L’utopie est le noeud du problème dont les questions demeurent sans réponses

12 juin 2013 par Odon Vallon in Critiques, Nouvelles

HEAT, Kakushin (le noeud du problème), Q&A et Utopia sont donc les titres des quatres chansons inédites bonus venant s’ajouter aux 50 singles des compilations The Best XXV.

Le fait de placer en fin des deux compilations deux titres inédits est évidemment un acte commercial, pas choquant en soi, mais critiquable pour deux raisons.

Tout d’abord, le premier volume comporte tous les singles sortis entre 1988 et 1998, commençant donc par Dakara sono Te wo hanashite, et se terminant par HOME. Ces deux titres bien connus des fans représentent justement l’évolution musicale de B’z sur cette période de dix ans, allant d’une recherche d’identité, d’une musique au synthétiseur, à un rock affirmé et une forte identité.

Comment peut-on alors passer de HOME de 1998 à HEAT de 2013 (ou plutôt de 2012 en considérant la sortie du single de Kim Hyung-joon) ?

Autant on peut trouver logique de retrouver des inédites de 2012/2013 à la fin du volume 1999-2013, autant ici c’est inapproprié.

La deuxième raison, et pas des moindres, tient au fait du titre HEAT lui-même. Car il faut être totalement honnête, HEAT est la première mauvaise chanson de B’z en 25 ans. On nourrissait un léger espoir après avoir appris que B’z possédait sa propre version de cette chanson écrite pour la starlette coréenne Kim Hyung-joon. On se disait que la version de Matsumoto et Inaba ne pouvait pas être aussi mauvaise, que forcément Inaba lui-même allait relever le niveau zéro du chant du Coréen, et que Matsumoto allait retoucher son instrumentation, voire la mélodie elle-même.

Hélas, après avoir pu écouter la version entière, force est de constater, sauf erreur, que HEAT version B’z ne comporte aucune différence avec HEAT version Kim, la voix d’Inaba mise à part. Ce sera notre seul lot de consolation. Ce qui fait finalement que B’z n’est pas un groupe japonais comme les autres, son chanteur, vient tout juste sauver l’honneur. Mais ce qui fait aussi que B’z n’est pas un groupe japonais comme les autres, sa mélodie entraînante, son instrumentation et sa ligne originale, tout cela semble absent de HEAT, ou du moins beaucoup plus faible qu’habituellement. On croit un instant percevoir un lien de parenté avec ultra soul. Mais on se sent bien triste à la fin. Alors que B’z s’est toujours démarqué de la pop japonaise commerciale basique en créant ses propres standards, il semblerait que B’z se soit essayé pour une fois à la pop commerciale japonaise…

Bien sûr, écoutez HEAT trois, quatre fois, et la chanson vous restera dans la tête, mais le plaisir et l’énergie ressentie habituellement seront absents.

Heureusement, les trois autres chansons inédites viennent sauver la baraque !

Dans des styles différents, Kakushin, Q&A et Utopia renouent avec ce qui fait B’z. Kakushin, sorte de ballade dynamique, propose une variation guitaristique du titre MAGIC.

De son côté, Q&A semble se présenter comme le 51ème single officieux, dans la lignée des singles rock rapides de ces dernières années, simples mais efficaces (GO FOR IT, BABY; Sayonara kizudarake no Hibiyo, DIVE, BURN etc…). En plus de servir de nouveau générique de début à la série Détective Conan, Q&A bénéficie paradoxalement d’un clip original dans l’univers b’zien. Mettant en scène un samouraï, le clip offre un cliché de la culture japonaise, il devrait plaire à un public étranger (mais comme B’z ne s’adresse à aucun public étranger…).

C’est enfin le titre Utopia qui apporte un vrai vent de fraîcheur, tant dans la rythmique plus posée et plus approfondie, que dans son clip tout à fait inhabituel. En effet, le clip démarre sur un plan-séquence d’une minute et 6 secondes, ce qui est conséquent dans ce genre de vidéo. Plus encore que Q&A, Utopia raconte une histoire en montrant Inaba effectuer des gestes simples et banals dans un lieu réduit et fermé, aux côtés de Matsumoto posé tranquillement à la guitare. Bref, un régal !

En attendant le clip de HEAT, mais là on n’est déjà plus sûr de vouloir encore l’attendre…

 


La fin d’une ère le 12 juin ?

11 juin 2013 par Odon Vallon in Nouvelles

Ce 12 juin sortent donc les deux compilations B’z The Best XXV 1988-1998 et B’z The Best XXV 1999-2012.

Il s’agit donc bien de deux albums distincts sortant le même jour. Et on est bien obligé de penser que l’un des deux va ravir la première place du top Oricon et que l’autre ravira la deuxième. A moins que les deux albums se vendent exactement au même nombre d’exemplaires près, ce qui nous ferait un double numéro 1, ce qui serait tout de même hautement improbable.

Alors, cela veut dire que pour la première fois depuis 1990 un album de B’z ne va pas être premier du top Oricon. Et ça, c’est tout de même un événement. Bien sûr, c’est B’z qui va soi-même se voler la première place.

Cependant, la réalité technique est un peu différente de la légende, car il existe bien deux disques qui n’ont pas atteint la première place du top Oricon après 1990, du moins pas en première semaine (le résultat du jour de leur sortie restant à retrouver), à savoir les deux albums karaoké B’z TV Style de 1992 et B’z TV Style II de 1995, tous deux SONGLESS VERSION.

Le premier se plaça 2ème en première semaine, et le second en décembre 1995 n’atteignit même que la 17ème place, toujours en première semaine. Evidemment, sans rien enlever au talent de Matsumoto, on sait que les Japonais et surtout les Japonaises sont fans d’Inaba. Enlevez sa voix, même à des singles vendus à des millions d’exemplaires, et les Japonais d’alors ne voyaient plus autant d’intérêt à de tels disques.

Alors, laquelle des deux nouvelles compilations devrait se vendre le plus ? On peut miser sur l’épisode 1988-1998, et ce malgré les succès phénoménaux des compilations antérieures comme The Best Pleasure (1998) et The Best ULTRA Pleasure (2008) regroupant sensiblement les mêmes titres.

En effet, même si B’z est aujourd’hui une institution, un groupe toujours dans le vent et porté par une base de fans gigantesque, touchant toutes les générations et toutes les couches de la société japonaise, c’est tout de même la première décennie qui demeure dans les esprits comme la décennie la plus mémorable et la plus culte. Si l’épisode 1999-2012 comporte des titres excellents et importants, l’épisode précédent est constitué de titres majeurs et inoubliables, connus de quasiment tout Japonais.

Enfin, il nous faudra formuler une critique, rendez-vous donc à l’article suivant !

 


Envoyez une question à B’z jusqu’au vendredi 24 !!

21 mai 2013 par Odon Vallon in Nouvelles

Mi juin, B’z proposera un « programme spécial » en direct sur sa chaîne YouTube. C’est un véritable événement !

L’émission sera présentée par le critique de musique renommé Itô Seisoku (Masanori de son vrai nom).

Surtout, il nous est offert de poser nos propres questions via Twitter, Facebook et Google+ ! Attention ! Nous avons jusqu’au vendredi 24 mai !!

Pour Twitter, en plus de l’adresse @Bz_Official  n’oubliez pas le code #Bzに質問

Evidemment, dans ce genre d’événement il est toujours difficile de voir sa question sélectionnée, cependant nous vous invitons à poser un maximum de questions en anglais. Encore une fois, c’est une occasion pour nous de montrer qu’il existe un public en dehors du Japon !

Quelle sera votre question ?

Restez connectés pour la date et les horaires précis !


Lancement du Festival B’z !!

05 mai 2013 par Odon Vallon in Nouvelles

Le Festival B’z offre aux fans du célèbre groupe japonais de partager leurs reprises !!

Pour cette première édition, nous avons donc choisi la chanson culte NATIVE DANCE de 1992 sortie sur l’album RUN.

En effet, B’z fête ses 25 ans en 2013 et il s’agissait de trouver un titre culte, mais pas le plus connu des fans internationaux.

Comment participer ?

Vous pouvez participer en tant que groupe ou en solo, proposer une version aussi bien a cappella qu’une version instrumentale. Vous êtes libres !

Jusqu’à quand ?

Comme cette première édition est un rodage, nous donnons donc une date modulable :

vous avez jusqu’au 30 juin 2013 pour nous faire parvenir votre version de NATIVE DANCE !

C’est parti !


Histoire de l’Art

23 avr 2013 par Odon Vallon in réflexion

Ceux qui nous suivent sur Twitter auront remarqué cette petite affaire provoquée par la chanteuse taïwanaise Yufeng Xiao, laquelle dans un de ses récents morceaux a radicalement réutilisé le piano de Mou Ichido Kiss shitakatta de B’z.

Cela donne ça :

Est-il utile de nous rappeler le titre original ? Allez, rien que pour le plaisir !

Il est intéressant de voir Mou Ichido revenir sur le devant de la scène. La chanson date de 1991 et de l’album In The Life. Même si elle ne fut jamais un single ni même une face B, Mou Ichido Kiss shitakata (Je voulais t’embrasser une fois encore) fait partie des grands classiques du répertoire b’zien.

Alors, la chanson taïwanaise comporte-t-elle un plagiat de la chanson de B’z ? Sûrement, d’une certaine manière, si l’on considère que le plagiat est un vol, c’est-à-dire une reproduction à l’identique d’une oeuvre sans l’autorisation de son auteur.
Néanmoins, on s’accordera pour dire que la chanson en elle-même ne ressemble pas à la chanson de B’z. Il s’agit donc bien d’un plagiat tout à fait partiel.

Certains voient peut-être ou je veux en venir. En effet, il semblerait que nombre de fans de B’z aient mal apprécié ce plagiat d’une de leurs chansons culte. N’ayons cependant pas la mémoire trop subjective. On sait combien B’z aime à reprendre des passages d’autres artistes, Tak Matsumoto s’était fait maître de l’emprunt. Nous avons déjà eu l’occasion à plusieurs reprises d’évoquer ce sujet sur B’z no Bise et de développer notre point de vue : Matsumoto ne plagie pas, il emprunte. C’est-à-dire qu’il prend des bouts de musiques, des bouts de chansons, les modifie, se les réapproprie, et les utilise dans ses chansons.
C’est ainsi que Matsumoto indique ses goûts et ses références, fait des clins d’oeil et rend hommage à ses coups de coeur ou à ses maîtres.
Dans le cas de la chanson taïwanaise plus haut, le problème qui se pose tient au fait que la partie empruntée est identique à l’originale. On sait combien B’z est populaire à Taïwan, on se doute que Yufeng Xiao a grandi en écoutant B’z et leur fait un clin d’oeil à son tour. Mais le clin d’oeil est trop évident, trop criant.

Quoi qu’il en soit, ainsi va l’histoire de l’art, qu’il soit graphique, littéraire, musical ou autre. On n’apprend ni ne se forme sans modèles. On évolue rarement en-dehors de tout courant. Toute création est destinée à être reprise, recopiée, imitée, reformulée, renouvelée.
Dans le cas présent, la chanson taïwanaise est une chanson très réussie. Pour ma part, je l’apprécie beaucoup, et plutôt que de crier au scandale, je prends plaisir à entendre Mou Ichido à l’intérieur d’une autre chanson.

Pour finir, on sait que si B’z a d’innombrables admirateurs au Japon, on ne doit pas non plus oublier quer que c’est un groupe très critiqué. Les « ennemis » de B’z se nomment les Anti-B’z. Quels sont leurs raisons ? Premièrement, l’immense succès de B’z les dérange, il est forcément suspect. Deuxièmement, les Anti doivent être des puristes qui ne supportent pas ce qu’ils appellent « pakuri », à savoir le plagiat, et donc ils ne supportent pas que B’z puisse connaître un tel succès alors que ce n’est pour eux qu’un duo de plagieurs.

Evidemment, nous ne sommes pas du tout d’accord avec ces Anti à la pensée négative et qui ne font jamais aucune nuance entre le plagiat, l’hommage, l’emprunt et la réappropriation artistique. Pour eux, dès que deux notes se suivent et se ressemblent entre deux morceaux, alors il y a plagiat !

Puisque cet article était l’occasion de remettre Mou Ichido Kiss shitakatta à l’honneur, cela m’a rappelé qu’il y a quelques années j’avais découvert qu’un Anti accusait B’z d’avoir copié le titre mondialement connu de Ryuichi Sakamoto, Merry Christmas Mr. Lawrence (du film éponyme de Nagisa Oshima avec Sakamoto lui-même, David Bowie et Takeshi Kitano dans son premier rôle au cinéma).
Je vous laisse juger par vous-mêmes, mais selon moi l’accusation de plagiat était ici de l’ordre de l’acharnement…

Trente ans donc après Merry Christmas Mr. Lawrence, une chanson est critiquée, plutôt à raison, pour en copier une autre de 1991, laquelle avait déjà été critiquée, plutôt à tort, pour copier Merry Christmas Mr. Lawrence. Que les critiques soient fondées ou non, les ressemblances et les impressions de ressemblance sont là. Ainsi va l’histoire de l’Art.


To B’z or not to B’z. That is the question!

31 mar 2013 par Odon Vallon in Nouvelles

 

B’zer ou ne pas b’zer, telle est la question, en bon français dans le texte.

Tandis que le 3ème DVD concert ELEVEN de 2001 est sorti ce 27 mars, anniversaire de Matsumoto au passage, le groupe a donc annoncé la suite des festivités. Et ceux qui nous lisent savent à quel point nous attendions cette suite et combien nous nous posions de questions.

Alors, avant de dire que nous sommes peut-être déçus, on va tout de suite penser aux plus jeunes qui découvrent B’z aujourd’hi. Je pense tout personnellement à ces quatre garçons de 15 ans auxquels j’ai fait découvrir B’z encore cette semaine, et lesquels, coup de chance ou non, ont accroché. A ces jeunes-là, ce que B’z propose cette année, je le conseille et le recommande. En effet, si vous ne connaissez pas encore B’z ou seulement partiellement alors jetez-vous sur les deux compilations à sortir le 12 juin :

B’z The Best XXV 1988-1998  &  B’z The Best XXV 1999-2012

Chaque album comportera 28 titres : soit 25 singles - dont un double face A, donc 26 morceaux - et deux titres inédits.

B’z The Best XXV 1988-1998

01. Dakara Sono Te wo Hanashite
02. Kimi no Naka de Odoritaï
03. LADY-GO-ROUND
04. BE THERE
05. Taïyou no Komachi Angel
06. Easy Come, Easy Go!
07. Itoshii Hito yo Good Night…
08. LADY NAVIGATION
09. ALONE
10. BLOWIN’
11.  ZERO
12. Aï no Mama ni Wagamama ni Boku wa Kimi Dake wo Kizutsukenaï
13. Hadashi no Megami
14. Don’t Leave Me
15. MOTEL
16. Negaï
17. love me, I love you
18. LOVE PHANTOM
19. Mienaï Chikara ~INVISIBLE ONE~
20. MOVE
21. Real Thing Shakes
22. FIREBALL
23. Calling
24. Liar! Liar!
25. Samayoeru Aoï Dangan
26. HOME
Titres inédits
27. HEAT
28. Kakushin


B’z The Best XXV 1999-2012

01. girigiri chop
02. Konya Tsuki no Mieru Oka ni
03. May
04. juice
05. RING
06. ultra soul
07. GOLD
08. Atsuki Kodou no Hate
09. IT’S SHOWTIME!!
10. Yaseï no ENERGY
11. BANZAI
12. ARIGATO
13. Aï no Bakudan
14. OCEAN
15. Shôdô
16. Yuruginaï Mono Hitotsu
17. SPLASH!
18. Eïen no Tsubasa
19. SUPER LOVE SONG
20. BURN -Fumetsu no Face-
21. Ichibu to Zenbu
22. DIVE
23. MY LONELY TOWN
24. Sayonara Kizu Darake no Hibi yo
25. Don’t Wanna Lie
26. GO FOR IT, BABY -Kioku no Sanmyaku-
Titres inédits
27. Q&A
28. Utopia

Evidemment, ces deux compilations représentent une certaine somme, et on sera tenté de faire un choix. Mais lequel ?! Comment choisir entre deux montagnes de singles incontournables ? A vrai dire, la période 1988-1998 comporte certainement le plus d’incontournables. Cependant, la période 1999-2012 représente logiquement mieux le B’z d’aujourd’hui.
En effet, le premier single de 1988 est très éloigné de ce que B’z peut produire aujourd’hui…

La suite des festivités ou les réponses à nos questions ?

Quelles étaient-elles ? Ah oui : B’z va-t-il continuer ou mettre entre parenthèses sa carrière internationale démarrée en 2012 ? Toute nouvelle sortie va-t-elle donc faire l’objet d’une distribution officielle à l’international via iTunes ?

Force est de constater que nous n’avons aucune réponse pour l’instant. Pour la bonne et simple raison que ces deux compilations ne sont en réalité qu’une collection exhaustive des 50 singles et 52 faces A sortis entre 1988 et 2012. On pourrait rétorquer qu’il n’y a pas de raison. Justement, si B’z veut se faire connaître à l’international, quoi de mieux pour faire découvrir son historique au travers de ses singles ?

Bien sûr, on se doute que la carrière internationale est mise entre parenthèses, mais pour en être définitivement certain, on devra attendre la prochaine nouveauté, à savoir le single n°51 et l’album n°19 !

Etre fan ou ne pas l’être, telle est la question !

Alors ? Que penser de cette nouvelle compilation ? En premier lieu, on dira que le titre est trompeur. Non, il ne peut s’agir d’un best-of. Un best-of par définition devrait réunir ce qui est considéré comme le meilleur d’un groupe. Or, il s’agit ici d’une compilation complète de tous les singles. Les albums auraient dû donc s’intituler « The Complete Singles » ou quelque chose dans le genre. D’autant que B’z nous a habitués aux noms utilisant le terme « best » avec un peu plus de subtilité. On pense évidemment aux cultissimes « The Best Pleasure » et « The Best Treasure » de 1998.

Ensuite, on regrettera qu’à nouveau le groupe nous « offre » deux chansons inédites sur chaque disque, histoire d’en justifier l’achat auprès des sceptiques, d’exciter les fans les plus acharnés, de présenter le tout comme deux « super singles » et bien entendu de « forcer » l’achat des deux quand on ne voudrait en prendre qu’un. Car au final il s’agit bien de quatre nouveaux titres, mine de rien.

D’ailleurs, si le groupe nous avait déjà fait le coup en 2008 pour ses 20 ans, les titres à l’époque avaient quelque chose de commémoratif et de plus marqué dans le temps : GLORY DAYS (qui s’était avérée un peu lourde) et Itsuka mata kokode (qui était très réussie en revanche) étaient des clins d’oeil respectifs à la carrière du groupe et à la fidélité des fans.

Aujourd’hui, rien de tout ça, et au contraire, B’z nos sort des titres qui ont tout de titres de singles : HEAT, Kakushin (le fond de la question), Q&A, Utopia. A part HEAT, on retrouve le côté intellectuel d’Inaba qui s’exprime fortement.

Reste donc HEAT qui n’est en réalité pas tout à fait une inédite. Single produit à l’origine par B’z pour la starlette sud-coréenne Kim Hyun-joong, on peut déplorer que ce titre sans âme fût d’une nullité grotesque. L’interview de Matsumoto et d’Inaba dans leur propre magazine Be With! avait laissé comprendre qu’ils n’avaient eu quasiment aucun contact avec le chanteur et son staff, que tout avait été réglé de manière froide et commerciale. On comprend aisément qu’aucun des deux hommes n’ait eu envie dans ces conditions de sortir un titre inoubliable, lequel de toute façon n’aurait pu être défendu par un Kim Hyun-joong à la voix inexistante.

On sait que HEAT n’a pourtant pas été abandonnée par nos deux compères, comme s’ils n’avaient pas voulu que cette chanson porte le nom de « unique mauvaise chanson de B’z ». En effet, le groupe a eu l’occasion de jouer HEAT durant l’été 2012. Ce n’est donc qu’une demi-suprise de la retrouver parmi les quatre inédites. Car on peut, et on DOIT espérer qu’il s’agisse bien d’une inédite, c’est-à-dire d’une version tellement éloignée de l’originale qu’elle en sera devenue une bonne chanson !

On n’oubliera pas l’argument majeur qui fera acquérir ces compilations malgré tout : la collection complète des clips correspondant à chaque single. 52 clips (plus quatre potentiellement inédits), évidemment ça laisse quelque peu rêveur.
Pour le coup, le groupe a refondu sa chaîne Youtube et son merveilleux staff n’a pas pu s’empêcher de commettre l’idiotie d’effacer tous les derniers clips officiels.
Adieu donc GO FOR IT, BABY, Don’t Wanna Lie, Sayonara Kizudakare no Hibiyo ! Mais surtout, chose aberrante : adieu C’mon !!
Que les trois titres cités ci-dessus aient été effacés pour des raisons de « concurrence » commerciale avec les compilations, passe encore, mais à quoi bon supprimer de Youtube la vidéo de C’mon ? Elle n’était pas un single et ne se retrouve pas sur les compilations ! Et en plus de ça c’était la vidéo la plus vue de B’z sur Youtube…
Mais il est impossible de lutter contre l’esprit obtus des managements japonais, certains de leurs méthodes et convaincus que l’extérieur du Japon est dangereux.

Pour résumer

Pour résumer, ces deux compilations ne sont pas ce que nous attendions, même si nous nous doutions qu’elles pourraient voir le jour. Elles représentent un véritable intérêt pour les collectionneurs, notamment de clips rares (et ce même si B’z a fait bien plus que 52 clips) et un intérêt peut-être encore plus grand pour les novices.
Pour les fans qui se sentent mal à l’aise à l’idée de tout acheter aveuglément, et dont je fais partie, ces disques sont largement dispensables. Malgré les quatre inédites, il faut savoir dire non parfois.

Enfin, ce que nous attendons est encore devant nous. Les deux compilations sortent le 12 juin, B’z va lancer une tournée estivale dénommée Endless Summer. Peut-on encore espérer un 51ème single et surtout un nouvel album ? Car, en plus de savoir quelle direction B’z va prendre sur le plan artistique, c’est la réponse définitive à nos questions qui se trouve là !

Kakushin to Q&A !!

B’z à Paris ? Utopia !


Avoir 25 ans au Japon… et dans le monde ?

17 fév 2013 par Odon Vallon in réflexion

Bien le bonjour !

Alors que le B’z LIVE-GYM 2008 -ACTION- est logiquement encore dans les top 10 DVD et Blu-ray (dont il a pris la première place, tous les Blu-ray de B’z cartonnent ces dernières années, faisant largement reculer les ventes de DVD du groupe), et alors que le prochain DVD sort fin février, l’attente du véritable lancement de l’année 2013 et surtout des 25 ans de B’z se fait de plus en plus pressante.

En effet, B’z ne communique plus depuis un certain temps, laissant présager une explosion peu après la sortie du 3ème DVD fin mars. On peut tabler sur un feu d’artifice dans les premières semaines d’avril.

Evidemment, après 3 DVD rappelant les heures de gloire de B’z, le plus grand groupe du Japon est attendu au tournant. Autant dire qu’une nouvelle compilation, même participative, du type « Best Pleasure 3″, ne serait pas à la hauteur de l’attente. Fort logiquement, un 51ème single pourrait voir le jour, un an après le fameux GO FOR IT, BABY -kioku no sanmyaku-.

Un nouvel album original serait aussi tout à fait bienvenu, en parallèle à la super tournée que le groupe s’apprête sûrement à lancer. Car même si GO FOR IT, BABY s’était avéré excellent, avec pour le coup une publicité Pepsi réussie, la suite de l’année 2012 avait été quelque peu décevante, comme nous avons déjà eu l’occasion de le dire. Certes, le titre Into Free -Dangan- était formidable et disponible dans le jeu Dragon’s Dogma, mais le mini album B’z disponible dans 63 pays via i-Tunes ressemblait plus à un minimum syndical qu’à une vraie sortie digne du statut de B’z.

Nous y voilà. Quoi que fasse B’z en 2013, qu’il s’agisse d’une compilation, d’un ou plusieurs singles ou encore d’un album, la question essentielle pour nous fans internationaux est simple : ces disques connaîtront-ils une sortie internationale ?

La question est essentielle car B’z est à la croisée des chemins :

- faire de sa carrière japonaise une carrière mondialisée, même numériquement, même discrètement.

- continuer sa carrière japonaise (51ème single, 19ème album) sans aucune sortie internationale, et de fait soit mettre sa carrière internationale entre parenthèses, soit continuer une carrière internationale parallèle avec des mini albums d’auto-reprises en anglais, soit carrément y mettre un terme.

Donc, bien sûr nous attendons avec impatience le feu d’artifice pressenti pour avril, mais au-delà de ça l’annonce ou non d’une sortie internationale des prochains disques de B’z. Le choix d’une double carrière, une exclusivement japonaise et l’autre internationale, serait pour nous évidemment terriblement décevant et même frustrant, car nous nous verrions considérés comme un public de second ordre, voir un public quasi inexistant.

Et cela risque bien d’être le cas, malgré les sorties systématiques à l’international des disques de Matsumoto, comme l’an dernier Strings Of My Soul ou encore récemment son single Live Life en numérique.

Alors, si Matsumoto assume déjà une carrière mondialisée depuis dix ans, pourquoi pas B’z désormais ? Pendant ce temps, d’autres viennent en France et sont visibles à la télévision.

Le suspense jusqu’à avril demeure entier !! Restons connectés !


B’z et les nouveaux rois du Marock !!

03 jan 2013 par Odon Vallon in Interview

Une bonne année à tous et à toutes !! Nous allons débuter 2013 en compagnie du groupe marocain Byôki No Otaku que l’on peut écouter depuis peu sur Youtube et qui nous prouve que B’z en particulier et la musique japonaise en général s’écoutent sur tous les continents.

Après Z:RO de Boston, voici donc Byôki No Otaku de Rabat ! On les remercie de tout coeur pour cette interview accordée en toute sympathie.

———–

Q. Nous avons eu le plaisir de vous découvrir récemment grâce à internet. Pouvez-vous nous présenter votre groupe Byôki no Otaku ?

Byôki No Otaku est tout simplement le premier groupe à avoir adopté le JRock au Maroc, et certainement aussi au monde arabe et en Afrique. Composé de 3 membres, Nizart (chant/guitare), Zico (guitare) et Slimane (basse), ce trio rbati, passionné par le Japon et la culture japonaise sous toutes ses formes, est actif depuis Janvier 2009 et propose des concerts d’une durée moyenne de 90 minutes dans plusieurs villes marocaines.

Q. Vous êtes donc un groupe marocain passionné de culture japonaise. Quel est l’intérêt porté à la culture japonaise au Maroc ? Etes-vous des fans isolés ou représentez-vous un vrai public ?

Je (Zico) crois que l’intérêt porté à la culture japonaise ici au Maroc est similaire, jusqu’à un certain degré, à celui suscité en France. Il émane d’une niche, qui tout compte fait représente un public hautement actif. L’intérêt ou le degré d’intérêt à la culture diffère bien évidemment. On trouve ceux qui lient la culture japonaise uniquement aux mangas et aux animés, mais aussi ceux qui transcendent cette limite pour découvrir d’autres aspects qui leur font aimer encore plus ce pays, je parle là d’histoire, de cinéma, de littérature,  de philosophie de vie (marqué par le Bushido), des mœurs et agissements au sein de la société…

Q. La musique japonaise est-elle accessible au Maroc, peut-on y trouver des disques notamment dans les grandes villes ?

La musique en général est difficilement accessible au Maroc, du moins légalement. Ceci commence à changer avec l’implantation de la Fnac et Virgin, mais aucun disque japonais n’y est accessible. Le seul moyen de s’en procurer est d’en importer directement du Japon, ce qui n’est pas facile non plus.

Q. Quand et comment avez-vous découvert B’z ? Etant donné que vous chantez de nombreuses chansons japonaises, est-ce que B’z est un groupe parmi d’autres dans votre passion ou est-ce un groupe bien particulier, voire unique ?

J’ai (Nizart) découvert B’z en surfant sur Internet. J’étais curieux de savoir quel groupe est le roi des ventes au Japon, et j’ai eu ma réponse grâce à Wikipédia. La première chanson que j’ai écoutée était Blowin’, que j’ai ensuite faite écouter aux autres membres qui ont tout de suite accroché. Depuis ce temps (durant 2009), une voire plusieurs chansons de B’z sont systématiquement présentes dans notre set-list, aux côtés d’autres artistes bien évidemment. Mais ce qui rend B’z uniques pour nous, c’est leur grand registre musical basé sur du Hard Rock nettement influencé par le Blues et le Jazz. On adore aussi l’énergie qui se dégage de leur chansons.

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