Gloire et déception
LA GLOIRE
Ainsi, B’z a terminé sa 5ème tournée nord-américaine dimanche soir 7 octobre au Gibson Theater de Los Angeles, devant un auditoire comble, lequel comptait notamment certains amis du groupe, entre autres Yogi Lonich et Josh Gooch qui ont joué avec Inaba en 2010.
Ainsi, une année faste et festive fut lancée, celle des 25 ans du groupe, de la plus belle des manières, sur un triomphe américain devant des milliers d’internautes. B’z était donc dimanche soir (et lundi matin en Europe et au Japon) au faîte de sa gloire.
La gloire est une habitude chez B’z, puisque GLORY DAYS était le nom d’un titre et d’une tournée en 2008, année des 20 ans du duo. Mais à la différence d’autres groupes tels que X-Japan ou les Pixies qui se comportent comme des rentiers de leur gloire passée, B’z perpétue la sienne en se maintenant au top de la créativité et de la performance scénique. Surtout, B’z parvient à systématiquement maintenir ses fans en haleine avec un calendrier de nouvelles et nouveautés habilement maîtrisé. Une fois devenu fan de B’z, on est constamment en alerte, toujours aux aguets de la prochaine information. Car on sait la constance du groupe, on sait qu’il ne va pas se séparer sur un coup de tête ou provoquer un scandale quelconque. Non, B’z est fait pour durer et perdurer. Et ses fans en ressentent d’autant plus de plaisir.
A ce stade de la carrière du groupe, la tournée Into Free et le concert final en direct au Gibson Theater étaient donc un sommet. On garde encore fraîchement en mémoire le concert du 25 juillet 2011, et on a le sentiment que le groupe a encore progressé depuis l’an dernier, proposant de nouvelles habitudes et de nouveaux rituels, offrant le spectacle d’un groupe de 6 musiciens foncièrement unis, quatre d’entre eux soutenant à la perfection les deux stars, et les deux stars restant toujours avec humilité au même niveau que leurs quatre accompagnateurs et amis.
Il se dégage ainsi une humanité saisissante au sein de ce groupe dont on ne sait plus aujourd’hui s’il s’agit réellement d’un duo. Alors que Matsumoto a joué avec le maître Larry Carlton, jusqu’à remporter un Grammy Award, alors qu’il est le seul musicien du continent asiatique à posséder une signature Gibson, le plaçant à égalité avec Slash, on le voit aujourd’hui offrir généreusement la réplique à Shinichiro Ohta, le second guitariste.
Un néophyte ne se rendra pas compte de l’importance d’une telle scène. S’il est courant qu’Inaba disparaisse au profit de séances instrumentales, pour mieux réapparaître, puisque c’est lui le véritable objet de désir des fans (et surtout des fans japonaises), il est absolument surprenant de voir Matsumoto former un deuxième duo avec Ohta, ce dernier prenant symboliquement la place d’Inaba ! Et l’on sent à quel point leur entente guitaristique est sincère, il est des sourires et des attitudes qui ne trompent pas.
Ohta, encore lui, depuis 2011, semble créer du lien sur scène. On le voit prendre un plaisir fou en compagnie du bassiste Barry Sparks. Ainsi, ils se voient de plus en plus souvent mis sur le devant de la scène. Au Gibson Theater, on a pu les voir saluer le public serrés l’un contre l’autre, comme deux vieux de la vieille, repartant hilares dans les coulisses.
Ce sont donc 17 titres plus énergiques les uns que les autres que B’z nous a livrés, sur un rythme d’enfer, avec des instants d’anthologie comme l’énorme solo sur negai, l’hymne américain en fin de concert, le duo Matsumoto-Ohta au début du rappel, un jeu de chants et cris entre Inaba et le public sur juice, des versions au top de MOTEL, ZERO ou encore BLOWIN’, sans oublier cet incroyable intermède encore en plein negai : Barry Sparks qui lance la ligne de basse de la chanson DAZED AND CONFUSED de Led Zeppelin ! On a ainsi à un véritable hommage instrumental au groupe culte britannique en plein milieu d’un titre culte de B’z.
Quelques surprises comme Brighter Day, même s’il s’agit d’un titre originellement en anglais et déjà présent sur le tout premier EP iTunes de 2007, IT’S SHOWTIME!! ou encore Shodo.
Enfin, on a eu droit à un Koshi Inaba en très grande forme. Les années passant, on sent le groupe désormais plus à l’aise sur les scène à taille humaine. Non pas que les grands shows dans les stades n’aient plus d’intérêt, bien au contraire, il suffit de voir le dernier DVD/Blu-ray pour s’en convaincre, mais les deux compères ne courent plus autant et dans tous les sens que dans les années 1990. Cependant, sur une scène à peu près normale, Matsumoto et surtout Inaba peuvent faire ressortir toute leur puissance. A la façon d’un Ohta, on pouvait sentir Inaba franchement heureux d’être sur scène, sûrement plus que lors du concert de charité devant le public de Linkin Park, un an auparavant.
LOVE BOMB
GO FOR IT, BABY -kioku no sanmyaku
Ultra Soul
Splash
Brighter Day
Easy Come, Easy Go!
MOTEL
Mô ichido Kiss shitakatta
ZERO
Mienaï chikara – Invisible One
Negaï [DAZED AND CONFUSED]
Into Free – Dangan
Juice
IT’S SHOWTIME!!
Shodo [Hymne américain]
Rappel
Duo Matsumoto-Ohta
Home
BLOWIN’
LA DECEPTION
La déception ? Vous devez vous demander de quoi je veux parler après une première partie si élogieuse. Et pourtant, c’est bien le sentiment qui m’habitait, paradoxalement, à la fin du concert donné au Gibson Theater.
Pour cela, il faut comprendre certaines choses en amont. Nous sommes selon notre propre appellation des « fans internationaux » de B’z, c’est-à-dire des fans non Japonais d’un groupe japonais. La particularité vient du fait que ce groupe, comme la plupart des groupes japonais, n’est pas venu à nous, mais que nous sommes allés à lui. C’est la curiosité ou le hasard qui nous ont amenés un jour à découvrir un groupe japonais, en l’occurence B’z, en l’occurence le plus grand groupe de l’archipel.
Une fois le sentiment d’exotisme consommé et digéré, une fois la langue et le style imprégnés en nous, une conviction s’est formée peu à peu, toujours en nous. B’z n’est pas qu’une curiosité exotique, B’z a un potentiel d’universalité. Nous sommes convaincus que B’z peut autant toucher le public mondial que n’importe quel groupe anglophone. B’z vaut autant que Muse ou Coldplay. Evidemment, B’z n’est pas né du bon côté de la barrière, B’z est et demeure un groupe japonais, et les grands réseaux mondiaux de diffusion musicale ne s’intéressent pas à la musique japonaise.
Pourtant, nous sommes certains qu’autant C’mon que LOVE PHANTOM auraient leur place sur les ondes de nos radios, autant que Yellow Submarine des Beatles que Satisfaction des Rolling Stones.
Alors, évidemment, forts de cette conviction, nous nous sommes intérieurement (et parfois extérieurement) réjouis lorsqu’en janvier le groupe annonçait : « 2012, Into the Beginning » Pour nous, il ne pouvait s’agir que d’un lancement clair d’une carrière internationale. Et les mois suivants nous donnèrent en partie raison.
Mais tout fut fait à moitié. La chanson Into Free – Dangan pouvait bien être excellente, quel est l’impact réel de son utilisation comme chanson titre au jeu Dragon’s Dogma de Capcom ? Certes, quelques joueurs ont dû l’apprécier, d’autres sont allés chercher le nom du groupe, mais au final combien sont venus réellement à B’z ? Car il n’y a eu aucune promotion du groupe autour d’Into Free – Dangan, rien.
Le mini album paru sur iTunes et dont nous avons fait une critique, la encore, est une chose à moitié faite. Car absolument aucune promotion n’est venue épauler cet album qui aura eu le mérite d’exister. Un groupe, quel qu’il soit et aussi bon soit-il, si personne n’en parle nulle part, personne ne peut le connaître. D’ailleurs, à quoi bon un tel album ? Pourquoi ne pas offrir directement toute la discographie de B’z sur tous les iTunes ? Il faut se rendre compte qu’au Japon il est possible de se procurer tout B’z sur iTunes et qu’en France ou en Allemagne on ne peut acheter que le single Into Free – Dangan et le mini album dénommé B’z EP.
Quitte à faire connaître le groupe, pourquoi ne pas avoir au moins proposé une anthologie des vingt dernières années ?
Au regard des interviews çà et là de Matsumoto et Inaba, ce mini album exclusivement en anglais aurait volontairement été créé afin de faire mieux connaître B’z aux Etats-Unis et dans le monde. Nous avions déjà émis des réserves quant à cette vision des choses, car nous pensons que des gens intéressés par un groupe japonais ne verront pas l’intérêt d’écouter ce même groupe en anglais alors qu’il chante habituellement en japonais…
Et c’est là que nous revenons au Gibson Theater du 7 octobre. La salle est donc pleine, à guichets fermés, oui, mais pleine de Japonais ou d’Américains d’origine japonaise. Que devons-nous en penser si ce n’est donc que la stratégie d’un album international en anglais n’a servi strictement à rien ? Car nous ne nous voilons pas les yeux, les six autres dates de la tournée ont été identiques, à chaque fois le public aura été à plus de 90% japonais ou d’origine japonaise. Où sont les autres ?
Les autres n’existent pas, à part une poignée d’acharnés comme nos amis du groupe Z:RO (deux Américains de Boston reprenant avec justesse et talent des chansons de B’z) et Tobias d’Off The Lock, parti tout seul à l’assaut de New York. Il y a bien sûr ceux qui n’auront pas pu se déplacer, pour des raisons de distances ou d’argent. Mais la réalité est là , glaciale et implacable : B’z n’a presque pas de fans internationaux, du moins pas assez aux Etats-Unis pour remplir à moitié une salle comme le Gibson Theater.
Ainsi, les Etats-Unis deviennent pour B’z une extension du territoire japonais qu’ils dominent en maître. Tokyo, Los Angeles, New York. La différence entre les concerts américains et japonais ? Les concerts américains ressemblent donc à des séances de luxe où les rares élus jouissent de voir de très près leurs stars dans un lieu lointain et inhabituel.
En lisant les articles de Tobias et de l’Examiner, on se rend compte du fossé qui sépare les fans japonais des fans internationaux, les premiers se comportant comme des consommateurs d’idole dédaignant les seconds. BAD COMMUNICATION. Il suffit de lire l’Examiner qui rapporte qu’alors qu’Inaba s’exprimait en anglais, quelqu’un dans la salle lui a lancé : « En japonais s’il vous plaît ! » Comme si New York, le temps d’un concert de B’z, n’était plus un territoire anglophone. Le fan japonais ne s’adapte donc pas à l’extérieur, au monde globalisé, c’est le monde qui doit s’adapter à lui. Dans ce contexte, on se demande le sens de cette reprise de l’hymne américain en fin de concert, à moins que ce ne soit un clin d’oeil à Jimmy Hendrix…
Surtout, les fans japonais emportent et importent avec eux leurs habitudes de spectateurs. Ils sont la majorité qui impose sa façon d’être, avec écharpe et bras droit au mouvement robotique balancé tout le long du concert. Aucun auditoire international n’a la possibilité de s’exprimer, puisque les quelques spectateurs non Japonais sont noyés dans la masse qui ne s’occupe de toute façon pas d’eux.
là où l’année 2012 aurait pu consacrer les vrais débuts internationaux de B’z, là où une vraie promotion américaine aurait pu enclencher un mouvement de fond, il n’y a en fait rien eu. Alors que le concert final du Gibson Theater aurait pu être une grande fête entre fans japonais et internationaux, entre fans de toujours et nouveaux, il n’y a rien eu, si ce n’est une grande fête de fans japonais se payant le luxe de voir le groupe de leur vie à Los Angeles plutôt qu’au Tokyo Dome. Le sentiment d’exclusion était réel.
Que les choses soient claires. Si l’on parlait d’un petit groupe japonais ne tournant qu’au Japon, les petits Occidentaux que nous sommes ne pourraient que rêver de se payer un billet d’avion et d’aller les voir dans leur contexte japonais originel. Ici, nous parlons d’un groupe immense dont nous sommes convaincus qu’il mérite une plus grande popularité mondiale que Lady Gaga, qui prétend vouloir se faire connaître à l’international et qui nous donne des espoirs implicites de tournées mondiales.
Je ne pense pas représenter tous les fans qui auront pu regarder le concert sur Ustream dimanche soir ou lundi matin. Peut-être même suis-je le seul à avoir ressenti une telle déception. Pourtant, il me semble que cette déception est à la hauteur des espoirs suscités cette année par le plus grand groupe de l’archipel. Les choses peuvent encore évoluer, évidemment, mais qui y croira vraiment ? La planète va continuer de tourner, B’z va perpétuer sa gloire aussi longtemps que possible, retournera aux Etats-Unis devant des salles remplies de Japonais. Et ce sera tout.
Pour conclure, puisqu’Inaba semble avoir déclaré à plusieurs reprises vouloir chanter « partout dans le monde », accordons-nous le bénéfice du doute. Et disons-nous que si jamais B’z venait jusqu’à Paris, nous devrions mettre un point d’honneur à ce que la salle, quelle qu’elle soit, soit constituée en majorité d’Européens, qu’ils soient fans du groupe, fans de musique japonaise, fans de culture japonaise en général, fans de Larry Carlton (pourquoi pas ?) et curieux tout simplement. Rien qu’avec les fans français de culture japonaise, on pourrait remplir le Stade de France ! Et ce, afin que, si Inaba s’évertuait à nous parler en anglais et à tenter quelques mots de français, personne ne se permette de lui dire : « En japonais s’il vous plaît ! »

10 oct 2012 à 13:30
Entièrement d’accord avec toi sur tous les points, Odon! Moi aussi je suis déçu que Tak et Koshi ne font pas de publicité pour attirer d’autre chose que des Japonais. Ca m’attriste énormément. :(
10 oct 2012 à 18:06
Salut Lebon,
Cela me rassure qu’au moins une autre personne pense comme moi. Enfin, cela ne me console pas pour autant.
Mais comme la tendance est toujours d’être super content tout le temps, notamment chez les fans japonais qui ont des raisons de l’être, je ne pouvais pas ne pas exprimer ce sentiment de déception.
11 oct 2012 à 0:00
Hello, je suis également d’accord avec vous.
Le concert était vraiment très bon, très cool, ça fait du bien également de voir le groupe dans une autre configuration, à savoir une scène plus petite, sans une énorme structure tout autour.
Après je n’ai pas eu l’impression de voir un concert qui se passe au USA et j’ai du mal à comprendre leur stratégie.
Chanter en anglais pour attirer un public plus « classique » (les amateurs de musique rock sensible aux paroles par ex) est une bonne idée, même si, en tant que fan de musique japonaise (et de B’z) ça me fait un peu chier si je puis me permettre.
Par contre, de ce fait, je me demande justement si ce n’est pas un choix par défaut (attirer un public japonais à l’étranger).
Je pose la question, ont-ils vraiment les moyens de remplir des salles de bonnes capacités (j’entends +3000 places) sans ça ? Je ne parle pas de potentiel musical mais vraiment au niveau du contexte, du public etc.
Inutile de dire que pour attirer un public autre que celui déjà fan de musique (ou de culture) japonaise doit être extrêmement compliqué et doit demander un investissement sans doute complètement incroyable.
Je repense à L’Arc~en~Ciel au Zénith. Ils ne l’ont pas rempli alors que le groupe est quand même un groupe ultra populaire chez nous, énormément de personnes ont découvert la musique japonaise grâce à ce groupe et je pense que la majorité des amateurs de jmusic aujourd’hui ont eu une période où ils ont écouté le groupe. Sans parler des génériques d’anime, du côté « idols »…
D’ailleurs moi j’étais au concert pour ça, je n’écoute plus trop le groupe, mais c’est juste culte pour moi et c’était clairement un rêve incroyable de les voir en France (et une concrétisation).
Le concert a été un succès c’est clair mais je pense que l’on pouvait attendre plus et si Laruku n’a pas réussi un gros tour de force en France je vois mal un autre groupe le faire. (X Japan peut être, voir LUNA SEA mais je n’y crois pas trop)
Et je pense que la situation n’est pas forcément plus brillante au USA (il faudrait d’ailleurs que je chercher les chiffres qu’a fait L’Arc en Ciel là bas), certes Tak a eu un grammy (j’espère ne pas me tromper), le groupe enregistre ici depuis un petit moment, ils ont sans doute- un bon carnet d’adresse mais franchement je pense que ça pèse très peu de poids dans leur capacité à remplir des salles américaines d’américains.
Est-ce que leur but est vraiment de cartonner au USA (et dans le monde) ? Aujourd’hui je doute de ça, il y a une réalité, je pense qu’ils en ont conscience, après en prenant des risques, il y a sans doute moyen de faire quelque chose mais même quand on s’appelle B’z, est-ce-que cela vaut le coup ?
Surtout quand on connait le carton qu’ils font encore dans leur pays.
Désolé de mon pessimisme, j’ai essayé de mettre en avant ce que je ressens à l’heure actuelle, par contre je suis fatigué alors je ne me suis pas relu, désolé si les idées sont en vrac ^^’ (et le reste)
11 oct 2012 à 10:44
Pour te répondre, warmlikesnow, L’Arc a pu faire un concert au prestigieux Madison Square Garden de New York (et être ainsi le premier groupe japonais à se produire dans cette salle) et ils ont rempli environ 12 000 places sur les 19 000 que compte la salle. ^^
Et pour le Zénith, ils ont fait quasi salle comble la première fois en 2008 (5500/6000) et 4500 places en avril dernier, sachant qu’en 4 ans de temps, les prix ont gonflé de 10E ! (et qu’ils ont rajouté une date à Londres, ce qui fait que les anglais n’ont peut-être pas eu à se déplacer jusqu’à Paris)
Concernant le live de B’z, je l’ai trouvé assez bon, même si comme warmlikesnow, les versions anglaises, c’est…euh…disons que j’ai tellement l’habitude d’écouter « Ai no Bakudan » que « Love Bomb » à un côté dérangeant…(quoiqu’en live elle passe mieux, au moins on a la vraie voix d’Inaba et pas celle d’un robot !)
Après je me dis que cette tournée US, c’est peut-être un avant-goût avant l’éventuelle tournée Euro/Mondiale des 25 ans !
15 oct 2012 à 20:12
Un salut B’zien !
Je confirme plus ou moins la totalité de ce qui a été dit dans l’article et l’ensemble de vos commentaires. J’ai toutefois quelques remarques, et je m’adresse là aux propriétaires du site.
Tout d’abord, j’aimerai vous faire part de mon admiration envers votre désir irréprochable de vouloir aider B’z dans sa tournée européenne.
Néanmoins, de petits calculs s’imposent. Imaginons que B’z annonce une date en France. J’imagine bien que vous allez faire une énorme pub sur votre site et sur les réseaux sociaux. Mais qu’en est-il réellement des chiffres ? Combien de visiteurs se rendent régulièrement sur votre site ? Combien de personnes pourrez-vous atteindre grâce aux réseaux sociaux ? Si tous les français fans de la culture japonaise peuvent remplir le Stade de France, quel est le pourcentage de ces personnes que vous pouvez éventuellement atteindre ?
Personnellement, je serai prêt à faire le déplacement du Maroc (à condition d’avoir assez d’argent, et le visa de votre cher pays ^^) jusqu’en France pour assister à un concert de B’z ! J’étais au Japon pendant 2 semaines mais ils n’étaient pas en tournée. J’aurais claqué tout mon argent s’ils l’étaient !
J’essaye tout simplement de vous dire qu’il y a en effet bien plus de fans que Koshi et Tak eux-mêmes ne s’en doutent ! Ici au Maroc, je ne suis pas le seul. Pour suivre le concert de LA en streaming, j’ai choisi de m’absenter du boulot, quitte à m’attirer des emmerdes, et suivre ce concert avec mes amis, bien loin de là où je travaille! C’est A CE POINT que je suis fan de B’z ! Nous avons d’ailleurs un groupe de JRock et nous reprenons souvent des chansons de B’z. (Visiter la page facebook de Byoki No Otaku pour voir nos reprises de Ai No Bakudan, Pierrot, Bad Communication ou encore Easy Come, Easy Go).
Entraidant-nous et aidons B’z à occuper la place qu’ils méritent, celle de l’un des plus grands groupes de l’histoire, et je pèse bien mes mots !
17 oct 2012 à 14:19
Bonjour les amis !
Je vous remercie pour vos messages consistants.
WLS, Angel : B’z est toujours inconnu en France et le restera tant que le groupe ne sortira rien d’officiel, tant qu’aucun média national ne s’y intéressera (ce qui n’est pas près d’arriver à mon avis) et surtout tant que les amateurs de musique japonaise n’accrocheront pas plus à la musique de ce groupe.
On constate aisément que les amateurs de musique japonaise raffolent aujourd’hui encore et toujours de visual et autres « jpop queens ».
D’autant que beaucoup semblent désormais se prendre de passion pour les infâmes Johnies et autres boys/girls bands (ne soyez pas offensés si vous aimez ça, ça vous passera !).
Bref, B’z est un trop bon groupe de vraie musique pour les afficionados de génériques d’animés et de pseudo gothique asiatique, et B’z ne présente pas d’intérêt pour les amateurs aguerris de rock anglo-saxon. (Combien de fans de Slash auront été convaincus et attirés par Inaba ?)
Mais il ne faut pas désespérer. J’ose penser que B’z tiendra plus longtemps que les boys bands aujourd’hui à la mode et autres AKB, que les fans européens de ces produits ne les écouteront plus quand ils se rendront compte qu’ils ont passé l’âge. En revanche, si ces fans aiment toujours la culture japonaise dans quelques années, peut-être se rendront-ils compte qu’il existe des classiques inoxydables comme Koi Gokoro, LOVE PHANTOM et ultra soul.
B’z a quasiment rempli le Gibson Theater qui fait apparemment 6000 places. Evidemment, s’y il avait 5950 Japonais…
Du coup, B’z au Zénith, cela pourrait donner la même chose : 6000 places vendues pour au moins 5000 Japonais (c’est par ailleurs le nombre de Japonais venus au Stade de France pour le match France-Japon du 12 octobre).
Le résultat et la question seraient les mêmes : quel intérêt ?
Ce que j’ignore – et peut-être Angel peut-elle nous répondre – c’est environ le nombre de Japonais présents lors des concerts de l’Arc-en-Ciel.
Si en 2008 et 2012 l’Arc a rassemblé une grande majorité de spectateurs non Japonais, alors pourquoi ces gens ne viendraient-ils pas voir B’z ? (ou alors ce sont des acharnés de l’Arc et rien que de l’Arc ?)
Nizart : J’ai été impressionné par la découverte de ton groupe ! Tu dois sûrement connaître Z:RO qui reprend régulièrement B’z sur Youtube :
http://www.youtube.com/watch?v=2BiMtqAIP2M
Je vous encourage donc à continuer !
Je trouve très intéressant de voir de plus en plus de fans internationaux reprendre B’z. Cela rend notre « communauté » internationale plus concrète et plus vivante. Cela fait déjà quelque temps que j’aimerais interviewer les deux de Z:RO, j’aimerais bien présenter aussi Byoki no Otaku ! Dis-moi si cela vous intéresse !
Au départ, B’z no bise s’adresse à un public francophone, donc pas uniquement français, tout en gardant un point de vue européen. Cependant, la francophonie est vaste et il est plus simple pour nous de nous adresser d’abord à un public français que nous connaissons mieux. C’est pourquoi nous sommes heureux de voir qu’il existe des fans au Maroc !
Nous concernant, nous ne sommes même pas une goutte dans l’océan, nous sommes un grain de sable au fond de l’océan. Bref, notre influence est proche du néant, mais on se fait quand même plaisir !
Comme nous écrivons assez peu d’articles, la fréquentation est bien entendu assez faible. Nous avons dû connaître notre summum de fréquentation en février 2011 lorsque Matsumoto et Carlton ont eu leur Grammy Award, mais je n’ai plus le chiffre en tête.
Donc oui, les amateurs de culture pop japonaise sont très nombreux aujourd’hui en France et en Europe, mais combien connaissent B’z et combien nous connaissent ? Combien en touchons-nous et combien pouvons-nous influencer ? Tout cela reste bien mystérieux.
Ah, il suffirait que B’z réalise la chanson-titre du prochain film Dragon Ball Z qui sortira en 2013, et le tour serait joué !
18 oct 2012 à 10:47
J’ai vu B’Z hier au Budokan, c’était simplement incroyable! J’était le seul français dans la salle et c’était la premiere fois que je les voyai en live. La setlist était identique à celles joué aux états unis, le groupe était au top de leur forme(comme d’hab) et le concert à durée plus de 2 heures et demie.
18 oct 2012 à 12:46
Bonjour Marvin !
Pouvons-nous dire que tu es un bienheureux ?
Si la liste était identique et que le concert a duré 2h30, c’est qu’ils ont dû faire d’autres choses en plus. Est-ce qu’Inaba a beaucoup parlé ?
En tout cas, cela fait plaisir de lire des gens qui viennent de voir B’z au Japon, en espérant que tu seras avec nous si un jour B’z se déplace à Paris !
19 oct 2012 à 21:53
Concernant les concerts de L’Arc, il y avait pas mal de japonais en 2008 (vu qu’ils ont fait un voyage organisé pour les membres du FC japonais, en gros : voyage, hôtel, concert (rentrée en avance) et bien entendu vente des goodies en avant-première). C’était réservé à 160 personnes. Après il y en avait d’autres dans la file « normale », oui…mais combien exactement ? Ca je l’ignore.
En 2008, il y avait aussi énormément de fans du monde entier, je me souviens pas avoir entendu autant de langues différentes dans une même journée !
Et en 2012, toujours quelques fans japonais, là non plus je ne sais pas le nombre exact. Mais il paraît qu’au concert de Londres (qui avait eu lieu 3 jours avant) il n’y avait 90% de japonais. Alors est-ce-qu’ils sont allés à Londres et pas à Paris ? Ou alors on voyait mieux la différence par rapport à la taille de la salle ? Je ne sais pas.
Donc je pense que s’ils viennent à Paris, il y a pas mal de possibilité de bien remplir la salle, avec une majorité de fans français, et européens, donc bien différents du public qu’ils ont l’habitude de voir… ^^
22 oct 2012 à 9:27
Merci Angel pour ces précisions.
Evidemment, deux concerts, l’un à Londres l’autre à Paris, se succédant, cela a forcément des conséquences, surtout en temps de crise.
Remarque, les fans de B’z ont l’air tellement acharné(e)s qu’ils seraient bien capables de remplir une salle à Londres et une deuxième à Paris deux jours plus tard.
25 oct 2012 à 15:08
Je me permets de replacer le commentaire suivant de Madame Fukie :
fukie dit:
25 oct 2012 à 7:20
OUI OUI OUI !!! je dit oui.
Bonjour, comment allez-vous?
Tous les Japonais de France viendront à concert, même l’Europe . Vous ne savez pas ce que les Japonais sont capable pour B’z
Et voici ma réponse :
C’est donc un plaisir de vous « revoir » parmi nous ! N’hésitez pas à nous rendre visite aussi sur Twitter : https://twitter.com/Bznobise
En fait, nous savons justement de quoi les Japonais sont capables pour B’z, c’était plus ou moins indirectement le sujet de l’article et le noeud du problème.
Même si nous adorons le Japon et ses habitants, nous sommes fortement déçus que les concerts américains de B’z soient fréquentés à 99% par des Japonais.
En réalité, ce n’est pas la faute des Japonais eux-mêmes qui adorent B’z et seraient prêts à les voir n’importe où. C’est bien la faute de B’z qui ne fait pas de réelle promotion en dehors du Japon pour se faire connaître.
C’est pour cette raison que nous n’aimerions pas qu’un concert parisien soit rempli à 99% de Japonais, non pas parce que nous n’aimons pas les Japonais, mais parce que c’est absurde !
« B’z Management » est tout fier d’annoncer que la tournée américaine fut un succès, et on peut lire des articles anglais disant que l’Amérique attend le retour de B’z, mais est-ce que les Américains attendent, eux, le retour de B’z ?
Voilà , si c’est pour faire un concert à Paris, il faut alors que le public soit essentiellement européen, sinon la situation sera absurde. Bien sûr qu’il y aura de nombreux Japonais, mais nous devrions alors faire une promotion maximum pour qu’un maximum de public français et européen se déplace.
Sinon, un concert parisien avec 99% de Japonais, je n’appelle pas ça un succès, mais un concert de luxe pour fans touristes.