ACTION, 16ème album de B'z

Lundi, 14 jan 2008 @ 2:13 | Critiques

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Il s’agit donc du 16ème album en 19 ans de carrière pour B’z. L’avenir proche nous dira si leur 20ème année nous réserve un 17ème album…

Comme nous avons déjà eu l’occasion d’en parler dans la rubrique « A propos », la production musicale japonaise est souvent linéaire et connaît peu de repos ou de pauses.
On peut faire la comparaison avec l’album In Rainbows de Radiohead, sorti aussi en décembre, et qui n’est que le 7ème album du groupe britanique en 15 ans d’existence, quatre ans après le fameux Hail to the Thief.

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Ainsi, les artistes japonais travaillent dur, si ce n’est pas d’arrache-pied, s’accordant peu de pause dans leur labeur, à l’image de la société en elle-même.

On est donc en droit de se demander quelle peut bien être l’identité de tous ces albums qui se suivent année après année. On aurait presque l’impression que les chansons s’enchaînent sans discontinuer et que les albums ne font office que de compilation et non d’oeuvre à part entière. Ce sentiment est accru par les sorties on ne peut plus nombreuses des singles, semaine après semaine.

Une chanteuse comme Hamasaki Ayumi a sorti dans les 43 singles en 9 ans de carrière et autant d’albums. On peut vraiment se demander en quoi la démarche créatrice est stimulée par la réflexion et le recul sur soi. Non, pas de place au recul, on produit, on produit, on produit.

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B’z étant le plus grand groupe du Japon, il ne peut échapper à cette logique. Même s’il n’a pas une production extravagante comme celle de Hamasaki (« seulement » 44 singles en 19 ans), B’z travaille tout de même beaucoup, sans compter que lorsque B’z prend une année sabbatique, cela signifie que Matsumoto et Inaba s’occupent de leurs carrières personnelles. Seul le logo « B’z » se repose.

C’est dans ce contexte de production à outrance que le nouvel album ACTION est sorti en décembre 2007. Que nous réserve-t-il de nouveau et d’original ? Est-il dans la lignée des albums précédents ?

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Tout d’abord, en ce qui concerne le contexte, on peut ajouter que B’z est le groupe ayant vendu le plus grand nombre de disques au Japon, loin devant Mister Children, 2ème groupe de la longue liste d’artistes à succès, et qu’il a battu tous les records établis par l’insitution Oricon qui s’occupe de référencer les artistes et leurs chiffres de vente.
Ensuite, Matsumoto et Inaba sont les premiers artistes aussi bien Japonais qu’Asiatiques à avoir posé leurs empreintes sur le célèbre boulevard RockWalk à Hollywood, en novembre 2007.

Cependant, ACTION est sorti dans une période de déclin des ventes du groupe. Après une dizaine d’années où chaque single et chaque album se vendait systématiquement à plus d’un million d’exemplaires, on assiste depuis 2003 à une baisse régulière, les fans ayant peut-être vieilli ou disparu, enlevés, qui sait, par les Nord-Coréens. Je n’ai pas d’explication de cette chute, peut-être l’aurai-je un jour.

Ainsi, le dernier album à s’être vendu à plus d’un million d’exemplaires est l’extraordinaire GREEN de 2002. Prenons ce 12ème album comme point de départ, en considérant qu’il est un des meilleurs albums du groupe et peut-être un achèvement de la grande période qui fit de B’z le groupe le plus prolifique de l’archipel.

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B’z est un groupe inclassable dont la recette est de toucher à beaucoup de genres et de mélanger le tout avec une guitare ingénieuse et une voix fabuleuse. Cette capacité à toucher à tout permet au groupe de proposer une grande hétérogénéïté qui va parfois se ressentir dans les albums.

GREEN est homogène, on sent que les chansons ont été créées pour vivre ensemble et ne sont pas une simple accumulation de singles au gré des saisons. Qu’en est-il des albums suivants ?

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Force est de constater que les trois albums suivants n’ont pas cette force de rassemblement. Même s’ils ont de grandes qualités et contiennent de magnifiques morceaux, ce souffle entendu dans GREEN ne giffle pas nos oreilles dans les trois albums suivants.

Et ACTION est apparu. La première constatation est que le vent a recommencé à souffler fort. Graphiquement, B’z présentait toujours de très belles images, mais cette fois le design est plus que splendide et symbolise à la perfection l’énergie exaltée par le duo. Et musicalement, le duo a redonné un grand coup.

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Entre 13 et 14 chansons par album, c’était la tendance de ces dernières années. ACTION en offre 17.
Mais attention, il ne s’agit pas de balancer 17 chansons comme n’importe quel best-of le ferait.

Quatre chansons étaient déjà connues, à savoir les deux singles Eien no Tsubasa et SUPER LOVE SONG ainsi que la face B de ce dernier, FRICTION. Aussi, Perfect Life dont un clip a été tiré.

Comme à chaque fois, nombre de chansons servent à la promotion d’autres événements :

Junjou ACTION est le thème officiel la saison 2007-2008 de la ligue japonaise de basketball.
Perfect Life est la chanson servant à la publicité du site musical music.jp
FRICTION se retrouve dans le jeu « Burnout Dominator » sur Playstation 2.
ONE ON ONE est le générique de fin de l’émission de télévision « Sekai Fushigi Hakken » (Découverte des mystères du monde) sur la chaîne TBS.
Ore to Omae no atarashii Kisetsu est le générique de fin de la série américaine « The OC » diffusée sur la chaîne Nihon Television
Et enfin Eien no Tsubasa a servi de générique au film « Oreha, kimi no tameni shini iku » sorti dans les salles japonaises en 2007.

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Junjou ACTION / Action naïve

Quel démarrage ! L’hymne de l’album presque du même nom. Un rock rapide et vif dont B’z a le secret et qui donne cette envie de courir et de sauter à perdre haleine.

Kuroi Seishun / Sombre jeunesse

L’action naïve cède sa place à la sombre jeunesse… D’ailleurs, l’introduction de la chanson laisse effectivement présager de quelque obscurité, mais la chanson très rock ressemble à un combat. Le chanteur parle-t-il de sa propre jeunesse ou de la jeunesse de toute une génération ?

En effet celui qui s’exprime dans ce texte semble clairement être un « hikikomori », un de ces Japonais qui du jour au lendemain refusent de sortir de chez eux, et ce durant une période indéterminée. Certains sont connus pour ne pas être sortis depuis plus de dix ans. Il ne s’agit pas de dépression, mais d’un refus de retourner à la société. Ici, Inaba prend fait et cause pour l’un d’entre eux. Peut-être quelqu’un qu’il connaît ? Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que transparaît ce thème dans ses chansons, mais il est ici évident, et Inaba en se mettant à la place de cet individu prend position en sa faveur.

Il n’y a personne en qui l’on peut avoir confiance, et sûrement pas les parents qui sont sévèrement accusés : « Qui a désiré ma naissance ? Ceux qui me désirent, levez la main Alors vous êtes combien ? »

Le narrateur se complaît dans sa solitude sans pour autant renoncer à l’amour. D’ailleurs, il se veut optimiste pour l’avenir. « Je ne pense pas vivre que dans mes rêves. Il suffit de voir un peu de lumière, juste un peu Après ça ira, j’irai là -bas »

Peut-être se veut-il simplement rassurant pour son entourage qui s’inquiète, ou alors Inaba a décidé de l’encourager à aller de l’avant.

SUPER LOVE SONG cache bien son jeu. Le Japon est un pays qui vit plus que tout sur les apparences. Et à première vue, ce single avait tout pour être une chanson d’amour, surtout si on se réfère à sa pochette super-héroïque.

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Mais il n’en est rien. Ici, la super chanson d’amour demeure une aspiration du chanteur. Musicalement dans la continuité de Junjou ACTION mais en plus simple, le point fort de SUPER LOVE SONG se trouve dans ses paroles, véritable exhortation à fraterniser. Inaba se permet de façon à peine voilée de dire son ras-le-bol des convenances japonaises.

Il rejette en effet les mots « iya » et « dame », respectivement « non, ce n’est pas bien » et « non, il ne faut pas » que les gens se balancent sans cesse à la figure pour dire que telle ou telle chose n’est pas convenable sans plus d’argumentation, comme une mère qui gronde son enfant lorsque celui a fait une bêtise à ses yeux.

Aussi, il utilise des mots forts inhabituels tels que « guerre civile » et « guerre froide ». Les rapports interpersonnels en sont-ils arrivés à être si désespérés ?

L’accélération finale, juste après le ralentissement de la rupture, montre une insistance qui ne veut pas laisser de place au compromis. Si l’on estime que la culture japonaise est raffinée, il est des choses selon Inaba qui ne le sont pas du tout :

« La bienséance fanatique », c’est-à-dire cette morale obsédante qui nous oblige à toujours bien faire commme il faut, « menace les passants dans la rue », c’est-à-dire n’importe qui, c’est-à-dire tout le monde, toute la société. Et en effet, contrairement à tous les clichés que l’on peut avoir d’une belle société, « un tel acte n’a rien de raffiné »…

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Mangetsuyo Terase / Pleine lune, resplendis !

Le plus grand point fort de B’z, à mon sens, est et sera toujours la voix d’Inaba. Mais à quoi bon une belle voix isolée ? Les lignes de chant d’Inaba sont en effet tout aussi exceptionnelles, toujours mélodieuses et entraînantes.

Et Matsumoto répond toujours à son complice par un court solo de guitare électrique. Leurs deux virtuosités se combinent toujours et ici cette combinaison est particulièrement réussie.

Perfect Life

Le chanteur aspirait plus tôt à écrire une super chanson d’amour, aspire-t-il aussi à une vie parfaite ? Enchaînements de rythmes entraînants qui encore une fois donnent cette envie de courir, avec ce moment où l’on sent que l’on marche et que d’une seconde à l’autre on va partir comme une flèche. Et cette phrase du refrain confirme ce sentiment : « Va-t-en ! C’est mon chemin ! » Et alors monsieur, que fait-on des convenances ?

Justement, voici de nouveau un texte où le narrateur est seul contre tous, seul face à une société qui l’oppresse. Il craint de ne jamais faire comme il faut. Car la société a déjà une définition de la vie parfaite, mais ce n’est sûrement pas la sienne. Si la vie parfaite japonaise est de toujour retenir ses sentiments réels, surtout la colère, la vie parfaite selon le narrateur c’est tout simplement la réalité elle-même.

Une raison tout de même de ne pas désespérer est l’être aimé. « Même si on me dit que je ne suis pas compétent, j’aimerais au moins te protéger » Et comme toujours Inaba place un soupçon d’optimisme, faisant un clin d’oeil à sa carrière d’antan : « En multipliant les moins, optenez des plus ! »

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Isshin Furan / Ardemment

Changement de rythme génial. Avec une ironie étonnante de la part d’Inaba qui dit dès le début qu’il a imité les groupes à succès, évoquant avec désinvolture tous les baratineurs qui ne savent rien dire d’autre de B’z que c’est un groupe de plagieurs.

La chanson est clairement située à Tokyo puisqu’il est fait allusion à la célèbre statue de Hachiko. Si les textes sont souvent évasifs, ici le contexte est donné et le chanteur précise la cible de sa critique. « Est-on vraiment récompensé dans ce pays De vivre assidûment et avec sérieux ? »

Il continue d’encourager les individus dont la majorité se moque, comme si lui-même avait bien connu cette situation et invitait tous les autres à faire comme lui. Et ne ferait-il pas aussi allusion à un apprenti Matsumoto ? « Après avoir changé les cordes de ta guitare posée contre le mur Fouette-les de toutes tes forces »

FRICTION ou FRICTION ~LAP 2~

Deuxième face B après Koko kara du single SUPER LOVE SONG, FRICTION reprend la vitesse amorcée par Junjou ACTION et SUPER LOVE SONG pour accélérer encore et encore, à l’image du jeu vidéo dans lequel elle est utilisée (d’où l’appellation Lap 2 pour la version de l’album). D’ailleurs, les mots Friction et Action semblent s’interpeller, comme si la friction était un écho à l’action, ou une conséquence.

FRICTION fait partie de ces quelques chansons qu’Inaba prend plaisir à écrire directement en anglais. La dernière en date était Brighter Day sur l’album THE CIRCLE de 2005. Il paraîtrait qu’il écrit souvent ses chansons directement en anglais puis les adapte en japonais, ce qui pourrait expliquer son autre plaisir à faire les fameuses versions E. Style.

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Ce qui est intéressant avec l’écriture en anglais, c’est la comparaison de contenu avec les textes japonais. Comme on l’a déjà dit, les textes d’Inaba varient sensiblement ces dernières années. De tendance plutôt superficielle ou simplement amusante à l’origine, les chansons expriment de plus en plus une vision de l’existence ou une exhortation à faire telle ou telle chose, comme dans SUPER LOVE SONG où il dit « Devenons meilleurs en conjuguant nos effets » ou encore « Eparpillez les bonnes nouvelles »

Si les textes anglais ne sont pas les plus originaux que cette langue ait connus, ils permettent par leur structure différente du japonais et leur référence culturelle autre d’exprimer des idées peut-être moins souvent ou moins facilement dites en japonais.
On retrouve ainsi un thème anglophone récurrent, à savoir le combat pour sa propre vie « I gotta fight, fight for my life » et surtout la dernière phrase « Nothing happens without friction », rien n’arrive sans friction, qui prend tout son sens dans une société où l’ultra politesse empêche tout embryon de débat et de désaccord.

Si, de mon point de vue, FRICTION n’était pas forcément indispensable à l’album, elle a le mérite d’être diablement efficace.

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ONE ON ONE

Retour à un rythme plus lent, avec par moment des aspects jazz rappelant Friends 2. Un moment très agréable de l’album qui donnerait presque envie de danser.

Bokuniha kimi ga iru / Tu es là pour moi

Ballade dont le tout début a de quoi effrayer à la première écoute. Va-t-on verser dans les pleurs avec un abus de violons comme ce fut le cas pour le single OCEAN ? C’est alors que la chanson prend toute son ampleur grâce aux fabuleuses voix et ligne de chant d’Inaba. C’est dans une chanson comme celle-là qu’on prend conscience qu’Inaba est difficilement remplaçable. Et on peut se demander qui dans le paysage musical japonais pourrait interpréter cette chanson. Et heureusement, les violons se font plutôt doux.

Musicalement, la chanson suit une structure proche de Mugon no Promise de l’album MONSTER de 2006 mais va beaucoup plus loin par sa longueur et son insistance.

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Nantoiu Shiawase / Quel bonheur !

Nouvelle ballade aux relents jazz et qui peut évoquer la très zepelinienne Amadare Blues de MONSTER. Encore une fois, on ressent cette insistance. Quelque chose doit être dit, et pour cela il faut chanter plus loin et plus fort.

Warui Yume / Cauchemar

Premier point d’orgue de l’album, Warui Yume peut-être ressenti comme le début d’une deuxième partie imaginaire dans laquelle les chansons seraient moins rapides mais plus rêveuses ou fantaisistes.
De façon antithétique, le titre répond immédiatement au titre précédent. Le cauchemar fait suite au bonheur.

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HOMETOWN BOY’S MARCH possède justement cette fantaisie rappelant certaines chansons b’ziennes au rythme festif et entraînant. Voilà une chanson, qui même sans que l’on ne comprenne les paroles, invite à la bonne humeur. Une conclusion amusante qui rappelle les 17 et 18ème siècles européen, quand les armées marchaient au son du tambour. Ou comment s’éloigner tout à fait des sonorités de la production pop japonaise…

Koubou

Deuxième point d’orgue de l’album qui prend un air très sérieux et dont la puissance de la mélodie appelle quasiment les larmes. Un solo de Matsumoto dans la grande tradition b’zienne. Un vrai régal.
B’z a pris pour habitude ces dernières années de placer des ruptures de rythme dans certaines chansons, notamment avant le dernier refrain. C’est le cas de chansons comme le très bon single ARIGATO ou encore SUPER LOVE SONG. Ici, la conclusion de Koubou n’est pas une simple rupture mais réellement un changement de direction. On retrouvera le même procédé dans la chanson suivante, à savoir Travelling Men no Thema / Le thème des hommes voyageurs qui comme son nom indique invite au voyage. En tout cas, la dernière phrase évoque un renouveau : « La force nécessaire pour vivre demain naît ici et maintenant »

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Ore to omae no atarashii Kisetsu / Notre nouvelle saison à toi et moi.

Un renouveau que le titre tourné vers l’avenir de cette chanson dynamique semble confirmer, avec un refrain nostalgique et de jolies percussions. Où l’on semble envisager un avenir proche avant l’éternité qui est un peu plus longue et lointaine…

Eien no Tsubasa / Ailes éternelles

Voilà une ballade qui donne la contradiction à une autre telle que Bokuniha kimi ga iru ainsi qu’à toute la deuxième partie de l’album. En effet, alors que Warui Yume et les chansons suivantes ont un goût de liberté dans leur construction et leur enregistrement, Eien no Tsubasa est une chanson bien trop formatée avec un refrain trop prévisible et trop récurrent. Cette chanson, 43ème single du groupe, est dans la lignée de OCEAN, dernier gros single de B’z sur le plan commercial.

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Cependant, les ailes éternelles sont de meilleure qualité que l’océan. Et si j’avais regretté l’insertion de OCEAN à la fin de l’album MONSTER, ce qui faisait vraiment croire à une tactique commerciale car la chanson n’était pas vraiment dans le ton de l’album, je pense que Eien no Tsubasa assume bien mieux sa place sur ACTION. Car elle est loin d’être mauvaise, et comme toujours chez B’z, rien n’est jamais désagréable à écouter. Parfaitement réalisée, avec toujours une jolie ligne de chant et une voix remarquable, elle est simplement trop propre et manque d’ambition face au reste de l’album.
Il m’arrivera, personnellement, d’écouter l’album en version courte ou intégrale. En fonction de mon humeur, Eien no Tsubasa fera partie du voyage, ou non.

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BUDDY conclut magnifiquement l’album avec un ton énergique et légèrement différent du reste. Buddy que l’on pourrait traduire par « mon pote » a cette note rock de bonne humeur et d’espoir. Comme si l’un des deux invitait son pote à continuer l’aventure…

Enfin, ACTION est un grand album de B’z, le meilleur depuis GREEN sans cependant prétendre être le meilleur de tous. Il assume parfaitement sa durée de 70 minutes et se fait un bel ambassadeur de l’univers b’zien, tel un feu d’artifice d’énergie et de bonne humeur avec des textes loin d’être superficiels. Surtout, il réussit à souffler de manière homogène du début à la fin sans jamais perdre l’enthousiasme de ses auditeurs.
Il n’y aura pas de dépaysement pour le connaisseur de B’z et j’invite sincèrement les non connaisseurs à se procurer ce très bon disque qui sera toujours un début parfait pour s’initier. Cependant, la musique de 2008 s’éloigne indubitablement de celle des années 90 et ceux qui diraient avoir écouté B’z en 1994 et auraient disparu de la circulation pendant quatorze ans (enlevés par les Nord-Coréens ?) ne devraient pas affirmer trop vite bien connaître la musique du plus grand groupe du Japon. De l’eau a coulé sous les ponts entre le 7ème album The 7th Blues et le 16ème ACTION et elle continuera de couler jusqu’au 17ème qui s’éloignera, lentement mais sûrement, d’un passé glorieux vers un avenir non moins légendaire…

Restons connectés !

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Et n’hésitez pas à raconter ce que cet album vous inspire et fait ressentir !

 

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