

Pour ceux qui voudraient faire des propositions de collaborations, nous sommes preneurs !

Bonne année à tous, à tous les mélomanes, et que vive la musique sur notre petite planète !

B’z, Southern All Stars, Kazuyoshi Saitô et le 11 mars

11 mar 2015 in réflexion

Quatre ans.

Il y a quatre ans, jour pour jour, nous faisions part de notre émotion suite à l’un des plus grands tremblements de terre de l’histoire du Japon, mais aussi de nos craintes concernant un éventuel accident nucléaire :

http://www.bznobise.eu/2011/03/11/solidarite-avec-nos-amis-au-japon-2/

Quatre ans plus tard, rien ne va.

Politiquement : deux partis principaux rythment la vie du pays depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, le Jiminto au pouvoir de façon quasi ininterrompue et le Minshuto le principal parti d’opposition.
Les centrale nucléaires ont toutes été installées lorsque le Jiminto était au pouvoir. En 2009, les élections législatives offrent une petite révolution puisque le Jiminto est laminé, permettant au Minshuto d’arriver largement en tête.
C’est alors que survient la catastrophe du 11 mars 2011. Les Japonais reprocheront alors au Minshuto et au premier ministre d’alors, Naoto Kan, sa mauvaise gestion de la crise de Fukushima. Et ils remettront immédiatement au pouvoir le Jiminto emmené par Shinzo Abe en 2012 !

L’un des premiers objectifs d’Abe sera de relancer les centrales nucléaires alors que le gouvernement Minshuto les a toutes mises en veille.

Ensuite, Shinzo Abe, déjà premier ministre une fois entre 2006 et 2007, réussit à obtenir les Jeux Olympiques pour Tokyo en 2020 en déclarant que la situation à la centrale de Fukushima « is under control ». Et là, on a envie de hurler la chanson de B’z « Out of control », parce qu’en réalité rien n’est sous contrôle.

Rien n’est sous contrôle ? En fait si, les médias et la liberté d’expression. En décembre 2014, une loi sur les secrets d’Etat entre en vigueur, stipulant que tout ce qui sera considéré comme relevant du secret d’Etat ne pourra plus être discuté publiquement. Et tout ça sans définir ce qui relève du secret d’Etat ! Dès lors, n’importe quoi peut devenir un sujet interdit !

L’objectif est double : ne plus parler de la catastrophe nucléaire, afin de relancer les centrales et d’en construire de nouvelles. Et surtout, permettre la réalisation du grand projet de Shinzo Abe : la réécriture de la Constitution de 1945, cette fameuse constitution pacifique écrite par les Etats-Unis.
Car Shinzo Abe veut « normaliser » le Japon, et selon lui, un pays « normal » doit posséder une armée, ce qui est en réalité déjà le cas du Japon, mais pas seulement pour se défendre, ce qui est le cas du Japon, mais pour pouvoir intervenir dans le reste du monde (et donc forcément et potentiellement faire la guerre…).

Bref, il n’y a aucun rapport avec B’z, me direz-vous, si ce n’est que B’z est le plus grand groupe du Japon. A ce titre, les deux quincagénaires qui le composent pourraient très bien s’exprimer sur le sujet. Mais il n’en sera rien, comme l’écrasante majorité des artistes du monde de la musique japonaise.

Et ce pourquoi nous écrivons ces lignes, c’est bien parce que B’z a décidé de lancer sa nouvelle tournée EPIC NIGHT le 11 mars 2015, soit quatre ans jour pour jour après la triple catastrophe, et que nous sommes à peu près persuadés qu’aucune référence à ce jour tragique ne sera faite. Par référence, je n’entends pas seulement les très consensuels « Come on », « We’ll be alright » et autres « Courage (fuyons) ! », mais bien une prise de position sur le sujet.

Remarquez, le concert de ce soir nous donnera peut-être tort.

Parmi les artistes japonais de renom qui ont pris position, il y en a quand même deux qui se sont fait remarquer dans le monde de la musique, et c’est tout à leur honneur.

Il s’agit de Kuwata du célèbre groupe Southern All Stars (que nous avions présenté à l’été 2008). Culotté, le trublion sexagénaire n’a pas hésité à critiquer la politique d’Abe directement sur scène et à porter une moustache à la Hitler alors qu’il chantait en direct à la télévision lors de la soirée du Kohaku le 31 décembre dernier !

Ce qui est fou, c’est qu’il aura suffi qu’une bande d’énvervés nationalistes manifeste devant la maison de disques de Southern All Stars pour que le groupe présente des excuses ! Mais des excuses pour quoi ? Qui sont ces gens qui s’arrogent le pouvoir de réclamer des excuses au nom du premier ministre ? A peu près les mêmes que ceux qui viennent dézinguer des dessinateurs simplement parce qu’ils font des dessins qui ne leur plaisent pas.

Autre chanteur courageux, Kazuyoshi Saito, qui rapidement après la catastrophe avait publié sur internet cette chanson « Zutto Uso datta » (Ce n’était que des mensonges) :

C’est sûr que ça a plus de gueule que la gentillette C’mon ! Et pourtant nous adorons C’mon !

Alors évidemment, en solo Inaba a sorti son petit chef-d’oeuvre NENSHO en 2014 dont le clip montre une société japonaise en pleine implosion, pour ne pas dire en pleine guerre civile. Mais tout cela demeure de l’interprétation. Si Inaba voulait délivrer un message (en plus de son autre chanson STAY FREE), alors ce message n’est pas vraiment clair.

Nous finirons par une pensée à l’acteur Tarô Yamamoto que vous aurez peut-être déjà vu dans des films japonais, notamment dans Battle Royale, et qui s’est engagné en politique pour dénoncer le nucléaire. Yamamoto a perdu tous ses contrats et n’a plus joué dans aucun film depuis plusieurs années. Il a fait parler de lui lorsqu’il s’est adressé directement à l’Empereur pour lui faire part des réalités qui touchent le pays. Scandale national. Depuis, les députés du Jiminto n’hésitent pas à dire de lui qu’il est un « terroriste ».

Sans titre.

14 jan 2015 in Nouvelles, réflexion

Lecteur de Charlie Hebdo, les événements de mercredi 7 janvier sont une blessure pour moi. Peut-être aurait-il fallu que je le dise 5 minutes après la tuerie pour apparaître comme crédible. Pour autant, c’est bien vrai, j’apprécie ce journal satirique depuis fort longtemps et même plus, puisque j’ai hérité de piles de ses ancêtres Mensuel Charlie et Hara-Kiri datant des années 70 et dont l’humour semblait encore plus irrévérencieux qu’aujourd’hui. Et puis, des dessinateurs comme Cabu et Wolinski, qui appartiennent depuis si longtemps au monde de la bande dessinée, deux hommes de 75 et 80 ans, quel choc d’apprendre qu’ils se font tuer à bout portant alors qu’ils sont attablés, en train peut-être d’esquisser les croquis de leurs prochains dessins et peut-être simplement en train de se raconter des âneries, histoire de se marrer.

Ce mercredi 14 janvier sort le nouveau numéro de Charlie Hebdo. Ah oui, c’est aussi le jour de sortie d’Uchôten de B’z, mais cela me paraît bien secondaire. J’y reviendrai, c’est certain. Et puis, de toute façon, il faudrait être au Japon pour vraiment apprécier la sortie du 51ème single de B’z. Aujourd’hui, je suis en France, et je vais apprécier ce moment historique de la parution de ce nouveau numéro de ce journal satirique à la fois si croustillant, drôle et parfois vulgaire, parfois génial, parfois idiot, mais tellement libre. Libre et donc garant de notre démocratie, garant que les hommes au pouvoir n’ont pas le dernier mot.

Alors que depuis des années je m’interroge sur la liberté des artistes japonais confinés dans un système publicitaire et médiatique empêchant toute liberté d’expression, empêchant ces mêmes artistes de parler de sujets comme Fukushima (on pense à l’acteur Tarô Yamamoto qui depuis qu’il a pris position contre le nucléaire a perdu tous ses contrats et n’a plus tourné dans un aucun film), je vais apprécier une fois de plus la lecture d’un des rares journaux au monde à ne proposer aucune publicité, dans un monde précisément où la plupart des magazines ne sont plus que des étendards publicitaires.

Je vais apprécier un journal qui va continuer de se moquer des puissants, quels qu’ils soient. Qu’ils soient des puissants politiques, économiques ou religieux, ce journal va les passer à la moulinette en réaffirmant qu’on défend l’Humanité quand est capable de rire de toute forme de pouvoir, et notamment en se moquant de ceux qui veulent imposer par la force et la violence leur vision du monde. Car dès lors qu’une forme de pouvoir interdit de rire, c’est bien le fascisme qui s’installe.

B’z annonce enfin son vrai retour

10 nov 2014 in Nouvelles, réflexion

C’est un record de durée dans la carrière de B’z, plus de quatre ans ont passé depuis la sortie du 18ème album C’mon. Les Federer du rock japonais nous font languir avant de sortir leur 19ème album en Grand Chelem.

C’est par une simple photo barrée d’une phrase aux couleurs ensoleillées et à la police kitsch parfaitement assumée que le plus grand groupe du Japon met fin à cette longue attente. On est surpris par la sobriété du propos, puisque le groupe nous avait habitué à des extraits de chanson ou à des petites mises en scène.

Récemment, on avait aussi pu découvrir les dates de la prochaine tournée 2015, laissant entrapercevoir une fenêtre de sortie d’un nouvel album. On peut l’espérer pour le début d’année, peut-être janvier, voire février. On pourrait imaginer un mois de décembre consacré à un DVD/Blu-ray des récentes tournées solo de Matsumoto et Inaba, mais cela n’est pas certain, puisque rien n’a encore été annoncé dans ce sens.

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Montons à bord du « Spaceship Inaba » !! (2)

27 fév 2014 in Nouvelles, réflexion

Nensho est donc sorti ce 26 février en format numérique exclusivement. Ce n’est pas tout à fait une première puisque B’z avait déjà sorti son mini-album en anglais « B’z » exclusivement sur i-Tunes en 2012, ce fut ensuite le tour de Matsumoto de sortir un single numérique en 2013, l’excellent Live Life.

Il est clair que le groupe détenant le record de ventes de disques au Japon à ce jour (plus de 80 millions) assume une transition vers la musique dématérialisée. Cette transition explique d’ailleurs peut-être en partie le fait que B’z n’ait toujours pas sorti son 51ème single et nous fasse attendre pour un 19ème album. Car le groupe détient aussi le record du plus grand nombre de disques numéro 1 au top Oricon. Mais à quoi bon être numéro 1 à une époque où les disques ne se vendent plus ?

Quelle époque triste et maussade !

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26 février : soyez au rendez-vous !!

23 fév 2014 in Nouvelles, réflexion

Enfin un premier article en 2014 ! Il était temps !

C’est ce mercredi 26 février que l’on devrait en apprendre davantage sur la suite des carrières respectives de Tak Matsumoto et Koshi Inaba. Si l’on sait depuis quelque temps que Matsumoto sortira bientôt un nouvel album suivi d’une tournée, cela ne fait que quelques jours en revanche que l’on sait que ce mercredi justement Inaba va ouvrir son site officiel personnel sur lequel on devrait pouvoir écouter une chanson inédite.

Comme d’habitude sur B’z no Bise, chaque nouvelle concernant ces deux artistes nous emplit d’émotion et provoque moult questions.

Le groupe a célébré ses 25 ans en 2013 et l’on n’oublie pas que son 18ème et dernier album en date est sorti en 2011. En 2012, B’z s’était concentré sur une tournée américaine. On pensait alors que le duo nous réserverait son 19ème album pour 2013 ou 2014. Mais il semblerait qu’il faille attendre encore. Jusqu’en 2015 ? Cela constituerait une attente record dans la carrière de B’z, entre 3 ans et demi et 4 ans.

De notre côté, nous nous en réjouissons en réalité. En effet, à moins qu’un groupe soit très inspiré, il ne peut sortir un album par an pendant 25 ans sans souffrir de fatigue et de crise de sens.

Durant les années 2000, B’z a sorti pas moins de 8 albums : ELEVEN (2001), GREEN (2002), BIG MACHINE (2003), THE CIRCLE (2005), MONSTER (2006), ACTION (2007), MAGIC (2009) et C’mon (2011).
Nous pensons, et cela n’est que notre point de vue, que GREEN représente l’apogée de la carrière du groupe, un aboutissement atteint après un véritable cheminement depuis 1988. En cela, BIG MACHINE n’est pas une avancée mais une « post-face » réussie.

   

Les deux albums suivants, THE CIRCLE et MONSTER, par lesquels de nombreux fans occidentaux ont découvert B’z, et pour lesquels ils ont forcément un attachement particulier, représentent à nos yeux une perte de vitesse. Bien que pourvus de petites pépites, ces deux albums offrent une trop grande hétérogénéité ainsi que des titres de fin pas réellement au niveau du groupe. Tandis que GREEN et BIG MACHINE se terminaient sur la monstrueuse GO FIGHT WIN et sur la magnifique ROOTS, les deux albums suivants se concluent sur une chanson en anglais somme toute banale, Brighter Day, et sur une reprise sans logique du single OCEAN.

    

Il faudra attendre 2007 et l’album ACTION au titre évocateur et à la sublime pochette pour retrouver B’z dans toute sa splendeur. L’album, le meilleur depuis GREEN, ne peut prétendre être parfait. Mais il montre qu’à ce moment B’z est toujours un très grand groupe inspiré. On ne citera que la chanson de fin, BUDDY, résumant l’amitié entre les deux artistes.

En 2009, l’album MAGIC passe selon nous de peu à côté du statut de chef-d’oeuvre. La faute sans doute à trois singles certes de qualité mais pas tout à fait au niveau du disque lui-même. D’ailleurs, pour la première fois un album de B’z ressemble à un album concept. Nous avions d’ailleurs eu l’occasion de disserter longuement sur la pochette évocatrice. Puis, là encore, le final est fabuleux. Si vous ne deviez écouter qu’une seule chanson rock de B’z, alors c’est celle-là : Freedom Train !

   

En 2011, C’mon sort dans un contexte spécial. Le 11 mars a ébranlé le Japon. Le duo reconnaît avoir fait cet album sans idée précise au préalable. Cela s’en ressent, même si C’mon s’en sort assez bien. Mais il lui manque le petit quelque chose qui crée un ensemble abouti. Quoi qu’il en soit, C’mon conserve une importance symbolique du fait de son année de sortie, peu après la catastrophe, du fait aussi que la chanson éponyme a été écrite en soutien aux Japonais sinistrés et au Japon lui-même. Enfin, la pochette ambigue conservera toujours un intérêt unique dans la discographie du groupe. Elle montre en effet un drapeau japonais abîmé flottant au vent, un Japon blessé mais toujours vivant. Et en même temps elle arbore les couleurs de la marque Pepsi pour laquelle B’z tourne des publicités depuis 2011…

Depuis, B’z s’est contenté de sortir un mini-album à l’international via i-Tunes. 5 titres repris de son répertoire en anglais. Rien de transcendant malgré certains morceaux réussis. Un chouette single en 2012, GO FOR IT BABY. Une chanson historiquement nulle entre-temps composée pour un Sud-Coréen sans âme : HEAT. Et trois inédites de qualité : Q&A, Kakushin et la géniale Utopia.

Mais aucune trace d’album. Et tout ça pour dire que c’est tant mieux. Espérons que B’z reviendra encore plus fort qu’en 2007-2009, toujours aussi plein d’énergie et avec une inspiration dans la lignée de Utopia.

Tak Matsumoto et Koshi Inaba

Tak Matsumoto revient, et là on peut se réjouir. Certes, son dernier album en date, Strings Of My Soul, n’était pas tout à fait un original mais plus une sorte de super compilation que l’on soupçonnait d’avoir été programmée pour gagner un deuxième Grammy Award. Car le premier Grammy Award gagné par Matsumoto, celui-là était amplement mérité grâce à une perle d’album : TAKE YOUR PICK

   

Nous sommes nombreux à espérer un retour du grand Larry Carlton auprès de Matsumoto pour un deuxième volet de cette magnifique collaboration. En attendant, on va espérer que ce nouvel opus solo du guitariste japonais soit dans une certaine continuité. Car, si Matsumoto sait enchaîner les tubes pop et rock sans sourciller, c’est bien dans le jazz qu’on l’adore plus que tout.

Si Matsumoto est prolifique en tant que producteur depuis 25 ans, il n’en va pas de même pour Inaba qui, rappelons-le, n’a entamé de carrière solo qu’en 1997 avec l’album MAGMA. Album superbe et plein d’inspiration, tel le magma qui dormait jusque-là au fond du volcan. Il faudra attendre plusieurs années avant qu’Inaba revienne, jouissant d’une réelle liberté de création. Cependant, les années passant, on sent clairement le chanteur de B’z subir à son tour la pression des impératifs commerciaux. Alors que MAGMA était sorti sans single préalable, désormais chaque album est précédé d’un single et certaines de ses chansons sont même utilisées comme génériques d’émissions télé.

    

Surtout, l’agenda d’Inaba semble désormais calqué sur celui de Matsumoto. Durant près de 15 ans, Matsumoto faisait ses albums solo dans son coin et Inaba se reposait. Dorénavant, quant Matsumoto travaille seul, Inaba travaille aussi.

Malgré tout, le chanteur de B’z fabrique petit à petit une oeuvre tout à fait personnelle. On constate notamment qu’en 1997 MAGMA présentait le chanteur en gros plan, afin de bien rappeler que c’était un disque solo. Depuis, Inaba ne fait que s’éloigner progressivement. Sur la pochette de Hadou, il est toujours au centre de l’image mais déjà à distance. Aura-t-il disparu sur la pochette de son 5ème album ?

Ainsi, on sera très curieux de découvrir un tel album en 2014. La créativité du chanteur de B’z sera-t-elle de nouveau au rendez-vous ?

Enfin, à l’heure des réseaux sociaux, on peut s’interroger sur l’intérêt d’ouvrir un site personnel pour Inaba. Surtout si c’est pour le laisser inactif ensuite pendant 4 ans…

Dans tous les cas, pour ceux qui seraient arrivés jusqu’à cette ultime ligne, rendez-vous dans quelques jours !

B’z change Noël de date quand le Japon change ses lois

05 déc 2013 in Nouvelles, réflexion

 

« B’z revient ! » Cette phrase que nous répétons depuis des années, quasiment autant qu’Arnold Schwarzenegger quand il parle de lui-même, nous pouvons donc la crier haut et fort puisque le plus grand groupe du Japon s’apprête à sortir un DVD/Blu-ray énormissime le 29 janvier 2014.

Le groupe va donc proposer l’enregistrement de son concert PLEASURE anniversaire du 21 septembre 2013 au Nissan Stadium. Mais pas seulement ! La version complète proposera un deuxième concert enregistré en juillet lors de la tournée Hall Tour.

Si le concert du 21 septembre promet un spectacle gigantesque, le concert de juillet, plus « intimiste », promet une liste de chanson bien plus originale et intéressante !

En plus de ça, l’édition complète offrira un documentaire sur les coulisses de cette même tournée, pour un total de 348 minutes de vidéo.

Profitez de cette bande-annonce parfaitement réalisée pour déjà commencer à rêver :

B’z LIVE-GYM Pleasure 2013 ENDLESS SUMMER -XXV BEST-

  

EDITION REGULIERE & COMPLETE

OPENING: OVERTURE

01. Endless Summer
02. ZERO
03. Pleasure 2013 ~Jinsei no Kairaku~
04. LADY NAVIGATION
05. Taiyou no Komachi Angel
06. Negai
07. Sayonara Nanka wa Iwasenai
08. GOLD
09. C’mon
10. Rain
11. Kakushin
12. Aikawarazu na Bokura
13. Ai no Bakudan
14. Ichibu to Zenbu
15. LOVE PHANTOM
16. Q&A
17. NATIVE DANCE
18. Samayoeru Aoi Dangan
19. girigiri chop
20. RUN
21. juice
22. ultra soul

Concert supplémentaire de la tournée Hall Tour pour l’édition complète :

01. Q&A
02. F・E・A・R
03. LADY NAVIGATION
04. STAY GREEN ~Mijuku na Tabi wa Tomaranai~
05. Yumemi ga Oka
06. Utopia
07. Koi-Gokoro (KOI-GOKORO)
08. Happiness
09. Survive
10. GOLD
11. Rain
12. The Wild Wind
13. Dead End
14. Perfect Life
15. NATIVE DANCE
16. OH! GIRL
17. girigiri chop
18. Ichibu to Zenbu
19. ALONE
20. BAD COMMUNICATION

Quelle joie de pouvoir découvrir un titre récent comme Uotpia (qui disparaît dans le concert du 21 septembre) ainsi que de retrouver des titres culte et rares comme STAY GREEN ou encore Happiness, sans parler de The Wild Wind !! Concernant les chansons, ces deux concerts sont de parfaits sans-fautes. Aucune trace du la complètement ratée HEAT ou encore de OCEAN, usée jusqu’à la corde ces dernières années.

A commander sans modération !

QUELQUES QUESTIONS ET REFLEXIONS…

On peut se demander ce que B’z nous réserve pour 2014, car on doit maintenant rappeler que le dernier album du groupe, C’mon, remonte à juillet 2011, soit deux ans et demi, c’est-à-dire un record d’attente dans l’histoire du groupe. Certes le groupe s’est consacré à sa tournée nord-américaine en 2012 puis à son 25ème anniversaire en 2013. Mais ce nouveau DVD/Blu-ray, même s’il est alléchant, donne le sentiment que le groupe se repose quelque peu sur ses acquis. On n’ira pas jusqu’à penser que Matsumoto et Inaba sont à court d’idées, mais on a l’impression qu’ils hésitent sur la manière de sortir leurs prochains disques dans un monde qui n’achète justement plus de disques.

Rappelons-nous qu’en 2008, à l’occasion des 20 ans du groupe, ils avaient sorti un single, BURN -Fumetsu no Face. Cela n’a pas été le cas cette année, le groupe préférant associer ses inédites directement aux deux super compilations B’z THE BEST XXV. Pas de single donc en 2013. Plus de single du tout ?

Quant à un prochain album, espérons que B’z aura pris le temps de puiser dans sa riche inspiration pour nous concocter un joyau comme ce groupe magique est capable d’en produire.

En tout cas, l’actualité musicale et commerciale du Japon semble échapper entièrement à l’actualité tout court, et à la politique en particulier. Même si on n’en parle presque pas en Occident, le premier ministre Shinzo Abe est sur le point de faire passer une loi extrêmement critiquée par les intellectuels japonais, à savoir une loi d’extension du secret-défense, et ce sans définition de ce qui relève du secret-défense !

On peut désormais être certain que les catastrophes de type Fukushima seront encore plus opaques et incompréhensibles qu’auparavant. Et il existe un risque réel qu’il soit de plus en plus difficile d’exprimer librement sa critique contre le pouvoir.

Dans tout ce marasme, devant un Shinzo Abe dont l’ambition est de changer de constitution et de « normaliser le Japon », à savoir d’en faire une puissance autorisée à se défendre et donc à faire la guerre, de nombreux intellectuels et artistes se mobilisent. Les très connus Isao Takahata et Hayao Miyazaki du studio Ghibli en sont.

Mais on constate qu’aucun artiste du monde de la musique ne prend position. Et B’z ne fait pas exception. Les musiciens japonais vivent dans une bulle, sûrement prisonniers de contrats où il est stipulé qu’ils doivent la boucler. Ou prisonniers de leur incapacité à s’exprimer vraiment en-dehors de leurs chansonnettes.

Le Japon est à un tournant de son histoire. Il peut devenir une dictature. Son univers du divertissement n’en subira sûrement pas de conséquences graves. On continuera de s’extasier devant Mario, Dragon Ball et leurs successeurs. On pourra même aller s’éclater lors du B’z LIVE-GYM XXXV. On ne remarquera peut-être même pas les missiles que s’échangeront le Japon et la Chine avec les Etats-Unis au milieu. Bref, un avenir radieux nous attend.

Histoire avec un grand H à suivre !

Histoire de l’Art

23 avr 2013 in réflexion

Ceux qui nous suivent sur Twitter auront remarqué cette petite affaire provoquée par la chanteuse taïwanaise Yufeng Xiao, laquelle dans un de ses récents morceaux a radicalement réutilisé le piano de Mou Ichido Kiss shitakatta de B’z.

Cela donne ça :

Est-il utile de nous rappeler le titre original ? Allez, rien que pour le plaisir !

Il est intéressant de voir Mou Ichido revenir sur le devant de la scène. La chanson date de 1991 et de l’album In The Life. Même si elle ne fut jamais un single ni même une face B, Mou Ichido Kiss shitakata (Je voulais t’embrasser une fois encore) fait partie des grands classiques du répertoire b’zien.

Alors, la chanson taïwanaise comporte-t-elle un plagiat de la chanson de B’z ? Sûrement, d’une certaine manière, si l’on considère que le plagiat est un vol, c’est-à-dire une reproduction à l’identique d’une oeuvre sans l’autorisation de son auteur.
Néanmoins, on s’accordera pour dire que la chanson en elle-même ne ressemble pas à la chanson de B’z. Il s’agit donc bien d’un plagiat tout à fait partiel.

Certains voient peut-être ou je veux en venir. En effet, il semblerait que nombre de fans de B’z aient mal apprécié ce plagiat d’une de leurs chansons culte. N’ayons cependant pas la mémoire trop subjective. On sait combien B’z aime à reprendre des passages d’autres artistes, Tak Matsumoto s’était fait maître de l’emprunt. Nous avons déjà eu l’occasion à plusieurs reprises d’évoquer ce sujet sur B’z no Bise et de développer notre point de vue : Matsumoto ne plagie pas, il emprunte. C’est-à-dire qu’il prend des bouts de musiques, des bouts de chansons, les modifie, se les réapproprie, et les utilise dans ses chansons.
C’est ainsi que Matsumoto indique ses goûts et ses références, fait des clins d’oeil et rend hommage à ses coups de coeur ou à ses maîtres.
Dans le cas de la chanson taïwanaise plus haut, le problème qui se pose tient au fait que la partie empruntée est identique à l’originale. On sait combien B’z est populaire à Taïwan, on se doute que Yufeng Xiao a grandi en écoutant B’z et leur fait un clin d’oeil à son tour. Mais le clin d’oeil est trop évident, trop criant.

Quoi qu’il en soit, ainsi va l’histoire de l’art, qu’il soit graphique, littéraire, musical ou autre. On n’apprend ni ne se forme sans modèles. On évolue rarement en-dehors de tout courant. Toute création est destinée à être reprise, recopiée, imitée, reformulée, renouvelée.
Dans le cas présent, la chanson taïwanaise est une chanson très réussie. Pour ma part, je l’apprécie beaucoup, et plutôt que de crier au scandale, je prends plaisir à entendre Mou Ichido à l’intérieur d’une autre chanson.

Pour finir, on sait que si B’z a d’innombrables admirateurs au Japon, on ne doit pas non plus oublier quer que c’est un groupe très critiqué. Les « ennemis » de B’z se nomment les Anti-B’z. Quels sont leurs raisons ? Premièrement, l’immense succès de B’z les dérange, il est forcément suspect. Deuxièmement, les Anti doivent être des puristes qui ne supportent pas ce qu’ils appellent « pakuri », à savoir le plagiat, et donc ils ne supportent pas que B’z puisse connaître un tel succès alors que ce n’est pour eux qu’un duo de plagieurs.

Evidemment, nous ne sommes pas du tout d’accord avec ces Anti à la pensée négative et qui ne font jamais aucune nuance entre le plagiat, l’hommage, l’emprunt et la réappropriation artistique. Pour eux, dès que deux notes se suivent et se ressemblent entre deux morceaux, alors il y a plagiat !

Puisque cet article était l’occasion de remettre Mou Ichido Kiss shitakatta à l’honneur, cela m’a rappelé qu’il y a quelques années j’avais découvert qu’un Anti accusait B’z d’avoir copié le titre mondialement connu de Ryuichi Sakamoto, Merry Christmas Mr. Lawrence (du film éponyme de Nagisa Oshima avec Sakamoto lui-même, David Bowie et Takeshi Kitano dans son premier rôle au cinéma).
Je vous laisse juger par vous-mêmes, mais selon moi l’accusation de plagiat était ici de l’ordre de l’acharnement…

Trente ans donc après Merry Christmas Mr. Lawrence, une chanson est critiquée, plutôt à raison, pour en copier une autre de 1991, laquelle avait déjà été critiquée, plutôt à tort, pour copier Merry Christmas Mr. Lawrence. Que les critiques soient fondées ou non, les ressemblances et les impressions de ressemblance sont là. Ainsi va l’histoire de l’Art.

Avoir 25 ans au Japon… et dans le monde ?

17 fév 2013 in réflexion

Bien le bonjour !

Alors que le B’z LIVE-GYM 2008 -ACTION- est logiquement encore dans les top 10 DVD et Blu-ray (dont il a pris la première place, tous les Blu-ray de B’z cartonnent ces dernières années, faisant largement reculer les ventes de DVD du groupe), et alors que le prochain DVD sort fin février, l’attente du véritable lancement de l’année 2013 et surtout des 25 ans de B’z se fait de plus en plus pressante.

En effet, B’z ne communique plus depuis un certain temps, laissant présager une explosion peu après la sortie du 3ème DVD fin mars. On peut tabler sur un feu d’artifice dans les premières semaines d’avril.

Evidemment, après 3 DVD rappelant les heures de gloire de B’z, le plus grand groupe du Japon est attendu au tournant. Autant dire qu’une nouvelle compilation, même participative, du type « Best Pleasure 3″, ne serait pas à la hauteur de l’attente. Fort logiquement, un 51ème single pourrait voir le jour, un an après le fameux GO FOR IT, BABY -kioku no sanmyaku-.

Un nouvel album original serait aussi tout à fait bienvenu, en parallèle à la super tournée que le groupe s’apprête sûrement à lancer. Car même si GO FOR IT, BABY s’était avéré excellent, avec pour le coup une publicité Pepsi réussie, la suite de l’année 2012 avait été quelque peu décevante, comme nous avons déjà eu l’occasion de le dire. Certes, le titre Into Free -Dangan- était formidable et disponible dans le jeu Dragon’s Dogma, mais le mini album B’z disponible dans 63 pays via i-Tunes ressemblait plus à un minimum syndical qu’à une vraie sortie digne du statut de B’z.

Nous y voilà. Quoi que fasse B’z en 2013, qu’il s’agisse d’une compilation, d’un ou plusieurs singles ou encore d’un album, la question essentielle pour nous fans internationaux est simple : ces disques connaîtront-ils une sortie internationale ?

La question est essentielle car B’z est à la croisée des chemins :

- faire de sa carrière japonaise une carrière mondialisée, même numériquement, même discrètement.

- continuer sa carrière japonaise (51ème single, 19ème album) sans aucune sortie internationale, et de fait soit mettre sa carrière internationale entre parenthèses, soit continuer une carrière internationale parallèle avec des mini albums d’auto-reprises en anglais, soit carrément y mettre un terme.

Donc, bien sûr nous attendons avec impatience le feu d’artifice pressenti pour avril, mais au-delà de ça l’annonce ou non d’une sortie internationale des prochains disques de B’z. Le choix d’une double carrière, une exclusivement japonaise et l’autre internationale, serait pour nous évidemment terriblement décevant et même frustrant, car nous nous verrions considérés comme un public de second ordre, voir un public quasi inexistant.

Et cela risque bien d’être le cas, malgré les sorties systématiques à l’international des disques de Matsumoto, comme l’an dernier Strings Of My Soul ou encore récemment son single Live Life en numérique.

Alors, si Matsumoto assume déjà une carrière mondialisée depuis dix ans, pourquoi pas B’z désormais ? Pendant ce temps, d’autres viennent en France et sont visibles à la télévision.

Le suspense jusqu’à avril demeure entier !! Restons connectés !