Koshi Inaba et Kei Nishikori ouvrent la saison 2017

01 jan 2017 par Odon Vallon in Nouvelles

Bonne année 2017 ! 新年あけましておめでとうございます!

Alors que l’on attend impatiemment le 18 janvier pour la sortie de CHUBBY GROOVE, l’album de Koshi Inaba et de Stevie Salas, sans oublier le 8 février pour la collaboration entre Tak Matsumoto et Daniel Ho sur Electric Island, Accoustic Sea, on peut d’ores et déjà se délecter du nouvel entretien d’Inaba avec l’un des sportifs japonais les plus connus dans le monde, le joueur de tennis Kei Nishikori !

 

On se rassure, durant les 50 minutes de conversation, on n’apprendra évidemment rien de transcendant. Comme à l’accoutumée, la discussion tourne autour de trois fois rien. On y découvre un Kei Nishikori gentil tout plein aux côtés du « méga senpaï » Inaba.

Initiée en 2015 avec une autre star de la chanson, Masaharu Fukuyama, cette série d’entretiens menée par Inaba est fort intéressante du fait de la diversité des personnes invitées. Cette fois, la démarche promotionnelle est évidente puisque la chanson TROPHY du nouvel album servira de générique à la saison télévisuelle de tennis au Japon.

Cependant, on a le plaisir d’écouter un Inaba connaisseur semblant apprécier le jeune Japonais, seul représentant japonais au plus haut niveau mondial. Il est aussi amusant de penser que si Inaba est une plus grande star que Nishikori, ce dernier est en revanche bien plus connu que lui dans le monde.

Lors de l’entretien, on apprend que tous deux sont originaires de la même région, Okayama, et surtout que Nishikori a déjà eu l’occasion de venir jouer dans la ville natale d’Inaba, à savoir Tsuyama, ce qui ne manque pas de surprendre énormément le chanteur.

La conversation s’attarde logiquement sur l’évolution de Nishikori ces dernières années, lui qui sera parvenu jusqu’à la place de numéro 4 mondial en 2016, derrière Andy Murray, Novak Djokovic et Stanislas Wawrinka. Lui-même reconnaît n’avoir pas cru en lui-même au début, lorsqu’il affrontait les tout meilleurs, se disant qu’un petit Japonais n’avait aucune chance face à ces gars-là.

Inaba ajoute alors qu’il adorerait connaître ce sentiment lorsque l’on bat quelqu’un de plus fort que soi, lui qui a atteint les sommets de la gloire sans devoir affronter directement des adversaires (même si être systématiquement premier au top des ventes est une forme de victoire. B’z alias Federer !)

Le plus intéressant demeure la petite révélation de Koshi Inaba sur son année 2016. Comme on le voit très bien dans le clip de SAYONARA RIVER, Inaba et son ami Stevie Salas ont voyagé plusieurs mois aux quatre coins du monde afin de réaliser leur album. Il aura eu l’occasion de rencontrer de nombreuses personnes et personnalités. Il avoue durant l’entretien que son regret est de ne pas avoir entrepris cette démarche plus tôt. Ou comment comprendre que la vie d’une star japonaise est réglée comme du papier à musique par un agenda dans la main de fer d’un manager sans pitié…

Désormais, avec la maturité, souhaitons à Inaba de continuer ses voyages et de revenir toujours plus riche de nouvelles rencontres et toujours plus inspiré. Car on a le sentiment qu’il a un peu fait le tour du Japon et le tour de la question avec B’z, même si on attend toujours LE futur gros album du duo, évidemment.

Pour finir sur une question inspirée du film Your Name, sorti tout juste en France et gros succès au Japon (et RADWIMPS au générique), on demande aux deux hommes ce qu’ils feraient s’ils étaient dans le corps de l’autre. Nishikori avoue qu’il irait au fameux croisement de Shibuya et qu’il se mettrait à chanter spontanément afin d’être admiré de tous. Quant à Inaba, il joueraient tous les matchs possibles et imaginables, même des matchs de seniors du quartier. Rires, comme on dit.

Souhaitons bonne chance à Nishikori pour la saison 2017. On aimerait bien le voir remporter Roland Garros !

Et souhaitons le meilleur pour Inaba qui nous garantit déjà du meilleur avec son nouvel album CHUBBY GROOVE !

A bientôt !

 


Koshi Inaba et Stevie Salas, un duo d’enfer

29 déc 2016 par Odon Vallon in Nouvelles

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Il était temps pour nous d’écrire à nouveau au sujet du plus grand groupe du Japon ! Surtout que nous avons laissé filé nombre d’informations ces derniers mois.

Quoi qu’il en soit, vous l’aurez remarqué, l’actualité comme l’activité de B’z sont assez calmes ces derniers temps depuis la sortie du dernier album EPIC DAY en 2015.

Depuis lors, nous avons eu droit à un très intéressant single de la part d’Inaba, Hane, et un génialissime album solo de Matsumoto : enigma

Nombreux sont les fans qui désirent ardemment que le duo se reforme au plus vite, et nos lecteurs assidus savent que ce n’est pas notre cas. Nous aimons B’z pour ce que le groupe fait de mieux et non pas juste parce qu’il s’appelle B’z. Or, nous préférons attendre longtemps un super album que voir le groupe se perdre dans des chansons forcées et sans inspiration. Etonnamment, les derniers titres en date se sont avérés très bons mais jusque-là complètement orphelins. En effet, les chansons, Sekai wa anata no hiro ni naru (générique de la série Détective Conan) et surtout Fukiarenasai (thème du film Shippu Rondo) sont excellentes mais on sent que B’z n’a pas la matière aujourd’hui pour sortir un album digne de ce nom.

En attendant, autant Matsumoto qu’Inaba semblent vouloir se libérer du carcan de leurs obligations de « BIG MACHINE » à vendre des singles et enchaîner des concerts géants.

On pensait qu’Inaba allait confirmer son très bon single du mois de jangier 2016, Hane, avec notamment la chanson Yellow :

 

Mais en fait pas du tout. Et au contraire, Inaba s’émancipe de plus en plus en revenant en très grande forme avec son grand ami Stevie Salas, avec lequel il avait déjà collaboré au début des années 2000. On se souvient de titres géniaux tels que Hazumu Sekai ou Shômen Shototsu.

Un album duo entre KOSHI INABA (B’z) et STEVIE SALAS !

L’émancipation par rapport à B’z et donc à Matsumoto tient au fait qu’il ne se présente pas en solo. Il n’est pas le Koshi Inaba en solo de B’z. Cette fois, il se présente en duo avec un autre artiste, à égalité. La démarche INABA / SALAS est fort intéressante et cela donne un premier titre phare que l’on a envie d’écouter en boucle :

SAYONARA RIVER

On remarquera que la vidéo échappe exceptionnellement à Vermillion ou à B’z et n’est en effet pas présentée sur la page officielle du groupe. Cependant, dès la deuxième vidéo, on retrouve les habitudes frileuses de la maison avec une durée de 50 secondes. Alors que la plupart des groupes aujourd’hui misent la majeure partie de leur promotion grâce à leurs clips sur Youtube, Inaba se voit encore réduit à 50 pauvres secondes, sûrement par un management qui craint de vendre moins de disques version DVD « si on met les clips en entier sur Youtube ! » C’est certain que ce n’est pas aujourd’hui ni demain qu’on rattrapera un Gangnam Style avec une stratégie pareille…

Quoi qu’il en soit, l’année 2016 aura été particulière pour Koshi qui aura perdu son papa, le fameux « Ina Papa ». Et comme le montre la vidéo de SAYONARA RIVER, il aura fait le tour du monde pour enregistrer l’album CHUBBY GROOVE avec Stevie Salas. Un album qui aura une sacrée empreinte écologique !

De son côté, Matsumoto n’est pas en reste et surprend son monde avec une collaboration parfaitement inattendue. Alors que l’on aurait pu s’attendre à une suite de son groupe TMG, ou bien une suite à sa merveilleuse collaboration avec Larry Carlton, c’est avec une chanteur guitariste de Hawaï, Daniel Ho, qu’il nous étonne et qu’il détonne par rapport à ce qu’on connaissait de lui. Mais là encore, on sent qu’il ne faut surtout pas trop donner au public :

 

Comme toujours, Matsumoto et Inaba entretiennent leur forme, leur qualité et l’attente de leur public à un haut niveau. Bien sûr, les fans attendent impatiemment le retour de B’z. Mais B’z n’existerait pas sans Matsumoto ni Inaba. Alors savourons leurs envies artistiques du moment. Et pour notre part, si nous sommes assez curieux de voir le résultat du duo Matsumoto / Ho, nous sommes déjà totalement conquis par le GROOVE que nous offrent Koshi Inaba et Stevie Salas !

Vivement la suite !


Les liens de Koshi Inaba

07 jan 2016 par Odon Vallon in Nouvelles, réflexion

Enfin ! Les choses deviennent de plus en plus intéressantes !

Il y a quelques jours, nous faisions un lien possible entre le clip de Nensho et celui de Hane, pensant que leurs héroïnes respectives avaient ce point commun d’avancer tout droit dans un univers hostile. C’était notre interprétation.

Cependant, le clip de la chanson Suiro, lancé le 4 janvier, ne nous laisse plus aucun doute. En effet, dans le clip de Hane, on s’interrogeait sur le personnage masculin qui tendait la main à l’héroïne, laquelle la refusait. Ce personnage alors montait étrangement à l’arrière d’un camion.

Et que propose très justement le clip de Suiro ? Koshi Inaba chantant à l’arrière d’un camion !

Sur Twitter, nous nous sommes amusés à affirmer que ce clip était plus original que 25 ans de B’z, ce qui est pratiquement vrai. Quel plaisir de voir Inaba tenter de belles choses en solo, après le génial Nensho et les très beaux Nakinagara et oh my love.

Evidemment, le questionnement ne s’arrête pas là. Le personnage masculin de Hane est-il Inaba lui-même ? Est-ce lui qui a tendu sa main à l’héroïne ? Et que peut bien signifier ce camion ? Dans Hane, on pouvait l’interpréter comme un moyen d’échapper à l’environnement hostile. Mais ce moyen semblait lui-même être une prison.

D’ailleurs, dans Suiro, Inaba semble ne pas pouvoir s’échapper de ce camion, même s’il ne semble pas vouloir non plus vraiment s’en échapper. Contrairement à l’héroïne de Nensho qui faisait exploser les barreaux de la cage où elle était retenue prisonnière.

Les thématiques de l’enfermement et de la liberté semblent donc crédibles.

Suiro fait d’ailleurs encore un lien avec un autre de ses précédents clips : Stay Free. D’apparence anodine, le clip présentait Koshi Inaba déjà sur les routes de Tokyo. Tentait-il d’échapper à quelque chose ? Une image de concert nous rappelait à quel point le motard était célèbre et ne pouvait aspirer à un peu de liberté que seul sur sa moto, incognito.

Enfermement, solitude, liberté.

Stay Free, au titre clairement évocateur, partage donc ce point commun avec Suiro (la voie aquatique) : le bitume de la grande ville. Mais Suiro va plus loin. Le clip entier montre la traversée d’un tunnel, et les panneaux indiquent tout le long un aéroport. Comme si notre chanteur était pris d’une envie de partir, mais sans aller jusqu’à quitter le Japon puisque l’aéroport indiqué est celui de Haneda, destiné aux vols intérieurs. (Narita étant l’aéroport dédiés aux vols internationaux) Mais cela lui étant impossible (ou interdit ?), il ne peut que flotter en apensanteur dans ce camion qui ne le conduit d’ailleurs finalement peut-être pas à l’aéroport. Le clip se termine alors que les portes arrières du camion se referment. Inaba, ou le personnage masculin qu’il incarne peut-être, ne peut définitivement pas s’échapper. Ou encore, son seul espace de liberté demeure l’acte de chanter.

Nous remarquons un dernier lien, cette fois entre Hane et Nakinagara. Le clip de cette dernière présentait un Japon paisible mais terriblement vide. Les personnages apparaissaient de manière translucide, tels des ombres. Le clip, malgré le calme de la chanson, offrait un sentiment d’étrangeté singulier. Comme si l’Humanité avait disparu. Hane, derrière ses apparences de dessin animé et de jeu vidéo survitaminé, offre finalement un monde similaire où l’Humanité semble là aussi avoir disparu.

Peut-être exagérons-nous en voyant tous ces liens. Une chose est sûre, le lien entre Hane et Suiro est clair. Ce qui nous apparaît aussi comme évident c’est que les clips d’Inaba entre 1997 et 2010 ne portaient pas de message particulier. Dans Akatsuki, Inaba se laissait même aller à jouer au roi de la nuit. A partir de 2010, et surtout au travers de Okay, le thème de la disparition, et indirectement de la mort et du vieillissement, s’était fait clairement sentir. Le titre, Okay, aussi simple soit-il, marquait l’évidente acceptation du destin de tout individu. Depuis 2011, la situation a évolué. Comme nous l’avons vu au-dessus, les clips d’Inaba font ressentir une préoccupation. Le message n’est pas immédiat, pas du tout direct. Mais il semble bien exister. Le Japon vit une crise majeure et son avenir est incertain. Surtout celui des Japonais.

 


Des propositions

02 jan 2016 par Odon Vallon in réflexion

Pour le plaisir, en ce début de 2016, imaginons-nous en train de parler avec Tak Matsumoto et Koshi Inaba.

Pour ma part, je m’imaginerais bien leur faire des propositions de collaborations. En attendant « Take Your Pick 2 » avec Larry Carlton, et en attendant un improbable trio avec le même Carlton et Adele pour ce qui serait un succès planétaire, voici ce que je proposerais volontiers à Matsumoto :

Un duo avec le trompettiste libanais Ibrahim Maalouf :

Free Spirit (2015)

Quant à Inaba, je le verrais bien chanter avec l’un de mes coups de coeur de l’année, la chanteuse allemande Elif.

Unter meiner Haut (Sous ma peau) (2013)

Les connaisseurs auront vu le lien entre ce clip et celui de Nensho

Quitte à rester en Allemagne, le titre de la chanson est le même, Unter meiner Haut, mais la chanson elle-même et la chanteuse sont bien différentes, la géniale Cäthe !

A bien y penser, elle irait très bien avec Inaba…

Unter meiner Haut (2011)

Pour ceux qui voudraient faire des propositions de collaborations, nous sommes preneurs !

Bonne année à tous, à tous les mélomanes, et que vive la musique sur notre petite planète !


Les ailes de Koshi Inaba et le voyage de Tak Matsumoto

31 déc 2015 par Odon Vallon in News

Nous revoilà pour conclure cette année durant laquelle nous aurons peu écrit.

Il est très clair que nous sommes moins actifs qu’il y a quelques années mais nous demeurons fidèles au plus grand groupe du Japon. Toujours est-il que nous vous invitons à passer nous voir de temps en temps !

Le premier rendez-vous de l’année aura lieu le 13 janvier, avec Koshi Inaba qui sortira son tout nouveau single physique, Hane.

Après une série de singles numériques, Inaba revient avec un single généreux, offrant pas moins de 4 titres :

Hane
Symphony #9
BLEED
Suiro

Que pouvons-nous en attendre ? Disons que jusqu’en 2010 nous attendions le prochain album de Koshi Inaba avec ferveur. Débutée sur le tard en 1997, sa carrière solo, alors minimaliste, ressemblait à un quasi sans-faute en trois albums. Cependant, Hadou sorti en 2010 ne fut pas tout à fait à la hauteur de nos attentes, et ce malgré de très bons titres. L’album suivant, Singing Bird, sorti en 2014, ne fit que confirmer cette légère déception. Malgré des titres exceptionnels comme Jimmy no asa ou Nensho, Singing Bird n’était pas en mesure de rivaliser avec un Magma sorti en 1997.

Or, Inaba enchaîne déjà sur un nouveau single, une nouvelle tournée et très probablement un prochain album en 2016. Notre crainte est donc la suivante, à savoir que Koshi Inaba, aussi génial soit-il, entre dans une dynamique de plus en plus commerciale. Tandis que B’z diminue le rythme de ses activités, cela nous gêne d’imaginer Inaba solo prendre la relève du duo.

Car trois titres sur quatre ici présents ont un lien commercial :

Hane : prochain générique de Détective Conan
BLEED : thème principal du jeu vidéo Ryu ga gotoku kiwami
Suiro : générique de la série Godan

A l’inverse, Matsumoto, depuis 2010 et son Grammy Awards gagné pour le sublime Take Your Pick avec Larry Carlton, semble avoir gagné en indépendance. Certes, B’z n’existerait pas sans lui, B’z ne serait pas aussi populaire s’il n’avait pas su choisir le bon chanteur et s’il n’avait pas eu toutes ses mélodies inoubliables. Mais depuis 1988, Matsumoto vit une double vie, avec une carrière solo instrumentale (à l’exception de deux périodes).

Ainsi, depuis 2010, nous attendons en réalité plus du guitariste que du chanteur !

Et Matsumoto a bel et bien annoncé une nouvelle tournée et un nouvel album. La première s’intitulera The Voyage.

Si ce n’est pas encore la suite de sa collaboration avec Carlton, tant attendue, ce nouvel opus ne peut que nous réjouir après Strings Of My Soul en 2012 et New Horizon en 2014. Ces albums instrumentaux étant dénués d’ambitions commerciales, on prend vraiment plaisir à écouter une musique relâchée, détendue. Même si l’on soupçonne Strings Of My Soul, sorte de compilation, d’avoir été créé à l’époque dans le but de remporter un nouveau Grammy…

A l’aube de cette nouvelle année, rien n’a encore filtré concernant Matsumoto, mais plusieurs extraits des chansons d’Inaba ont été données à entendre. Et malgré la démarche commerciale de l’ensemble, nous sommes plutôt rassurés quant à la qualité générale ! Notamment sur la ballade Suiro. L’inspiration serait-elle revenue ? Espérons-le !

Dommage que Hane ne soit pas visible en entier, alors que c’est le cas pour tous les clips précédents d’Inaba.

En tout cas, après un premier visionnage superficiel où l’on pense regarder un sympathique dessin animé en forme de jeu vidéo, on se rend compte que Hane pourrait faire le lien avec Nensho :

Une femme seule, dans un environnement hostile, allant tout droit et que rien ne fait fléchir ni changer d’avis.

Le début du clip (du moins de l’extrait) nous montre la jeune femme dans un décor déshumanisé, désertique et rempli de ce qui pourrait être des centrales nucléaires…

Au-delà de la progression du personnage qui va connaître des transformations de couleur, le plus intéressant se trouve à la moitié de la vidéo, lorsque l’héroïne refuse la main tendue par un beau jeune homme de manga, lequel semble ensuite monter à bord d’un camion.

Ce personnage peut-il représenter le compromis ? Un compromis qu’elle refuserait ?

Hane signifie l’aile, mais certains d’entre nous connaissent bien l’autre nom japonais, à savoir tsubasa. (Salut Captain !)

Si tsubasa représente l’aile sur le dos d’un oiseau ou d’un ange, hane représente plutôt l’aile tombée par terre. C’est exactement ce que montre la fin de l’extrait, lorsque l’héroïne s’empare d’une aile échappée de l’oiseau blanc qu’elle poursuit.

Un oiseau blanc ? Cela rappelle l’album Peace Of Mind de 2002, quand Inaba tenait dans sa main une colombe… de la paix ?

Le Japon d’aujourd’hui souffrant d’une catastrophe nucléaire non assumée et d’un retour sur la scène militaire, violant sa constitution pacifique, on peut donc interpréter comme on veut ce nouveau clip, mais la jeune femme tentant d’échapper à la catastrophe et en même temps de rattraper la paix qui s’envole, cela demeure une interprétation possible.

Et n’oubliez d’aller chez Tobias d’Off The Lock pour toutes les infos en temps réel concernant B’z ! Visitez le B’z Wiki, c’est du gros travail.


La journée épique de l’homme du match

16 août 2015 par Odon Vallon in Critiques

EPIC DAY est sorti le 4 mars. Il fallait bien se laisser un peu de temps pour écouter et écouter encore ce 19ème album de B’z. En sachant qu’entre-temps est sorti RED, tout dernier single en date.

Comme toujours, une critique doit se baser sur des éléments de comparaison. Et comme on ne peut comparer avec les futurs albums qui n’existent pas encore, on doit bien entendu se retourner et comparer avec ce qui a déjà été fait. L’exercice est encore assez simple quand on parle de groupes qui viennent de sortir leur deuxième album, mais le même exercice devient périlleux lorsqu’on doit critiquer, ou au moins commenter, le 19ème album.

Continuer la lecture…


B’z à la télévision française

13 mar 2015 par Odon Vallon in Nouvelles

Extrait de l’émission Culte! du 18 septembre 2014 diffusée sur France 5.

http://www.france5.fr/emission/culte/diffusion-du-03-10-2014-23h55

On appréciera toujours la belle présentation du « plus célèbre groupe de rock japonais ». Pour une fois, on a pu échapper aux éternels X-Japan et autre L’Arc-en-Ciel. Bravo donc aux concepteurs de cette émission qui se sont vraiment renseignés et sont même allés dégoter le DVD de la tournée ENDLESS SUMMER de 2013.

Bon, on mégotera en disant qu’ils auraient pu choisir une autre chanson que « Aï no Bakudan », quand on voit la liste des titres joués ce soir-là, à commencer par l’énorme Endless Summer :

Mais on chipote !

En attendant de revoir B’z à la télévision française, et espérons-le, cette fois dans une émission entièrement consacrée au plus grand groupe du Japon.


B’z, Southern All Stars, Kazuyoshi Saitô et le 11 mars

11 mar 2015 par Odon Vallon in réflexion

Quatre ans.

Il y a quatre ans, jour pour jour, nous faisions part de notre émotion suite à l’un des plus grands tremblements de terre de l’histoire du Japon, mais aussi de nos craintes concernant un éventuel accident nucléaire :

http://www.bznobise.eu/2011/03/11/solidarite-avec-nos-amis-au-japon-2/

Quatre ans plus tard, rien ne va.

Politiquement : deux partis principaux rythment la vie du pays depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, le Jiminto au pouvoir de façon quasi ininterrompue et le Minshuto le principal parti d’opposition.
Les centrale nucléaires ont toutes été installées lorsque le Jiminto était au pouvoir. En 2009, les élections législatives offrent une petite révolution puisque le Jiminto est laminé, permettant au Minshuto d’arriver largement en tête.
C’est alors que survient la catastrophe du 11 mars 2011. Les Japonais reprocheront alors au Minshuto et au premier ministre d’alors, Naoto Kan, sa mauvaise gestion de la crise de Fukushima. Et ils remettront immédiatement au pouvoir le Jiminto emmené par Shinzo Abe en 2012 !

L’un des premiers objectifs d’Abe sera de relancer les centrales nucléaires alors que le gouvernement Minshuto les a toutes mises en veille.

Ensuite, Shinzo Abe, déjà premier ministre une fois entre 2006 et 2007, réussit à obtenir les Jeux Olympiques pour Tokyo en 2020 en déclarant que la situation à la centrale de Fukushima « is under control ». Et là, on a envie de hurler la chanson de B’z « Out of control », parce qu’en réalité rien n’est sous contrôle.

Rien n’est sous contrôle ? En fait si, les médias et la liberté d’expression. En décembre 2014, une loi sur les secrets d’Etat entre en vigueur, stipulant que tout ce qui sera considéré comme relevant du secret d’Etat ne pourra plus être discuté publiquement. Et tout ça sans définir ce qui relève du secret d’Etat ! Dès lors, n’importe quoi peut devenir un sujet interdit !

L’objectif est double : ne plus parler de la catastrophe nucléaire, afin de relancer les centrales et d’en construire de nouvelles. Et surtout, permettre la réalisation du grand projet de Shinzo Abe : la réécriture de la Constitution de 1945, cette fameuse constitution pacifique écrite par les Etats-Unis.
Car Shinzo Abe veut « normaliser » le Japon, et selon lui, un pays « normal » doit posséder une armée, ce qui est en réalité déjà le cas du Japon, mais pas seulement pour se défendre, ce qui est le cas du Japon, mais pour pouvoir intervenir dans le reste du monde (et donc forcément et potentiellement faire la guerre…).

Bref, il n’y a aucun rapport avec B’z, me direz-vous, si ce n’est que B’z est le plus grand groupe du Japon. A ce titre, les deux quincagénaires qui le composent pourraient très bien s’exprimer sur le sujet. Mais il n’en sera rien, comme l’écrasante majorité des artistes du monde de la musique japonaise.

Et ce pourquoi nous écrivons ces lignes, c’est bien parce que B’z a décidé de lancer sa nouvelle tournée EPIC NIGHT le 11 mars 2015, soit quatre ans jour pour jour après la triple catastrophe, et que nous sommes à peu près persuadés qu’aucune référence à ce jour tragique ne sera faite. Par référence, je n’entends pas seulement les très consensuels « Come on », « We’ll be alright » et autres « Courage (fuyons) ! », mais bien une prise de position sur le sujet.

Remarquez, le concert de ce soir nous donnera peut-être tort.

Parmi les artistes japonais de renom qui ont pris position, il y en a quand même deux qui se sont fait remarquer dans le monde de la musique, et c’est tout à leur honneur.

Il s’agit de Kuwata du célèbre groupe Southern All Stars (que nous avions présenté à l’été 2008). Culotté, le trublion sexagénaire n’a pas hésité à critiquer la politique d’Abe directement sur scène et à porter une moustache à la Hitler alors qu’il chantait en direct à la télévision lors de la soirée du Kohaku le 31 décembre dernier !

Ce qui est fou, c’est qu’il aura suffi qu’une bande d’énvervés nationalistes manifeste devant la maison de disques de Southern All Stars pour que le groupe présente des excuses ! Mais des excuses pour quoi ? Qui sont ces gens qui s’arrogent le pouvoir de réclamer des excuses au nom du premier ministre ? A peu près les mêmes que ceux qui viennent dézinguer des dessinateurs simplement parce qu’ils font des dessins qui ne leur plaisent pas.

Autre chanteur courageux, Kazuyoshi Saito, qui rapidement après la catastrophe avait publié sur internet cette chanson « Zutto Uso datta » (Ce n’était que des mensonges) :

C’est sûr que ça a plus de gueule que la gentillette C’mon ! Et pourtant nous adorons C’mon !

Alors évidemment, en solo Inaba a sorti son petit chef-d’oeuvre NENSHO en 2014 dont le clip montre une société japonaise en pleine implosion, pour ne pas dire en pleine guerre civile. Mais tout cela demeure de l’interprétation. Si Inaba voulait délivrer un message (en plus de son autre chanson STAY FREE), alors ce message n’est pas vraiment clair.

Nous finirons par une pensée à l’acteur Tarô Yamamoto que vous aurez peut-être déjà vu dans des films japonais, notamment dans Battle Royale, et qui s’est engagné en politique pour dénoncer le nucléaire. Yamamoto a perdu tous ses contrats et n’a plus joué dans aucun film depuis plusieurs années. Il a fait parler de lui lorsqu’il s’est adressé directement à l’Empereur pour lui faire part des réalités qui touchent le pays. Scandale national. Depuis, les députés du Jiminto n’hésitent pas à dire de lui qu’il est un « terroriste ».




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