Archives pour fév 2014

 

Montons à bord du « Spaceship Inaba » !! (2)

27 fév 2014 in Nouvelles, réflexion

Nensho est donc sorti ce 26 février en format numérique exclusivement. Ce n’est pas tout à fait une première puisque B’z avait déjà sorti son mini-album en anglais « B’z » exclusivement sur i-Tunes en 2012, ce fut ensuite le tour de Matsumoto de sortir un single numérique en 2013, l’excellent Live Life.

Il est clair que le groupe détenant le record de ventes de disques au Japon à ce jour (plus de 80 millions) assume une transition vers la musique dématérialisée. Cette transition explique d’ailleurs peut-être en partie le fait que B’z n’ait toujours pas sorti son 51ème single et nous fasse attendre pour un 19ème album. Car le groupe détient aussi le record du plus grand nombre de disques numéro 1 au top Oricon. Mais à quoi bon être numéro 1 à une époque où les disques ne se vendent plus ?

Quelle époque triste et maussade !

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Montons à bord du « Spaceship Inaba » !! (1)

26 fév 2014 in Nouvelles

Koshi Inaba, le grand, l’unique, celui considéré comme le meilleur chanteur japonais vivant, est de retour ! Et quel retour !

Après un album de bonne facture en 2010, Hadou, mais pas tout à fait à la hauteur de nos espérances, nous nous demandions si Inaba saurait un jour retrouver un troisème souffle après ses débuts solo tonitruants en 1997 et son album Magma ainsi que son album Peace Of Mind de 2002.

Celui qui ne se décrit, avec un excès d’humilité toute japonaise, que comme « le chanteur de B’z », est en passe de s’imposer en 2014 comme un artiste majeur de la musique japonaise contemporaine.

Son nouveau single, Nensho, réussit à nous en mettre plein les oreilles grâce à une composition puissante et recherchée, assez éloignée des standards de B’z.

Surtout, le clip s’impose comme le tout meilleur d’Inaba et même de toute sa carrière avec B’z. Jamais clip ne nous aura autant interpellé, enthousiasmé et inquiété à la fois. On apprécie d’être ici les spectateurs d’un véritable court métrage et non pas seulement d’une « MV » ou « music video », succession d’images censées enrober une chanson mise en vente.

En effet, jamais Inaba n’a autant semblé vouloir transmettre un message. Le clip de Nensho succède parfaitement à celui de « Okay » de 2010. On se rappelle que le clip de « Okay » mettait en scène un Inaba qui venait tout juste de poser pied dans un désert faisant office possible de Paradis, inversant ainsi les notions de Ciel et d’Enfer.

Ici, le chanteur-compositeur s’efface tout à fait, n’apparaissant pas une seule seconde durant les 3 minutes 15 de la vidéo. Tout comme nous le pressentions d’ailleurs concernant les pochettes de ses disques où depuis 1997 Inaba s’éloigne toujours plus.

Cette démarche est d’autant plus louable qu’Inaba a toujours été le facteur majeur de la réussite de B’z. Bien sûr, Tak Matsumoto a toujours su composer des musiques entraînantes et passionnantes. Mais Inaba lui a apporté deux choses irremplaçables qui ont forgé définitivement leur duo indestructible : sa voix et son apparence.

Combien de Japonaises adorent « Inaba-san » pour son joli minois et son physique mieux foutu que la moyenne des hommes japonais ? Un nombre invraisemblable. Et leur idole décide de disparaître. Et de surcroît leur offre un clip anxiogène. Chapeau !

Inaba ne veut peut-être plus focaliser l’attention et lance un message sans appel : Vous m’aimez ? Prouvez-le et continuez de m’écouter même si vous ne me voyez plus.

En attendant la deuxième partie de notre article, foncez sur son site officiel en-zine !!

 

 

 

26 février : soyez au rendez-vous !!

23 fév 2014 in Nouvelles, réflexion

Enfin un premier article en 2014 ! Il était temps !

C’est ce mercredi 26 février que l’on devrait en apprendre davantage sur la suite des carrières respectives de Tak Matsumoto et Koshi Inaba. Si l’on sait depuis quelque temps que Matsumoto sortira bientôt un nouvel album suivi d’une tournée, cela ne fait que quelques jours en revanche que l’on sait que ce mercredi justement Inaba va ouvrir son site officiel personnel sur lequel on devrait pouvoir écouter une chanson inédite.

Comme d’habitude sur B’z no Bise, chaque nouvelle concernant ces deux artistes nous emplit d’émotion et provoque moult questions.

Le groupe a célébré ses 25 ans en 2013 et l’on n’oublie pas que son 18ème et dernier album en date est sorti en 2011. En 2012, B’z s’était concentré sur une tournée américaine. On pensait alors que le duo nous réserverait son 19ème album pour 2013 ou 2014. Mais il semblerait qu’il faille attendre encore. Jusqu’en 2015 ? Cela constituerait une attente record dans la carrière de B’z, entre 3 ans et demi et 4 ans.

De notre côté, nous nous en réjouissons en réalité. En effet, à moins qu’un groupe soit très inspiré, il ne peut sortir un album par an pendant 25 ans sans souffrir de fatigue et de crise de sens.

Durant les années 2000, B’z a sorti pas moins de 8 albums : ELEVEN (2001), GREEN (2002), BIG MACHINE (2003), THE CIRCLE (2005), MONSTER (2006), ACTION (2007), MAGIC (2009) et C’mon (2011).
Nous pensons, et cela n’est que notre point de vue, que GREEN représente l’apogée de la carrière du groupe, un aboutissement atteint après un véritable cheminement depuis 1988. En cela, BIG MACHINE n’est pas une avancée mais une « post-face » réussie.

   

Les deux albums suivants, THE CIRCLE et MONSTER, par lesquels de nombreux fans occidentaux ont découvert B’z, et pour lesquels ils ont forcément un attachement particulier, représentent à nos yeux une perte de vitesse. Bien que pourvus de petites pépites, ces deux albums offrent une trop grande hétérogénéité ainsi que des titres de fin pas réellement au niveau du groupe. Tandis que GREEN et BIG MACHINE se terminaient sur la monstrueuse GO FIGHT WIN et sur la magnifique ROOTS, les deux albums suivants se concluent sur une chanson en anglais somme toute banale, Brighter Day, et sur une reprise sans logique du single OCEAN.

    

Il faudra attendre 2007 et l’album ACTION au titre évocateur et à la sublime pochette pour retrouver B’z dans toute sa splendeur. L’album, le meilleur depuis GREEN, ne peut prétendre être parfait. Mais il montre qu’à ce moment B’z est toujours un très grand groupe inspiré. On ne citera que la chanson de fin, BUDDY, résumant l’amitié entre les deux artistes.

En 2009, l’album MAGIC passe selon nous de peu à côté du statut de chef-d’oeuvre. La faute sans doute à trois singles certes de qualité mais pas tout à fait au niveau du disque lui-même. D’ailleurs, pour la première fois un album de B’z ressemble à un album concept. Nous avions d’ailleurs eu l’occasion de disserter longuement sur la pochette évocatrice. Puis, là encore, le final est fabuleux. Si vous ne deviez écouter qu’une seule chanson rock de B’z, alors c’est celle-là : Freedom Train !

   

En 2011, C’mon sort dans un contexte spécial. Le 11 mars a ébranlé le Japon. Le duo reconnaît avoir fait cet album sans idée précise au préalable. Cela s’en ressent, même si C’mon s’en sort assez bien. Mais il lui manque le petit quelque chose qui crée un ensemble abouti. Quoi qu’il en soit, C’mon conserve une importance symbolique du fait de son année de sortie, peu après la catastrophe, du fait aussi que la chanson éponyme a été écrite en soutien aux Japonais sinistrés et au Japon lui-même. Enfin, la pochette ambigue conservera toujours un intérêt unique dans la discographie du groupe. Elle montre en effet un drapeau japonais abîmé flottant au vent, un Japon blessé mais toujours vivant. Et en même temps elle arbore les couleurs de la marque Pepsi pour laquelle B’z tourne des publicités depuis 2011…

Depuis, B’z s’est contenté de sortir un mini-album à l’international via i-Tunes. 5 titres repris de son répertoire en anglais. Rien de transcendant malgré certains morceaux réussis. Un chouette single en 2012, GO FOR IT BABY. Une chanson historiquement nulle entre-temps composée pour un Sud-Coréen sans âme : HEAT. Et trois inédites de qualité : Q&A, Kakushin et la géniale Utopia.

Mais aucune trace d’album. Et tout ça pour dire que c’est tant mieux. Espérons que B’z reviendra encore plus fort qu’en 2007-2009, toujours aussi plein d’énergie et avec une inspiration dans la lignée de Utopia.

Tak Matsumoto et Koshi Inaba

Tak Matsumoto revient, et là on peut se réjouir. Certes, son dernier album en date, Strings Of My Soul, n’était pas tout à fait un original mais plus une sorte de super compilation que l’on soupçonnait d’avoir été programmée pour gagner un deuxième Grammy Award. Car le premier Grammy Award gagné par Matsumoto, celui-là était amplement mérité grâce à une perle d’album : TAKE YOUR PICK

   

Nous sommes nombreux à espérer un retour du grand Larry Carlton auprès de Matsumoto pour un deuxième volet de cette magnifique collaboration. En attendant, on va espérer que ce nouvel opus solo du guitariste japonais soit dans une certaine continuité. Car, si Matsumoto sait enchaîner les tubes pop et rock sans sourciller, c’est bien dans le jazz qu’on l’adore plus que tout.

Si Matsumoto est prolifique en tant que producteur depuis 25 ans, il n’en va pas de même pour Inaba qui, rappelons-le, n’a entamé de carrière solo qu’en 1997 avec l’album MAGMA. Album superbe et plein d’inspiration, tel le magma qui dormait jusque-là au fond du volcan. Il faudra attendre plusieurs années avant qu’Inaba revienne, jouissant d’une réelle liberté de création. Cependant, les années passant, on sent clairement le chanteur de B’z subir à son tour la pression des impératifs commerciaux. Alors que MAGMA était sorti sans single préalable, désormais chaque album est précédé d’un single et certaines de ses chansons sont même utilisées comme génériques d’émissions télé.

    

Surtout, l’agenda d’Inaba semble désormais calqué sur celui de Matsumoto. Durant près de 15 ans, Matsumoto faisait ses albums solo dans son coin et Inaba se reposait. Dorénavant, quant Matsumoto travaille seul, Inaba travaille aussi.

Malgré tout, le chanteur de B’z fabrique petit à petit une oeuvre tout à fait personnelle. On constate notamment qu’en 1997 MAGMA présentait le chanteur en gros plan, afin de bien rappeler que c’était un disque solo. Depuis, Inaba ne fait que s’éloigner progressivement. Sur la pochette de Hadou, il est toujours au centre de l’image mais déjà à distance. Aura-t-il disparu sur la pochette de son 5ème album ?

Ainsi, on sera très curieux de découvrir un tel album en 2014. La créativité du chanteur de B’z sera-t-elle de nouveau au rendez-vous ?

Enfin, à l’heure des réseaux sociaux, on peut s’interroger sur l’intérêt d’ouvrir un site personnel pour Inaba. Surtout si c’est pour le laisser inactif ensuite pendant 4 ans…

Dans tous les cas, pour ceux qui seraient arrivés jusqu’à cette ultime ligne, rendez-vous dans quelques jours !