ACTION, 16ème album de B’z

Il s’agit donc du 16ème album en 19 ans de carrière pour B’z. L’avenir proche nous dira si leur 20ème année nous réserve un 17ème album…
Comme nous avons déjà eu l’occasion d’en parler dans la rubrique « A propos », la production musicale japonaise est souvent linéaire et connaît peu de repos ou de pauses.
On peut faire la comparaison avec l’album In Rainbows de Radiohead, sorti aussi en décembre, et qui n’est que le 7ème album du groupe britanique en 15 ans d’existence, quatre ans après le fameux Hail to the Thief.

Ainsi, les artistes japonais travaillent dur, si ce n’est pas d’arrache-pied, s’accordant peu de pause dans leur labeur, à l’image de la société en elle-même.
On est donc en droit de se demander quelle peut bien être l’identité de tous ces albums qui se suivent année après année. On aurait presque l’impression que les chansons s’enchaînent sans discontinuer et que les albums ne font office que de compilation et non d’oeuvre à part entière. Ce sentiment est accru par les sorties on ne peut plus nombreuses des singles, semaine après semaine.
Une chanteuse comme Hamasaki Ayumi a sorti dans les 43 singles en 9 ans de carrière et autant d’albums. On peut vraiment se demander en quoi la démarche créatrice est stimulée par la réflexion et le recul sur soi. Non, pas de place au recul, on produit, on produit, on produit.

B’z étant le plus grand groupe du Japon, il ne peut échapper à cette logique. Même s’il n’a pas une production extravagante comme celle de Hamasaki (« seulement » 44 singles en 19 ans), B’z travaille tout de même beaucoup, sans compter que lorsque B’z prend une année sabbatique, cela signifie que Matsumoto et Inaba s’occupent de leurs carrières personnelles. Seul le logo « B’z » se repose.
C’est dans ce contexte de production à outrance que le nouvel album ACTION est sorti en décembre 2007. Que nous réserve-t-il de nouveau et d’original ? Est-il dans la lignée des albums précédents ?

Tout d’abord, en ce qui concerne le contexte, on peut ajouter que B’z est le groupe ayant vendu le plus grand nombre de disques au Japon, loin devant Mister Children, 2ème groupe de la longue liste d’artistes à succès, et qu’il a battu tous les records établis par l’insitution Oricon qui s’occupe de référencer les artistes et leurs chiffres de vente.
Ensuite, Matsumoto et Inaba sont les premiers artistes aussi bien Japonais qu’Asiatiques à avoir posé leurs empreintes sur le célèbre boulevard RockWalk à Hollywood, en novembre 2007.
Cependant, ACTION est sorti dans une période de déclin des ventes du groupe. Après une dizaine d’années où chaque single et chaque album se vendait systématiquement à plus d’un million d’exemplaires, on assiste depuis 2003 à une baisse régulière, les fans ayant peut-être vieilli ou disparu, enlevés, qui sait, par les Nord-Coréens. Je n’ai pas d’explication de cette chute, peut-être l’aurai-je un jour.
Ainsi, le dernier album à s’être vendu à plus d’un million d’exemplaires est l’extraordinaire GREEN de 2002. Prenons ce 12ème album comme point de départ, en considérant qu’il est un des meilleurs albums du groupe et peut-être un achèvement de la grande période qui fit de B’z le groupe le plus prolifique de l’archipel.

B’z est un groupe inclassable dont la recette est de toucher à beaucoup de genres et de mélanger le tout avec une guitare ingénieuse et une voix fabuleuse. Cette capacité à toucher à tout permet au groupe de proposer une grande hétérogénéïté qui va parfois se ressentir dans les albums.
GREEN est homogène, on sent que les chansons ont été créées pour vivre ensemble et ne sont pas une simple accumulation de singles au gré des saisons. Qu’en est-il des albums suivants ?

Force est de constater que les trois albums suivants n’ont pas cette force de rassemblement. Même s’ils ont de grandes qualités et contiennent de magnifiques morceaux, ce souffle entendu dans GREEN ne giffle pas nos oreilles dans les trois albums suivants.
Et ACTION est apparu. La première constatation est que le vent a recommencé à souffler fort. Graphiquement, B’z présentait toujours de très belles images, mais cette fois le design est plus que splendide et symbolise à la perfection l’énergie exaltée par le duo. Et musicalement, le duo a redonné un grand coup.

Entre 13 et 14 chansons par album, c’était la tendance de ces dernières années. ACTION en offre 17.
Mais attention, il ne s’agit pas de balancer 17 chansons comme n’importe quel best-of le ferait.
Quatre chansons étaient déjà connues, à savoir les deux singles Eien no Tsubasa et SUPER LOVE SONG ainsi que la face B de ce dernier, FRICTION. Aussi, Perfect Life dont un clip a été tiré.
Comme à chaque fois, nombre de chansons servent à la promotion d’autres événements :
Junjou ACTION est le thème officiel la saison 2007-2008 de la ligue japonaise de basketball.
Perfect Life est la chanson servant à la publicité du site musical music.jp
FRICTION se retrouve dans le jeu « Burnout Dominator » sur Playstation 2.
ONE ON ONE est le générique de fin de l’émission de télévision « Sekai Fushigi Hakken » (Découverte des mystères du monde) sur la chaîne TBS.
Ore to Omae no atarashii Kisetsu est le générique de fin de la série américaine « The OC » diffusée sur la chaîne Nihon Television
Et enfin Eien no Tsubasa a servi de générique au film « Oreha, kimi no tameni shini iku » sorti dans les salles japonaises en 2007.

Junjou ACTION / Action naïve
Quel démarrage ! L’hymne de l’album presque du même nom. Un rock rapide et vif dont B’z a le secret et qui donne cette envie de courir et de sauter à perdre haleine.
Kuroi Seishun / Sombre jeunesse
L’action naïve cède sa place à la sombre jeunesse… D’ailleurs, l’introduction de la chanson laisse effectivement présager de quelque obscurité, mais la chanson très rock ressemble à un combat. Le chanteur parle-t-il de sa propre jeunesse ou de la jeunesse de toute une génération ?
En effet celui qui s’exprime dans ce texte semble clairement être un “hikikomori”, un de ces Japonais qui du jour au lendemain refusent de sortir de chez eux, et ce durant une période indéterminée. Certains sont connus pour ne pas être sortis depuis plus de dix ans. Il ne s’agit pas de dépression, mais d’un refus de retourner à la société. Ici, Inaba prend fait et cause pour l’un d’entre eux. Peut-être quelqu’un qu’il connaît ? Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que transparaît ce thème dans ses chansons, mais il est ici évident, et Inaba en se mettant à la place de cet individu prend position en sa faveur.
Il n’y a personne en qui l’on peut avoir confiance, et sûrement pas les parents qui sont sévèrement accusés : “Qui a désiré ma naissance ? Ceux qui me désirent, levez la main Alors vous êtes combien ?”
Le narrateur se complaît dans sa solitude sans pour autant renoncer à l’amour. D’ailleurs, il se veut optimiste pour l’avenir. “Je ne pense pas vivre que dans mes rêves. Il suffit de voir un peu de lumière, juste un peu Après ça ira, j’irai là-bas”
Peut-être se veut-il simplement rassurant pour son entourage qui s’inquiète, ou alors Inaba a décidé de l’encourager à aller de l’avant.
SUPER LOVE SONG cache bien son jeu. Le Japon est un pays qui vit plus que tout sur les apparences. Et à première vue, ce single avait tout pour être une chanson d’amour, surtout si on se réfère à sa pochette super-héroïque.

Mais il n’en est rien. Ici, la super chanson d’amour demeure une aspiration du chanteur. Musicalement dans la continuité de Junjou ACTION mais en plus simple, le point fort de SUPER LOVE SONG se trouve dans ses paroles, véritable exhortation à fraterniser. Inaba se permet de façon à peine voilée de dire son ras-le-bol des convenances japonaises.
Il rejette en effet les mots « iya » et « dame », respectivement « non, ce n’est pas bien » et « non, il ne faut pas » que les gens se balancent sans cesse à la figure pour dire que telle ou telle chose n’est pas convenable sans plus d’argumentation, comme une mère qui gronde son enfant lorsque celui a fait une bêtise à ses yeux.
Aussi, il utilise des mots forts inhabituels tels que « guerre civile » et « guerre froide ». Les rapports interpersonnels en sont-ils arrivés à être si désespérés ?
L’accélération finale, juste après le ralentissement de la rupture, montre une insistance qui ne veut pas laisser de place au compromis. Si l’on estime que la culture japonaise est raffinée, il est des choses selon Inaba qui ne le sont pas du tout :
« La bienséance fanatique », c’est-à-dire cette morale obsédante qui nous oblige à toujours bien faire commme il faut, « menace les passants dans la rue », c’est-à-dire n’importe qui, c’est-à-dire tout le monde, toute la société. Et en effet, contrairement à tous les clichés que l’on peut avoir d’une belle société, « un tel acte n’a rien de raffiné »…

Mangetsuyo Terase / Pleine lune, resplendis !
Le plus grand point fort de B’z, à mon sens, est et sera toujours la voix d’Inaba. Mais à quoi bon une belle voix isolée ? Les lignes de chant d’Inaba sont en effet tout aussi exceptionnelles, toujours mélodieuses et entraînantes.
Et Matsumoto répond toujours à son complice par un court solo de guitare électrique. Leurs deux virtuosités se combinent toujours et ici cette combinaison est particulièrement réussie.
Perfect Life
Le chanteur aspirait plus tôt à écrire une super chanson d’amour, aspire-t-il aussi à une vie parfaite ? Enchaînements de rythmes entraînants qui encore une fois donnent cette envie de courir, avec ce moment où l’on sent que l’on marche et que d’une seconde à l’autre on va partir comme une flèche. Et cette phrase du refrain confirme ce sentiment : « Va-t-en ! C’est mon chemin ! » Et alors monsieur, que fait-on des convenances ?
Justement, voici de nouveau un texte où le narrateur est seul contre tous, seul face à une société qui l’oppresse. Il craint de ne jamais faire comme il faut. Car la société a déjà une définition de la vie parfaite, mais ce n’est sûrement pas la sienne. Si la vie parfaite japonaise est de toujour retenir ses sentiments réels, surtout la colère, la vie parfaite selon le narrateur c’est tout simplement la réalité elle-même.
Une raison tout de même de ne pas désespérer est l’être aimé. “Même si on me dit que je ne suis pas compétent, j’aimerais au moins te protéger” Et comme toujours Inaba place un soupçon d’optimisme, faisant un clin d’oeil à sa carrière d’antan : “En multipliant les moins, optenez des plus !”

Isshin Furan / Ardemment
Changement de rythme génial. Avec une ironie étonnante de la part d’Inaba qui dit dès le début qu’il a imité les groupes à succès, évoquant avec désinvolture tous les baratineurs qui ne savent rien dire d’autre de B’z que c’est un groupe de plagieurs.
La chanson est clairement située à Tokyo puisqu’il est fait allusion à la célèbre statue de Hachiko. Si les textes sont souvent évasifs, ici le contexte est donné et le chanteur précise la cible de sa critique. “Est-on vraiment récompensé dans ce pays De vivre assidûment et avec sérieux ?”
Il continue d’encourager les individus dont la majorité se moque, comme si lui-même avait bien connu cette situation et invitait tous les autres à faire comme lui. Et ne ferait-il pas aussi allusion à un apprenti Matsumoto ? “Après avoir changé les cordes de ta guitare posée contre le mur Fouette-les de toutes tes forces”
FRICTION ou FRICTION ~LAP 2~
Deuxième face B après Koko kara du single SUPER LOVE SONG, FRICTION reprend la vitesse amorcée par Junjou ACTION et SUPER LOVE SONG pour accélérer encore et encore, à l’image du jeu vidéo dans lequel elle est utilisée (d’où l’appellation Lap 2 pour la version de l’album). D’ailleurs, les mots Friction et Action semblent s’interpeller, comme si la friction était un écho à l’action, ou une conséquence.
FRICTION fait partie de ces quelques chansons qu’Inaba prend plaisir à écrire directement en anglais. La dernière en date était Brighter Day sur l’album THE CIRCLE de 2005. Il paraîtrait qu’il écrit souvent ses chansons directement en anglais puis les adapte en japonais, ce qui pourrait expliquer son autre plaisir à faire les fameuses versions E. Style.

Ce qui est intéressant avec l’écriture en anglais, c’est la comparaison de contenu avec les textes japonais. Comme on l’a déjà dit, les textes d’Inaba varient sensiblement ces dernières années. De tendance plutôt superficielle ou simplement amusante à l’origine, les chansons expriment de plus en plus une vision de l’existence ou une exhortation à faire telle ou telle chose, comme dans SUPER LOVE SONG où il dit « Devenons meilleurs en conjuguant nos effets » ou encore « Eparpillez les bonnes nouvelles »
Si les textes anglais ne sont pas les plus originaux que cette langue ait connus, ils permettent par leur structure différente du japonais et leur référence culturelle autre d’exprimer des idées peut-être moins souvent ou moins facilement dites en japonais.
On retrouve ainsi un thème anglophone récurrent, à savoir le combat pour sa propre vie « I gotta fight, fight for my life » et surtout la dernière phrase « Nothing happens without friction », rien n’arrive sans friction, qui prend tout son sens dans une société où l’ultra politesse empêche tout embryon de débat et de désaccord.
Si, de mon point de vue, FRICTION n’était pas forcément indispensable à l’album, elle a le mérite d’être diablement efficace.

ONE ON ONE
Retour à un rythme plus lent, avec par moment des aspects jazz rappelant Friends 2. Un moment très agréable de l’album qui donnerait presque envie de danser.
Bokuniha kimi ga iru / Tu es là pour moi
Ballade dont le tout début a de quoi effrayer à la première écoute. Va-t-on verser dans les pleurs avec un abus de violons comme ce fut le cas pour le single OCEAN ? C’est alors que la chanson prend toute son ampleur grâce aux fabuleuses voix et ligne de chant d’Inaba. C’est dans une chanson comme celle-là qu’on prend conscience qu’Inaba est difficilement remplaçable. Et on peut se demander qui dans le paysage musical japonais pourrait interpréter cette chanson. Et heureusement, les violons se font plutôt doux.
Musicalement, la chanson suit une structure proche de Mugon no Promise de l’album MONSTER de 2006 mais va beaucoup plus loin par sa longueur et son insistance.

Nantoiu Shiawase / Quel bonheur !
Nouvelle ballade aux relents jazz et qui peut évoquer la très zepelinienne Amadare Blues de MONSTER. Encore une fois, on ressent cette insistance. Quelque chose doit être dit, et pour cela il faut chanter plus loin et plus fort.
Warui Yume / Cauchemar
Premier point d’orgue de l’album, Warui Yume peut-être ressenti comme le début d’une deuxième partie imaginaire dans laquelle les chansons seraient moins rapides mais plus rêveuses ou fantaisistes.
De façon antithétique, le titre répond immédiatement au titre précédent. Le cauchemar fait suite au bonheur.

HOMETOWN BOY’S MARCH possède justement cette fantaisie rappelant certaines chansons b’ziennes au rythme festif et entraînant. Voilà une chanson, qui même sans que l’on ne comprenne les paroles, invite à la bonne humeur. Une conclusion amusante qui rappelle les 17 et 18ème siècles européen, quand les armées marchaient au son du tambour. Ou comment s’éloigner tout à fait des sonorités de la production pop japonaise…
Koubou
Deuxième point d’orgue de l’album qui prend un air très sérieux et dont la puissance de la mélodie appelle quasiment les larmes. Un solo de Matsumoto dans la grande tradition b’zienne. Un vrai régal.
B’z a pris pour habitude ces dernières années de placer des ruptures de rythme dans certaines chansons, notamment avant le dernier refrain. C’est le cas de chansons comme le très bon single ARIGATO ou encore SUPER LOVE SONG. Ici, la conclusion de Koubou n’est pas une simple rupture mais réellement un changement de direction. On retrouvera le même procédé dans la chanson suivante, à savoir Travelling Men no Thema / Le thème des hommes voyageurs qui comme son nom indique invite au voyage. En tout cas, la dernière phrase évoque un renouveau : « La force nécessaire pour vivre demain naît ici et maintenant »

Ore to omae no atarashii Kisetsu / Notre nouvelle saison à toi et moi.
Un renouveau que le titre tourné vers l’avenir de cette chanson dynamique semble confirmer, avec un refrain nostalgique et de jolies percussions. Où l’on semble envisager un avenir proche avant l’éternité qui est un peu plus longue et lointaine…
Eien no Tsubasa / Ailes éternelles
Voilà une ballade qui donne la contradiction à une autre telle que Bokuniha kimi ga iru ainsi qu’à toute la deuxième partie de l’album. En effet, alors que Warui Yume et les chansons suivantes ont un goût de liberté dans leur construction et leur enregistrement, Eien no Tsubasa est une chanson bien trop formatée avec un refrain trop prévisible et trop récurrent. Cette chanson, 43ème single du groupe, est dans la lignée de OCEAN, dernier gros single de B’z sur le plan commercial.

Cependant, les ailes éternelles sont de meilleure qualité que l’océan. Et si j’avais regretté l’insertion de OCEAN à la fin de l’album MONSTER, ce qui faisait vraiment croire à une tactique commerciale car la chanson n’était pas vraiment dans le ton de l’album, je pense que Eien no Tsubasa assume bien mieux sa place sur ACTION. Car elle est loin d’être mauvaise, et comme toujours chez B’z, rien n’est jamais désagréable à écouter. Parfaitement réalisée, avec toujours une jolie ligne de chant et une voix remarquable, elle est simplement trop propre et manque d’ambition face au reste de l’album.
Il m’arrivera, personnellement, d’écouter l’album en version courte ou intégrale. En fonction de mon humeur, Eien no Tsubasa fera partie du voyage, ou non.

BUDDY conclut magnifiquement l’album avec un ton énergique et légèrement différent du reste. Buddy que l’on pourrait traduire par « mon pote » a cette note rock de bonne humeur et d’espoir. Comme si l’un des deux invitait son pote à continuer l’aventure…
Enfin, ACTION est un grand album de B’z, le meilleur depuis GREEN sans cependant prétendre être le meilleur de tous. Il assume parfaitement sa durée de 70 minutes et se fait un bel ambassadeur de l’univers b’zien, tel un feu d’artifice d’énergie et de bonne humeur avec des textes loin d’être superficiels. Surtout, il réussit à souffler de manière homogène du début à la fin sans jamais perdre l’enthousiasme de ses auditeurs.
Il n’y aura pas de dépaysement pour le connaisseur de B’z et j’invite sincèrement les non connaisseurs à se procurer ce très bon disque qui sera toujours un début parfait pour s’initier. Cependant, la musique de 2008 s’éloigne indubitablement de celle des années 90 et ceux qui diraient avoir écouté B’z en 1994 et auraient disparu de la circulation pendant quatorze ans (enlevés par les Nord-Coréens ?) ne devraient pas affirmer trop vite bien connaître la musique du plus grand groupe du Japon. De l’eau a coulé sous les ponts entre le 7ème album The 7th Blues et le 16ème ACTION et elle continuera de couler jusqu’au 17ème qui s’éloignera, lentement mais sûrement, d’un passé glorieux vers un avenir non moins légendaire…
Restons connectés !


Et n’hésitez pas à raconter ce que cet album vous inspire et fait ressentir !


14 jan 2008 à 20:34
Très belle critique Odon !! J’espère poster la mienne au plus tôt ! En tout cas, ce que je peux dire, c’est que cet album est pour moi le deuxième album de B’z dans lequel je passe rarement d’une chanson à une autre, le premier étant Loose. Green est un album très frais, tout comme Action, sa sent la bonne humeur et l’air frais, mais il y a trop de chansons que je passe dans cet album… Avec Action, on ne peut s’empecher de le comparer aux anciens, du fait de son originalitée, son energie, etc. C’est tout un esprit que cet album inspire. Par exemple, Eleven est l’album avec les plus belles chansons d’amour, The 7th Blues avec le plus de titres rock/jazz.. Action est celui avec le plus de titres rock, avec quand meme 5 chansons très rock et energiques ! Comparé à Monster, l’album que beaucoup considère comme l’un des meilleurs de B’z, les 2 garçons n’ont pas cherchés à faire un coup commercial, alors que certains titre auraient certainement dépassés les 500 000 comme Isshin Furan et bien sur la puissante et particulièrement touchante Koubou. Bien sur cela n’empeche en rien l’album de se vendre avec tout de meme, déjà 420 000 copies vendus !
En clair, un album étonnant, que je considère comme mon second préferé de B’z, et qui rentre facilement dans mon top 15 des meilleus albms que j’ai écoutés. Ma critique sera ainsi chansons par chansons, car beaucoups ont déja fait une review complète, comparée aux autres albums (en anglais bien sur) !
15 jan 2008 à 1:25
Bonjour Snake ! Merci bien !
Je pense aussi que les derniers singles de B’z n’étaient pas les plus appropriés pour être vendus comme tels. Une chanson comme MVP avait tout pour être un single et non une face B, ou Koi no Summer Session…
En vérité, nous préférons éviter d’instituer des tops car c’est un vrai casse-tête. Mais je dois avouer que chez moi LOOSE et GREEN se battent la première place des meilleurs albums b’ziens !
Je ne sais pas de quoi il retourne dans les critiques anglophones, ce qui se dit. En tout cas, cette critique viendra s’étoffer au fur et à mesure que nous aurons plus de traductions (ce qui en ce moment n’est pas une évidence, malheureusement)
A bientôt !
15 jan 2008 à 14:39
Ca c’est de l’analyse où je m’y connais pas ! En tout cas, ça m’aide pas mal à comprendre les morceaux, car je suis obligé de rester à l’aspect musical vu mon niveau en japonais.
Super boulôt Môsieur O. !
15 jan 2008 à 21:56
Très bonne critique ! Enfin une qui n’est pas superficielle, ça fait plaisir et ça aide aussi à mieux comprendre la constrution de l’album. Merci.
16 jan 2008 à 0:01
Wow… effectivement c’est une très belle critique que tu nous offres là, argumentée et avec des références pour s’y retrouver même quand on ne connaît pas tout de B’z (ce qui est mon cas).
Chapeau bas monsieur O. ! :)
16 jan 2008 à 0:08
Merci beaucoup les amis !
En tout cas, elle n’est pas terminée. J’espère au moins en avoir fini avant que B’z nous sorte un nouvel album ! C’est qu’ils en sont capables les coquins !
Aussi, le visuel du “B’z live in Nanba” est disponible, et il est vraiment réussi. Ce DVD est prévu le 20 février.
16 jan 2008 à 12:48
J’adore cet album; je le trouve nettement plus hommogêne et ça me rappelle le temps de Brotherhood et Eleven (les deux meilleurs de toute la carrière de B’z à mon avis)
Il y a juste la chanson Eien No Tsubasa qui dénote quelques peu et qui reste une ballade plus que passable pour moi, reste quand même le son de gratte de Tak.
Le solo de Kobou est vraiment excellent. Par contre je regrette qu’il soit si court. Me rappelle encore de la fin apocalyptique de Nagareyuku hibi (je crois que c’est ça) ou du solo démentiel de The Raging River….argh c’était vraiment cool cette époque.
16 jan 2008 à 22:36
Voici ma critique de l’album, tout aussi partielle puisqu’à part 5 chansons, je ne connais pas les paroles! J’ai évité de donner des notes à chaques chansons, surtout parce que sa aurait été trop compliqué ! De plus, la critique n’est pas finalisée, puisque je compte la traduire en anglais, et après, la diffuser sur B’z net party, et Off the lock, le site. Dites moi ce que vous en pensez, et corrigés moi si vous n’êtes pas d’accords s’il vous plaît ! J’espère que vous apprécirez en tout cas !!
Après 20 ans de carrière, on peut s’attendre à ce qu’un groupe faiblisse, à ce qu’il sorte des albums à un rythme plus soutenu. Beaucoup de grands groupes ayant connus la gloire tombe dans cette routine, et finissent par ne plus vendre d’album, et à se faire oublier. B’z, non. Ils défient complètement les règles, puisqu’en 20 ans de carrière, ils sont toujours n°1, autant en singles qu’en albums et autres Best-of. Près de 80 millions d’albums et singles vendus de la part de ce groupe extraordinaire, qui aujourd’hui détient presque tout les records au Japon. Et pourtant, la qualité de chaque album, d’années en années ne diminue pas. Au contraire. En 2007, après avoir posés leurs mains au célèbre Rock Walk, les deux garçons nous livrent Action, un album de 17 chansons, qui annonce un renouvellement musical de la part de ce groupe. Cadeaux de noël ? Album supposé marquer leurs 20 ans de carrière ? Les deux ? Pourquoi pas. Voici donc une critique, chanson par chanson de l’album :
1) Junjou Action : Une chanson « anthemique » qui annonce dès lors la couleur : un album très rock. Un rythme rapide et une très belle mélodie, couronnée d’un solo hors du commun signé Tak, peut être le plus mélodique de l’album. Pour ma part, cette chanson est l’une de mes préférés de l’album, elle me donne envie de bouger, et le solo est l’un de mes préférées dans le long répertoire de Tak !
2) Kuroi Seishun : Sur une introduction jazz et sombre, cette chanson s’annonce être la plus rock de l’album. A noter que deuxième couplet est teinté d’une basse presque similaire à celle de Love Phantom, et le solo de guitare est bien le plus court de l’album ! Il m’arrive de passer cette chanson, mais je prends toujours un plaisir particulier à l’écouter, du fait de la puissante voie de Koshi, et du couplet que je trouve original et bien construit
.
3) Super Love Song : Second single de l’album, très rock, mais parfaitement accessible à tous. Un refrain bien différent de ce dont on a l’habitude d’écouter chez B’z, et un solo très technique de Tak pour finir la chanson en beauté. J’adore cette chanson bien qu’il m’arrive de la passer puisqu’ après l’avoir écoutée en boucle depuis sa sortie, sa finit bien par lasser !
4) Mangetsu yo Terase : Après trois chansons très mouvementés, l’album entame sa première chanson d’amour, très touchante ! Le refrain est similaire dans sa beauté à Home, Konya Tsuki No Mieru OkaNi ainsi que May. Cette chanson, jugée de « trop mielleuse » par les fans ne nous fait pas oublier que Tak est toujours capable de composer des chansons d’amours dans a lignée de ces plus grands succès et que Koshi nous fait toujours passer autant d’émotion à travers sa voie. Bien que cette chanson ne soit pas ma préférée de l’album, je ne la passe jamais !
5) Perfect Life : Retour à une chanson très rock, peut être pour ne pas nous faire oublier l’esprit de l’album. Un clip très bien réalisé, une chanson très bien écrite, un refrain dont la ligne de basse est magnifique… Une chanson mouvementée et fraîche dans sa composition. Je ne la passe jamais, elle me fait bouger !
6) Isshunfuran : Une des introduction les plus entraînantes de B’z. Cette chanson prouve une fois de plus le génie de Tak à renouveler les genres, sans perdre de vue le style B’zien ! Une chanson fraîche, moderne, et impressionnante, par son refrain mélodique, et son solo de guitare ! J’adore !
7) Friction -Lap 2- : Encore une chanson qui réveille et qui bouge ! Une version (peu) différente de la précédente, qui nous apporte un solo légèrement rallongé et une ligne de basse plus travaillée. Et bien sur le fameux cri final de Koshi : « Yeah !!! » ! Je préfère cette version bien que la différence soit mince avec la précédente ! Il m’arrive souvent de passer cette chanson, car trop d’écoute depuis sa sortie. Mais il en reste une chanson excellente !
8) One On One : Retour à un style plus posé pour cette chanson d’amour, qui marque bien la séparation avec de la partie rock de l’album, à une partie plus posée et mélodique de l’album. Un refrain magnifique, et un solo de guitare héroïque ! Du grand B’z, je ne passe jamais, et je ne m’en lasse jamais, une de mes préférée.
9) Boku ni wa Kimi ga Iru : Une chanson d’amour qui aurait pu être un succès en single ! Pas grand chose d’original dans cette chanson si ce n’est sa composition très personnelle, et sa montée en puissance au niveau des instruments ! J’ai eus du mal la première fois avec cette chanson, j’avais envi de passer, et aujourd’hui aussi, bien que je la savoure beaucoup plus ! Certainement une des chansons que j’écoute le moins dans l’album (pour le moment !).
10) Nan to Iu Shiawase : Une introduction qui nous rappelle les bons James Bond ! Ensuite la chanson se rapproche d’un style très Amadars Blues, sans pour autant être ennuyante, car le refrain nous apporte un brin de rock et de joie ! J’adore cette chanson, mais j’ai du mal avec le style… Malheureusement la chanson que j’écoute le moins dans l’album.
11) Warui Yume : Une chanson emblématique, très Jazz ! Le style est parfaitement maîtrisé, marrante parfois, triste d’autres fois… différentes émotions dans cette chanson qui prouve une fois encore l’ingéniosité de la guitare de Tak et de la merveilleuse voie de Koshi ! Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve que l’ambiance du film « In the mood for love » caractérise parfaitement l’esprit de la chanson ! Très posée, colorée, et mélodique, il s’avère que c’est une des chansons que j’écoute le plus dans l’album !
12) Hometown Boys’ March : Et bien voilà une chanson bien festive, dans un esprit rock avec une fraîcheur et une jeunesse inqualifiable ! Elle qui donne l’envie de faire la fête, de bouger et de danser ! Hometown Boys’ March est une chanson que je passe rarement et que j’aime écouter ! Encore une fois, je suis sur qu’en single, cette chanson aurait été un succès !
13) Koubou : Nous voilà enfin à l’excellente et touchante Koubou ! Une mélodie qui reste dans la mémoire, une montée en puissance incroyable, un refrain d’une qualité inégalable… certaine fois la voie de Koshi nous laisse perplexe, nous touche le plus souvent dans cette chanson où il est au mieux de sa forme. Enfin viens le solo de Tak, le plus mélodique, le plus technique, et le plus long de l’album, certainement l’un des meilleurs solo qu’il nous a fourni dans B’z ! Du grand Art, du grand B’z, en bref ma chanson préférée de l’album, et l’une de mes préférées dans le grand répertoire de B’z !
14) Traveling Man no Theme : Après la puissante Koubou, viens cette chanson, des plus originales ! Une composition qui déborde d’ingéniosité et de fraîcheur bien que’elle soit la moins appréciée de l’album par la majorité des fans. L’aspect électrique - acoustique de la chanson me plait, elle est calme, courte, et nous prépare à la chanson suivante. Elle aurait presque la forme d’un interlude. Pour ma part je l’adore, et je ne la passe jamais.
15) Ore to Omae no Atarashii Kisetsu: Sur un rythme et un thème latino, cette chanson nous transporte dans une ambiance électrique, et nous fait voyager ! A la première écoute elle laisse perplexe, car elle se différencie bien trop de l’album. Mais en écoutant plus en profondeur, cette chanson a bien sa place dans l’album, peut être par sa montée en puissance final, et son solo de guitare ! Une chanson que je passe trop souvent, pourtant je l’adore.
16) Eien no Tsubasa : Premier single de l’album, et le moins vendu de B’z en près de 18 ans. Ceci s’explique par sa ressemblance avec Ocean, d’après un grand nombre de fan. Cette chanson d’amour se démarque par sa simplicité de composition. Certains prétendent même qu ‘elle n’a pas sa place dans l’album… Pourtant elle nous apporte une émotion vive, et un solo de guitare bien ingénieux ! Je l’ai adorée à la première écoute, et encore plus aux suivantes, elle est tout simplement plaisante et m’émerveille. Malgré ça, je passe, car mon nombre d’écoute de cette chanson est presque le double de celui de Super Love Song !
17) Buddy : Dernière chanson de l’album, qui le clôt en beauté. Déjà entendue dans Monster’s Garage comme chanson de clôture à ce gigantesque live, Buddy nous apporte sur un thème pop-rock beaucoup de bonne humeur, et d’émotion avec son refrain qui fait presque penser aux composition solo de Koshi ! Dans l’esprit de Monster, cette chanson se démarque de l’album, mais y a bel et bien sa place ! Je ne passe jamais cette chanson, que j’aime écouter en appart des autres. J’aime !
Après les (très) bonnes réaction face à l’écoute de Monster, B’z reprend rapidement le stylo avec un nouvel album de 17 chansons. Avec une pochette originale et un titre ambitieux, B’z nous livre Action, tout juste un an après la sortie de Monster. Grand nombre de fans, ont aimés l’album, et le considère comme un des meilleurs de B’z, « un album au sommet de son art ». Malgré ces ventes moyennes, Action se démarque de beaucoup d’albums de B’z, du fait de son originalité, de son nombre de chansons qui le rapproche de l’excellent The 7th Blues, de Loose pour ces chansons rock, merveilleusement bien composés et écrites, et de Green, pour sa fraîcheur et sa jeunesse au niveau des compositions. En 2008 se prépare une tournée gigantesque pour promouvoir l’album, et surtout pour fêter leurs 20 ans de carrière. Pour ma part, cet album se classe juste derrière Loose qui est et restera mon préféré !
En bref, un album plutôt rock d’esprit, mais tout de même aéré, frais, mélodieux, et qui s’écoute très facilement ! Composé par un Takahiro vieillissant, et écrit par un Koshi au milieu de sa quarantaine, cet album reste particulièrement jeune d’esprit, ce qui témoigne du génie des deux compères ! A la portée de tous, cet album est un « must have », toute période !
16 jan 2008 à 23:09
A Vincent,
L’album Brotherhood est le grand champion en ce qui concerne l’homogénéité (avec le mini album Friends 2). Même s’il n’est pas mon préféré, j’apprécie vraiment la démarche artistique de B’z à cette époque-là. Ils venaient de connaître l’ultra consécration en 1998 avec leurs Best Pleasure et Best Treasure, et ils se sont permis de faire un album sans concession. Et le public a suivi !
Quant à ELEVEN, je le trouve légèrement trop long, même s’il n’a que 14 chansons contre 17 pour ACTION. Mais il est quand même énorme avec de grands singles qui ont marqué cette époque.
En fait, les gens semblent souvent apprécier B’z en fonction du ou des premiers albums qu’ils ont découvert. On voit ces dernières années un public plus jeune qui adore THE CIRCLE ou MONSTER sans connaître les grands titres qui ont fait la renommée de B’z.
Cela me fait penser que B’z évolue réellement et que ce qui peut nous décevoir est capable de plaire à d’autres. Ce que je veux dire, c’est qu’il faut garder une note d’espoir ! La période 1999-2000 s’éloigne évidemment, mais nous en vivons de nouvelles, et franchement la période d’ACTION est vraiment excitante !
17 jan 2008 à 1:49
A Snake,
Merci beaucoup pour cette première critique !
On va regarder de plus près et voir s’il y a des choses à dire, mais je ne suis pas qu’il faille corriger. Sauf une chose !
Voyons voyons, où a-t-on vu un “Takahiro vieillissant” ? Il n’a pas changé d’un iota en 20 ans ! Pas une ride comme les Japonais savent si bien ne pas en prendre. Et même au niveau style, il est presque toujours le même. Et que dire d’Inaba qui semble parfois presque rajeunir ?
En tout cas, l’âge n’a aucun rôle à jouer dans la qualité musicale. (n’entrons pas dans un mode de pensée superficiel que les Japonais adorent selon lequel seuls les jeunes sont beaux et intéressants)
D’ailleurs, B’z n’a jamais été un groupe jeune en soi. Matsumoto avait déjà 27 ans et Inaba 25 lorsqu’ils ont commencé B’z. On est loin des gamins propulsés sur le devant de la scène uniquement grâce à leurs dents brillantes et à leur coupes parfaites.
Non non, ils ont toujours été jeunes dans leur tête, comme ils le disaient si bien dans l’album GREEN (synonyme de YOUNG) : “je resterai jeune jusqu’à la mort”
Je prédis qu’ils seront les quinquagénaires les plus jeunes du Japon !
Et qui sait, même si j’en doute, Japon oblige, ils reviendront peut-être au top des ventes dans 20 ans comme Dylan a su le faire, à 65 ans, avec son dernier album “Modern Times” !
17 jan 2008 à 11:33
Je suis d’accord ! Mais bon, ce qu’on remarque, c’est qu’à la quarantaine, ils nous donnent toujours de la musique jeune d’esprit, et sa, c’est vraiment exeptionnel.
Par ailleurs, je sais pas si vous avez remarqués, mais il n’y a presque jamais d’article sur B’z à la presse, à part celui du Rock Walk, et celui qui donne l’info sur la sortie de Action, B’z n’est pas vraiment médiatisé au Japon, en tout cas pas autant que les groupes de Johnny’s entertainement etc, qui ne vendent pas plus d’album qu’ Action ! Comme si ils ne sortaient des albums que pour vendre, pourtant on voit bien que ce n’est pas le cas, et la qualité de l’album dépasse facilement celle de la plupart des groupes en vogue au Japon ! Enfin ce n’est que mon avis.
17 jan 2008 à 23:10
En fait, la France et le Japon sont deux pays très différents, dans le sens où quasiment tout est catalysé en France et où l’on peut quasiment tout savoir de ce qui se passe. Il n’y a pas que la fameuse centralisation française, mais ce phénomène est favorisé par le peu de chaînes de télévision, le peu de radios et d’une certaine manière le peu d’artistes pour un pays finalement moyennement peuplé.
Le Japon déborde de tout et de n’importe quoi, avec trop de chaînes, trop de célébrités qui méritent d’être célèbres et beaucoup plus qui n’ont aucun mérite ni talent (les petits gars aux jolies coupes de tifs et les nénettes aux gros seins, entre autres), avec beaucoup d’artistes dans toutes les catégories artistiques etc…
Dans ce tumulte, un étranger pourra facilement vivre au Japon sans jamais entendre parler du premier ministre ni même du plus grand groupe du pays, à savoir B’z, chose impensable en France. (d’ailleurs, pas seulement un étranger, mais un Japonais tout à fait normalement constitué aussi, même si, et j’en fais le pari, Inaba et Matsumoto sont bien plus connus que Fukuda, l’actuel premier ministre)
B’z ne fait pas énormément de publicité. A vrai dire, les publicités sont plus le lot des nouveaux groupes qu’il faut renforcer à grands coups de pages dans les magazines. Mais cela ne veut pas dire pour autant que l’on ne trouve pas de publicités pour B’z. Chaque single et chaque album a aussi sa page dans les magazines.
Mais le plus beau chez B’z reste les publicités en double page énorme dans le grand quotidien Asahi et que peu d’artistes peuvent se payer… Je me demande d’ailleurs en quoi ce genre de luxe joue un rôle publicitaire tant le public de ce journal ne me semble pas correspondre aux auditeurs b’ziens. Mais c’est peut-être une question de prestige.
En tout cas, B’z est très bien rôdé au système commercial, avec son lot de génériques de séries. OCEAN a cartonné en 2005 notamment car il était le générique d’une grosse série estivale. Mais quand on tire un bilan, on se dit que ce n’est pas exagéré pour ce pays.
Jamais, absolument jamais on a vu Matsumoto ou Inaba faire autre chose que leur musique. Contrairement à beaucoup d’autres qui jouent dans des séries, tournent des publicités et ont même des rôles au cinéma, jamais les deux créateurs de B’z n’ont fait autre chose que chanter et gratter leur guitare. Pourtant on a dû leur proposer plus d’une fois d’aller vendre des bagnoles et des bières sur le petit écran…
(exception faite au début des années 90 où B’z tenait une émission de radio, comme certains artistes le font parfois. Il paraît qu’Inaba parlait beaucoup et que Matsumoto pas trop… comme toujours en fait !)
C’est là selon moi encore une marque de prestige qui montre là toute la différence entre eux et une autre méga star japonaise telle que Kimu Taku auquel on ne peut échapper. S’il ne braille pas dans son boysband SMAP, il fait tout le reste mentionné au-dessus.
Aussi, si on a déjà vu Inaba et Matsumoto occasionnellement dans quelques émissions de variétés, jamais on ne les a vus jouer autre chose que le rôle des interviewés. Faire de la boxe déguisés en sumotoris avec pour armes des bananes qui couinent n’a jamais été pour eux.
En bref, ils ont la grande classe.
Mais j’arrête là, on risquerait de me reprocher mon manque d’objectivité si je continuais.
18 jan 2008 à 10:26
Un truc qui me plait depuis que j’écoute des albums plus anciens comme Loose, c’est l’évolution de la voix de Koshi. Et dans Action elle est vraiment excellente. Il crie de façon beaucoup plus rock depuis Monster je trouve.
M’enfin il est vrai qu’en écoutant Action j’avais pas ressenti une telle émotion depuis mes premières écoutes de Brotherhood (ah mais je radote mince!)
20 jan 2008 à 18:32
Excellente critique !! Vraiment bravo !
Cependant en ce qui concerne eien no tsubasa, je ne suis pas vraiment d’accord avec toi. je n’ai pas vraiment de quoi argumenter mais je trouve cette chanson telment puissante et forte en émotion que ça fait d’elle ma préférée de l’album, malgrée sa ressemblance évidente avec OCEAN.
Merci encore pour cette critique. :)
21 jan 2008 à 19:27
Bonjour !
A vincent,
Mais non, ce n’est pas du radotage, c’est l’expression de la nostalgie ! (^_^)
En tout cas, je pense que cette émotion ressentie sur ACTION est due à la cohérence de l’album et à l’inspiration qui le parcourt du début à la fin.
En espérant que la suite garde cette cohérence…
A Tidusa,
Merci bien ! Je vois que nous sommes donc partagés, entre Snake et toi qui aimez franchement Eien no Tsubasa, et Vincent et moi qui nous en passons sans pour autant la dénigrer.
Je pense que B’z a fait déjà plus fort en émotion, ne serait-ce que sur le même album, mais à chacun de ressentir comme il l’entend !
22 jan 2008 à 11:15
“Faire de la boxe déguisés en sumotoris avec pour armes des bananes qui couinent n’a jamais été pour eux.”
Et c’est bien dommage ! ^_^ Nan j’déconne.
Pour Eien no Tsubasa, je suis également partager. Effectivement le solo me plaît aussi, mais j’ai l’impression que ça ne décolle jamais en intensité, pareil pour Ocean (quelle ressemblance entre les 2 je trouve). Je leur préfère “Mugon no Promise” dans ce “style” qui reste une de mes préférées, simple, légère avec des breaks originaux, sans être trop mieleuse et qui monte subtilement en intensité (le solo s’intègre d’ailleurs parfaitement dans l’ambiance de la chanson, sans vouloir être trop technique ou surprenant).
22 jan 2008 à 16:01
Ca fait plaisir de voir des fans de B’z arriver sur ce blog petit à petit ^^
Pour reprendre ce que disait Odon plus haut, je fais partie de cette génération arrivée après “la grande vague” B’z. Et effectivement, “The Circle” garde une place toute particulière à mes yeux (enfin à mes oreilles surtout) car c’est le premier album que j’ai écouté d’eux. Cependant ça ne m’a pas empêché pour autant d’apprécier des titres tels que “Love Phantom”, “Love me, I love you” ou encore “Seventh Heaven”. Je trouve d’ailleurs ce dernier vraiment excellent au niveau de la guitare.
Sinon en dernier lieu, je recite Odon : “B’z ne fait pas énormément de publicité”. Je confirme, ça explique peut être d’ailleurs pourquoi en 11 mois de vie au Japon, je n’ai pas entendu parler d’eux à ma grande honte ^^;
27 jan 2008 à 19:51
Quelle période ! 2008 est vraiment l’année de l’action !
A peine “John Rambo” vient-il de sortir aux USA ce vendredi 25 que B’z démarre sa tournée au Japon ce lundi 28 !
28 jan 2008 à 18:01
Je suis d’accord ! De plus le retour de X Japan et leurs prochains concerts au gigantesque Tokyo Dome confirme bien cette annee de l’action comme tu le dit Odon !
Par ailleurs, la news est officiel, B’z nous sort un nouveau singlem le 1er de cette annee 2008 appelee BURN-Immortal Face !
Voici la tracklist non officiel
01. BURN (ESPRIQUE PRECIOUS CM Song)
02. Shankunetsu no Challenger (Detective Conan Opening Theme)
03. Pleasure’2007 ~Jinsei no Kairaku~ (Dowango CM Song)
(Original Japanese Post)
01.BURN (エスプリークプレシャスCMソング)
02.灼熱のチャレンジャー (名探偵コナンOPテーマ)
03.Pleasure’2007 ~人生の快楽~ (ドワンゴCMソング)
A noter la nouvelle version de Jinsei no kairaku !
Vous en pensez quoi ?
Pour ;a part je trouve cela un peu soudainm et je reste septique face a un single rock..
28 jan 2008 à 19:41
Bonjour !
En effet, on a de quoi être sacrément surpris !
Je ne m’attendais pas du tout à un nouveau single si tôt.
En tout cas, le site officiel ne mentionne que le titre “BURN-Fumetsuno Face” dont on ne connaît pas encore la date de sortie mais qui sera le thème d’une publicité de la marque KOSE dès le 1er mars.
KOSE est une marque de cosmétique qui utilise régulièrement des chansons d’artistes célèbres dans ses publicités télévisées, dont B’z.
“ESPRIQUE PRECIOUS” est un nom de produit appartenant à cette marque.
Cet aspect commercial est comme d’habitude assez repoussant, mais il faut se dire que les chansons ne sont pas écrites à des fins publicitaires. Elles sont justes sélectionnées pour telle ou telle publicité, les artistes étant liés par contrat à certaines marques.
De même, dans un registre beaucoup plus sympathique, et selon les informations de Snake, le nouveau générique d’ouverture de la série animée “Detective Conan”, serait cette année encore une chanson de B’z.
“Detective Conan”, série super populaire depuis plus de 10 ans et adaptation du manga du même nom, a plus d’une fois utilisé des chansons de B’z pour ses génériques. Les derniers en date étant “Shoudou” en 2007 ainsi que “Yuruginai mono Hitotsu”, générique du film cinéma célébrant les 10 ans de la série.
Quant à “Pleasure” qui connaît régulièrement de nouvelles versions, celle-là étant celle de 2007, attendons de voir ce qu’il en est.
Mais B’z semble vouloir taper fort cette année, le jour même du démarrage de leur gigantesque tournée on découvre l’existence d’un nouveau titre, figurant peut-être sur le long terme un prochain album…
Tant que le vent entendu dans “ACTION” continue de souffler…
28 jan 2008 à 19:44
Rectification : “Shoudou” et “Yuruginai mono Hitotsu” sont des singles de 2006.
04 fév 2008 à 20:47
Bon dieu une nouvelle version de Pleasure!!! C’est une nouvelle cool cool!!!
Ps: oui j’aime beaucoup cette chanson (notemment la guitare)
08 fév 2008 à 13:26
Tandis que John Rambo envahit l’Europe, on apprend la date de sortie du nouveau single de B’z “BURN Fumetsu no Face” (Brûle, visage immortel) :
le 16 avril 2008
Moi-même que la pratique des singles ne fait pas vraiment vibrer, j’avoue attendre ce dernier avec impatience !
08 fév 2008 à 20:06
Merci de la news Odon ! Ayant eut la chance d’écouter un extrait de la chanson, je peux d’hors et deja dire qu’il s’agit d’un style proche de super love song, mais en un peu moin “hard” !
08 fév 2008 à 23:53
Au fait j’ai récemment fait une commande à cdjapan d’anciens album de B’z….et quelle surprise à la réception il s’agit de réédition dans un super boitier cartonné avec dans chaque album un booklet de 40 pages de photos et dessus un autocollant 20ème anniversaire.
Ce qui m étonne est que la maison de disque est encore Rooms Record (j’ai pris Survive et Loose)
09 fév 2008 à 13:19
Salut les amis,
A propos de Rooms Records, je suis parti enquêter, et ces histoires de maisons de disques et de labels sont comme un casse-tête pour moi, mais je vais essayer de résumer :
Au début de sa carrière, B’z faisait donc partie d’une filliale de BMG, à savoir BMG Victor
Puis le nom s’est changé en BMG Victor ZEZ en 1990 pour devenir BMG Rooms ZEZ en 1992
En 1995, une partie de BMG Rooms a été réservée exclusivement à B’z : BMG Rooms VERMILLION
La même année, B’z a changé de maison de disque en quittant BMG et en allant chez J-disc/Being.
C’est tout le groupe Rooms qui a suivi, en entraînant les autres artistes. Cependant, Rooms s’est consacré uniquement à B’z à partir de ce moment-là en devenant Rooms Records VERMILLION
Depuis 2002, le nom est VERMILLION RECORDS
Ce label est donc le label privé de Matsumoto et Inaba et est une filiale de Being
C’est pourquoi VERMILLION ne concerne que B’z, Matsumoto, Inaba et TMG.
Chez BMG
1988-1990 : BMG Victor
1990-1992 : BMG Victor ZEZ
1992-1994 : BMG Rooms ZEZ
1995 : BMG Rooms VERMILLION
Passage chez J-Disc/Being
1995-2001 : Rooms Records VERMILLION
2002 : VERMILLION RECORDS
Donc, concernant les rééditions de LOOSE et SURVIVE, étant donné qu’ils ont été produits en 1995 et 1997, c’est-à-dire chez Being, il n’y a pas d’importance à ce que ce soit Rooms Records VERMILLION ou VERMILLION RECORDS, puisque c’est normalement la même chose.
Donc ils peuvent les rééditer sans soucis avec les noms d’époque.