B’z & Pepsi Acte III

Samedi, 24 déc 2011 @ 20:37 | News

Vous aurez certainement déjà découvert cette nouvelle publicité pour Pepsi Nex à laquelle participent Matsumoto et Inaba. La troisième cette année qui était une première. Ce n’est pas clair ? Rappelons qu’avant 2011, on n’entendait ou ne voyait B’z dans des publicités que lorsque le groupe faisait la promotion de ses propres disques, ou alors quand une marque utilisait l’un de ses singles, ce qui arrive régulièrement.

Cette année, la différence de taille tient au partenariat avec la marque Pepsi, laquelle aura utilisé trois chansons de B’z, mais surtout aura fait apparaître à l’écran Matsumoto et Inaba, lesquels n’avaient jusque-là jamais joué pour une publicité.

Revenons alors à l’Acte I. Nous sommes début mars quelques jours avant la catastrophe qui s’apprête à ébranler le Japon et émouvoir le monde. Le single Sayonara Kizu darake no Hibiyo peut s’entendre à peu près partout. On découvre une publicité pour le moins étrange. Tak Matsumoto et Koshi Inaba sont en train de chanter sur une route déserte, devant deux jeunes femmes qui ont l’air de bien s’éclater à les écouter, évidemment tout en buvant du Pepsi Nex.

Ne prenons pas cela trop au sérieux. C’est de la pub. Mais tout de même, cette pub a quelque chose d’idiot. Les deux musiciens n’y sont pour rien. Mais on ignore pour quelles raisons on les affuble de deux minettes parfaitement superficielles. En fait, on n’ignore rien, les filles sexy attirent toujours plus le regard que le reste. Du coup, ce ne sont pas Matsumoto et Inaba qui font la promotion du produit. Eux se contentent de faire ce qu’ils font depuis toujours, jouer de la guitare et chanter. Les deux filles se coltinent le rôle de porte-produit.

C’est un peu une manière de faire une première publicité sans totalement se compromettre. C’est bien joué, d’autant qu’on découvrira ensuite que cette publicité est intimement liée au clip du single : même endroit, même décor, mêmes costumes, mais sans les filles de chez Pepsi cette fois. Enfin quand même, cette situation nous interroge. Deux scénarios possibles : les quatre faisaient une promenade en voiture quand subitement Matsumoto et Inaba décident de s’arrêter pour se mettre à chanter, pris d’une envie irrépressible de faire le show ? Ou alors, les deux filles, telles des Thelma et Louise japonaises, étaient en route dans ce désert quand subitement elles sont tombés nez à nez avec deux des plus grandes stars du pop-rock japonais ? Au lieu de hurler et de se précipiter comme des groupies, elles se contentent de rester là et de danser en se désaltérant.

Quelques mois plus tard, c’est au tour de la chanson C’mon de servir à une nouvelle publicité Pepsi, et surprise, on retrouve B’z en chair et en os dans le clip publicitaire. Matsumoto et Inaba ne sont pas seuls, ils ont embarqué avec eux Shane Gaalaas et Barry Sparks.

C’est l’été. Si nous avons décidé de revenir sur ces publicités, c’est bien parque qu’elles possèdent quelque chose d’étonnant. On peut imaginer que ce spot avait été prévu ainsi, voire tourné, déjà avant le mois de mars. Mais rien n’est sûr. Tout se mélange peut-être. On sait que C’mon est une chanson écrite en soutien au peuple japonais. Ainsi, le spot dégage peut-être volontairement une atmosphère de fête.

Quoi qu’il en soit, on retrouve le duo-quatuor B’z au beau milieu d’une banlieue riche occidentale, si ce n’est américaine. Oui, on se croirait au beau milieu d’un décor de série hollywoodienne. B’z continue son rêve américain ? Curieuse, cette publicité n’est cette fois pourtant pas dénuée de sens. Le groupe commence à jouer et sonne le début des festivités. Tout le quartier sort pour se retrouver autour de B’z. Tout le monde se solidarise dans un esprit bon enfant. On se rend alors rapidement compte que B’z est entouré de Japonais, du moins d’Asiatiques. On croit apercevoir quelques Occidentaux, du moins quelques blancs ici ou là. Il n’empêche, les deux seuls Occidentaux vraiment reconnaissables sont Gaalaas et Sparks.

Mais alors ? Où sommes-nous ? Ce quartier ressemble à un quartier de banlieue américaine, pourtant il semble n’y vivre que des Asiatiques pour ne pas dire que des Japonais. Tiens, on reconnaît au passage l’une des filles du spot précédent. Monde étrange, monde factice, monde de télévision où tout se mélange.

Cela m’a d’autant plus frappé que j’ai une profonde affection pour les clips de VAMPIRE WOMAN et HOT FASHION de 1990 dans lesquels Matsumoto et Inaba parcouraient New York. Ville métissée par excellence, New York semblait un décor propice à deux stars montantes de la scène japonaise. Parfaits inconnus dans les rues de la ville-monde, Inaba et Matsumoto se construisaient alors leur célébrité japonaise. 21 ans plus tard, on les retrouve tous les deux au centre. Ils ne sont plus inconnus, ne peuvent plus passer inaperçus, il ameutent tout le quartier. Ils sont à la fois des stars et de bons voisins du coin, des “friendly neighborhoods” comme l’aime à se définir Spider-Man. Sauf qu’en 1990, on était vraiment à New York, et qu’en 2011 on n’est plus nulle part.

B’z ne s’étant jamais lancé à la conquette des Etats-Unis, on ne peut parler d’échec ou de désillusion. Pourtant, on reste sceptique devant cette scène publicitaire. On se demande qui est la cible, quel est le public. Bien sûr, nul n’ignore que Pepsi est une marque américaine.

Enfin, on retrouve notre duo favori en cette fin d’année 2011 dans un troisième spot publicitaire, hivernal cette fois. Là encore, le décor est factice, mais on apprécie la position qu’occupe les deux musiciens. Assis en haut d’une église, surplombant une place où trône un magnifique sapin de Noël. Matsumoto et Inaba endossent le rôle d’observateurs bienveillants qu’ils avaient déjà dans le clip d’Eien no Tsubasa en 2006.

Si la mini histoire est sans intérêt et la fille absolument insupportable avec ses mimiques de gamine gâtée, on notera tout de même un détail intéressant. En effet, c’est bien sûr Itsuka no Merry Christmas que l’on entend, classique numéro 1 des chansons de Noël japonaises. Cependant, on entend l’enregistrement initial de 1992 sur les lèvres de l’Inaba de 2011. Or, l’Inaba d’aujourd’hui n’a plus du tout la voix d’alors. Petit tour de passe-passe. Peut-on considérer cela comme une forme de mensonge ? Car Don’t Wanna Lie…

Allez, pour les courageux qui auront lu jusqu’ici et qui auront supporté tout ce texte sans images (elles viendront sûrement plus tard), joyeux Noël à vous !

 

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