Les liens de Koshi Inaba

07 jan 2016 par Odon Vallon in Nouvelles, réflexion

Enfin ! Les choses deviennent de plus en plus intéressantes !

Il y a quelques jours, nous faisions un lien possible entre le clip de Nensho et celui de Hane, pensant que leurs héroïnes respectives avaient ce point commun d’avancer tout droit dans un univers hostile. C’était notre interprétation.

Cependant, le clip de la chanson Suiro, lancé le 4 janvier, ne nous laisse plus aucun doute. En effet, dans le clip de Hane, on s’interrogeait sur le personnage masculin qui tendait la main à l’héroïne, laquelle la refusait. Ce personnage alors montait étrangement à l’arrière d’un camion.

Et que propose très justement le clip de Suiro ? Koshi Inaba chantant à l’arrière d’un camion !

Sur Twitter, nous nous sommes amusés à affirmer que ce clip était plus original que 25 ans de B’z, ce qui est pratiquement vrai. Quel plaisir de voir Inaba tenter de belles choses en solo, après le génial Nensho et les très beaux Nakinagara et oh my love.

Evidemment, le questionnement ne s’arrête pas là. Le personnage masculin de Hane est-il Inaba lui-même ? Est-ce lui qui a tendu sa main à l’héroïne ? Et que peut bien signifier ce camion ? Dans Hane, on pouvait l’interpréter comme un moyen d’échapper à l’environnement hostile. Mais ce moyen semblait lui-même être une prison.

D’ailleurs, dans Suiro, Inaba semble ne pas pouvoir s’échapper de ce camion, même s’il ne semble pas vouloir non plus vraiment s’en échapper. Contrairement à l’héroïne de Nensho qui faisait exploser les barreaux de la cage où elle était retenue prisonnière.

Les thématiques de l’enfermement et de la liberté semblent donc crédibles.

Suiro fait d’ailleurs encore un lien avec un autre de ses précédents clips : Stay Free. D’apparence anodine, le clip présentait Koshi Inaba déjà sur les routes de Tokyo. Tentait-il d’échapper à quelque chose ? Une image de concert nous rappelait à quel point le motard était célèbre et ne pouvait aspirer à un peu de liberté que seul sur sa moto, incognito.

Enfermement, solitude, liberté.

Stay Free, au titre clairement évocateur, partage donc ce point commun avec Suiro (la voie aquatique) : le bitume de la grande ville. Mais Suiro va plus loin. Le clip entier montre la traversée d’un tunnel, et les panneaux indiquent tout le long un aéroport. Comme si notre chanteur était pris d’une envie de partir, mais sans aller jusqu’à quitter le Japon puisque l’aéroport indiqué est celui de Haneda, destiné aux vols intérieurs. (Narita étant l’aéroport dédiés aux vols internationaux) Mais cela lui étant impossible (ou interdit ?), il ne peut que flotter en apensanteur dans ce camion qui ne le conduit d’ailleurs finalement peut-être pas à l’aéroport. Le clip se termine alors que les portes arrières du camion se referment. Inaba, ou le personnage masculin qu’il incarne peut-être, ne peut définitivement pas s’échapper. Ou encore, son seul espace de liberté demeure l’acte de chanter.

Nous remarquons un dernier lien, cette fois entre Hane et Nakinagara. Le clip de cette dernière présentait un Japon paisible mais terriblement vide. Les personnages apparaissaient de manière translucide, tels des ombres. Le clip, malgré le calme de la chanson, offrait un sentiment d’étrangeté singulier. Comme si l’Humanité avait disparu. Hane, derrière ses apparences de dessin animé et de jeu vidéo survitaminé, offre finalement un monde similaire où l’Humanité semble là aussi avoir disparu.

Peut-être exagérons-nous en voyant tous ces liens. Une chose est sûre, le lien entre Hane et Suiro est clair. Ce qui nous apparaît aussi comme évident c’est que les clips d’Inaba entre 1997 et 2010 ne portaient pas de message particulier. Dans Akatsuki, Inaba se laissait même aller à jouer au roi de la nuit. A partir de 2010, et surtout au travers de Okay, le thème de la disparition, et indirectement de la mort et du vieillissement, s’était fait clairement sentir. Le titre, Okay, aussi simple soit-il, marquait l’évidente acceptation du destin de tout individu. Depuis 2011, la situation a évolué. Comme nous l’avons vu au-dessus, les clips d’Inaba font ressentir une préoccupation. Le message n’est pas immédiat, pas du tout direct. Mais il semble bien exister. Le Japon vit une crise majeure et son avenir est incertain. Surtout celui des Japonais.

 


Des propositions

02 jan 2016 par Odon Vallon in réflexion

Pour le plaisir, en ce début de 2016, imaginons-nous en train de parler avec Tak Matsumoto et Koshi Inaba.

Pour ma part, je m’imaginerais bien leur faire des propositions de collaborations. En attendant « Take Your Pick 2 » avec Larry Carlton, et en attendant un improbable trio avec le même Carlton et Adele pour ce qui serait un succès planétaire, voici ce que je proposerais volontiers à Matsumoto :

Un duo avec le trompettiste libanais Ibrahim Maalouf :

Free Spirit (2015)

Quant à Inaba, je le verrais bien chanter avec l’un de mes coups de coeur de l’année, la chanteuse allemande Elif.

Unter meiner Haut (Sous ma peau) (2013)

Les connaisseurs auront vu le lien entre ce clip et celui de Nensho

Quitte à rester en Allemagne, le titre de la chanson est le même, Unter meiner Haut, mais la chanson elle-même et la chanteuse sont bien différentes, la géniale Cäthe !

A bien y penser, elle irait très bien avec Inaba…

Unter meiner Haut (2011)

Pour ceux qui voudraient faire des propositions de collaborations, nous sommes preneurs !

Bonne année à tous, à tous les mélomanes, et que vive la musique sur notre petite planète !


Les ailes de Koshi Inaba et le voyage de Tak Matsumoto

31 déc 2015 par Odon Vallon in News

Nous revoilà pour conclure cette année durant laquelle nous aurons peu écrit.

Il est très clair que nous sommes moins actifs qu’il y a quelques années mais nous demeurons fidèles au plus grand groupe du Japon. Toujours est-il que nous vous invitons à passer nous voir de temps en temps !

Le premier rendez-vous de l’année aura lieu le 13 janvier, avec Koshi Inaba qui sortira son tout nouveau single physique, Hane.

Après une série de singles numériques, Inaba revient avec un single généreux, offrant pas moins de 4 titres :

Hane
Symphony #9
BLEED
Suiro

Que pouvons-nous en attendre ? Disons que jusqu’en 2010 nous attendions le prochain album de Koshi Inaba avec ferveur. Débutée sur le tard en 1997, sa carrière solo, alors minimaliste, ressemblait à un quasi sans-faute en trois albums. Cependant, Hadou sorti en 2010 ne fut pas tout à fait à la hauteur de nos attentes, et ce malgré de très bons titres. L’album suivant, Singing Bird, sorti en 2014, ne fit que confirmer cette légère déception. Malgré des titres exceptionnels comme Jimmy no asa ou Nensho, Singing Bird n’était pas en mesure de rivaliser avec un Magma sorti en 1997.

Or, Inaba enchaîne déjà sur un nouveau single, une nouvelle tournée et très probablement un prochain album en 2016. Notre crainte est donc la suivante, à savoir que Koshi Inaba, aussi génial soit-il, entre dans une dynamique de plus en plus commerciale. Tandis que B’z diminue le rythme de ses activités, cela nous gêne d’imaginer Inaba solo prendre la relève du duo.

Car trois titres sur quatre ici présents ont un lien commercial :

Hane : prochain générique de Détective Conan
BLEED : thème principal du jeu vidéo Ryu ga gotoku kiwami
Suiro : générique de la série Godan

A l’inverse, Matsumoto, depuis 2010 et son Grammy Awards gagné pour le sublime Take Your Pick avec Larry Carlton, semble avoir gagné en indépendance. Certes, B’z n’existerait pas sans lui, B’z ne serait pas aussi populaire s’il n’avait pas su choisir le bon chanteur et s’il n’avait pas eu toutes ses mélodies inoubliables. Mais depuis 1988, Matsumoto vit une double vie, avec une carrière solo instrumentale (à l’exception de deux périodes).

Ainsi, depuis 2010, nous attendons en réalité plus du guitariste que du chanteur !

Et Matsumoto a bel et bien annoncé une nouvelle tournée et un nouvel album. La première s’intitulera The Voyage.

Si ce n’est pas encore la suite de sa collaboration avec Carlton, tant attendue, ce nouvel opus ne peut que nous réjouir après Strings Of My Soul en 2012 et New Horizon en 2014. Ces albums instrumentaux étant dénués d’ambitions commerciales, on prend vraiment plaisir à écouter une musique relâchée, détendue. Même si l’on soupçonne Strings Of My Soul, sorte de compilation, d’avoir été créé à l’époque dans le but de remporter un nouveau Grammy…

A l’aube de cette nouvelle année, rien n’a encore filtré concernant Matsumoto, mais plusieurs extraits des chansons d’Inaba ont été données à entendre. Et malgré la démarche commerciale de l’ensemble, nous sommes plutôt rassurés quant à la qualité générale ! Notamment sur la ballade Suiro. L’inspiration serait-elle revenue ? Espérons-le !

Dommage que Hane ne soit pas visible en entier, alors que c’est le cas pour tous les clips précédents d’Inaba.

En tout cas, après un premier visionnage superficiel où l’on pense regarder un sympathique dessin animé en forme de jeu vidéo, on se rend compte que Hane pourrait faire le lien avec Nensho :

Une femme seule, dans un environnement hostile, allant tout droit et que rien ne fait fléchir ni changer d’avis.

Le début du clip (du moins de l’extrait) nous montre la jeune femme dans un décor déshumanisé, désertique et rempli de ce qui pourrait être des centrales nucléaires…

Au-delà de la progression du personnage qui va connaître des transformations de couleur, le plus intéressant se trouve à la moitié de la vidéo, lorsque l’héroïne refuse la main tendue par un beau jeune homme de manga, lequel semble ensuite monter à bord d’un camion.

Ce personnage peut-il représenter le compromis ? Un compromis qu’elle refuserait ?

Hane signifie l’aile, mais certains d’entre nous connaissent bien l’autre nom japonais, à savoir tsubasa. (Salut Captain !)

Si tsubasa représente l’aile sur le dos d’un oiseau ou d’un ange, hane représente plutôt l’aile tombée par terre. C’est exactement ce que montre la fin de l’extrait, lorsque l’héroïne s’empare d’une aile échappée de l’oiseau blanc qu’elle poursuit.

Un oiseau blanc ? Cela rappelle l’album Peace Of Mind de 2002, quand Inaba tenait dans sa main une colombe… de la paix ?

Le Japon d’aujourd’hui souffrant d’une catastrophe nucléaire non assumée et d’un retour sur la scène militaire, violant sa constitution pacifique, on peut donc interpréter comme on veut ce nouveau clip, mais la jeune femme tentant d’échapper à la catastrophe et en même temps de rattraper la paix qui s’envole, cela demeure une interprétation possible.

Et n’oubliez d’aller chez Tobias d’Off The Lock pour toutes les infos en temps réel concernant B’z ! Visitez le B’z Wiki, c’est du gros travail.


La journée épique de l’homme du match

16 août 2015 par Odon Vallon in Critiques

EPIC DAY est sorti le 4 mars. Il fallait bien se laisser un peu de temps pour écouter et écouter encore ce 19ème album de B’z. En sachant qu’entre-temps est sorti RED, tout dernier single en date.

Comme toujours, une critique doit se baser sur des éléments de comparaison. Et comme on ne peut comparer avec les futurs albums qui n’existent pas encore, on doit bien entendu se retourner et comparer avec ce qui a déjà été fait. L’exercice est encore assez simple quand on parle de groupes qui viennent de sortir leur deuxième album, mais le même exercice devient périlleux lorsqu’on doit critiquer, ou au moins commenter, le 19ème album.

Continuer la lecture…


B’z à la télévision française

13 mar 2015 par Odon Vallon in Nouvelles

Extrait de l’émission Culte! du 18 septembre 2014 diffusée sur France 5.

http://www.france5.fr/emission/culte/diffusion-du-03-10-2014-23h55

On appréciera toujours la belle présentation du « plus célèbre groupe de rock japonais ». Pour une fois, on a pu échapper aux éternels X-Japan et autre L’Arc-en-Ciel. Bravo donc aux concepteurs de cette émission qui se sont vraiment renseignés et sont même allés dégoter le DVD de la tournée ENDLESS SUMMER de 2013.

Bon, on mégotera en disant qu’ils auraient pu choisir une autre chanson que « Aï no Bakudan », quand on voit la liste des titres joués ce soir-là, à commencer par l’énorme Endless Summer :

Mais on chipote !

En attendant de revoir B’z à la télévision française, et espérons-le, cette fois dans une émission entièrement consacrée au plus grand groupe du Japon.


B’z, Southern All Stars, Kazuyoshi Saitô et le 11 mars

11 mar 2015 par Odon Vallon in réflexion

Quatre ans.

Il y a quatre ans, jour pour jour, nous faisions part de notre émotion suite à l’un des plus grands tremblements de terre de l’histoire du Japon, mais aussi de nos craintes concernant un éventuel accident nucléaire :

http://www.bznobise.eu/2011/03/11/solidarite-avec-nos-amis-au-japon-2/

Quatre ans plus tard, rien ne va.

Politiquement : deux partis principaux rythment la vie du pays depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, le Jiminto au pouvoir de façon quasi ininterrompue et le Minshuto le principal parti d’opposition.
Les centrale nucléaires ont toutes été installées lorsque le Jiminto était au pouvoir. En 2009, les élections législatives offrent une petite révolution puisque le Jiminto est laminé, permettant au Minshuto d’arriver largement en tête.
C’est alors que survient la catastrophe du 11 mars 2011. Les Japonais reprocheront alors au Minshuto et au premier ministre d’alors, Naoto Kan, sa mauvaise gestion de la crise de Fukushima. Et ils remettront immédiatement au pouvoir le Jiminto emmené par Shinzo Abe en 2012 !

L’un des premiers objectifs d’Abe sera de relancer les centrales nucléaires alors que le gouvernement Minshuto les a toutes mises en veille.

Ensuite, Shinzo Abe, déjà premier ministre une fois entre 2006 et 2007, réussit à obtenir les Jeux Olympiques pour Tokyo en 2020 en déclarant que la situation à la centrale de Fukushima « is under control ». Et là, on a envie de hurler la chanson de B’z « Out of control », parce qu’en réalité rien n’est sous contrôle.

Rien n’est sous contrôle ? En fait si, les médias et la liberté d’expression. En décembre 2014, une loi sur les secrets d’Etat entre en vigueur, stipulant que tout ce qui sera considéré comme relevant du secret d’Etat ne pourra plus être discuté publiquement. Et tout ça sans définir ce qui relève du secret d’Etat ! Dès lors, n’importe quoi peut devenir un sujet interdit !

L’objectif est double : ne plus parler de la catastrophe nucléaire, afin de relancer les centrales et d’en construire de nouvelles. Et surtout, permettre la réalisation du grand projet de Shinzo Abe : la réécriture de la Constitution de 1945, cette fameuse constitution pacifique écrite par les Etats-Unis.
Car Shinzo Abe veut « normaliser » le Japon, et selon lui, un pays « normal » doit posséder une armée, ce qui est en réalité déjà le cas du Japon, mais pas seulement pour se défendre, ce qui est le cas du Japon, mais pour pouvoir intervenir dans le reste du monde (et donc forcément et potentiellement faire la guerre…).

Bref, il n’y a aucun rapport avec B’z, me direz-vous, si ce n’est que B’z est le plus grand groupe du Japon. A ce titre, les deux quincagénaires qui le composent pourraient très bien s’exprimer sur le sujet. Mais il n’en sera rien, comme l’écrasante majorité des artistes du monde de la musique japonaise.

Et ce pourquoi nous écrivons ces lignes, c’est bien parce que B’z a décidé de lancer sa nouvelle tournée EPIC NIGHT le 11 mars 2015, soit quatre ans jour pour jour après la triple catastrophe, et que nous sommes à peu près persuadés qu’aucune référence à ce jour tragique ne sera faite. Par référence, je n’entends pas seulement les très consensuels « Come on », « We’ll be alright » et autres « Courage (fuyons) ! », mais bien une prise de position sur le sujet.

Remarquez, le concert de ce soir nous donnera peut-être tort.

Parmi les artistes japonais de renom qui ont pris position, il y en a quand même deux qui se sont fait remarquer dans le monde de la musique, et c’est tout à leur honneur.

Il s’agit de Kuwata du célèbre groupe Southern All Stars (que nous avions présenté à l’été 2008). Culotté, le trublion sexagénaire n’a pas hésité à critiquer la politique d’Abe directement sur scène et à porter une moustache à la Hitler alors qu’il chantait en direct à la télévision lors de la soirée du Kohaku le 31 décembre dernier !

Ce qui est fou, c’est qu’il aura suffi qu’une bande d’énvervés nationalistes manifeste devant la maison de disques de Southern All Stars pour que le groupe présente des excuses ! Mais des excuses pour quoi ? Qui sont ces gens qui s’arrogent le pouvoir de réclamer des excuses au nom du premier ministre ? A peu près les mêmes que ceux qui viennent dézinguer des dessinateurs simplement parce qu’ils font des dessins qui ne leur plaisent pas.

Autre chanteur courageux, Kazuyoshi Saito, qui rapidement après la catastrophe avait publié sur internet cette chanson « Zutto Uso datta » (Ce n’était que des mensonges) :

C’est sûr que ça a plus de gueule que la gentillette C’mon ! Et pourtant nous adorons C’mon !

Alors évidemment, en solo Inaba a sorti son petit chef-d’oeuvre NENSHO en 2014 dont le clip montre une société japonaise en pleine implosion, pour ne pas dire en pleine guerre civile. Mais tout cela demeure de l’interprétation. Si Inaba voulait délivrer un message (en plus de son autre chanson STAY FREE), alors ce message n’est pas vraiment clair.

Nous finirons par une pensée à l’acteur Tarô Yamamoto que vous aurez peut-être déjà vu dans des films japonais, notamment dans Battle Royale, et qui s’est engagné en politique pour dénoncer le nucléaire. Yamamoto a perdu tous ses contrats et n’a plus joué dans aucun film depuis plusieurs années. Il a fait parler de lui lorsqu’il s’est adressé directement à l’Empereur pour lui faire part des réalités qui touchent le pays. Scandale national. Depuis, les députés du Jiminto n’hésitent pas à dire de lui qu’il est un « terroriste ».


Alice au pays de B’z

03 mar 2015 par Odon Vallon in Nouvelles

Le 4 mars sera un jour épique ou ne sera pas !

B’z a donc dévoilé quatre clips liés à son 19ème album EPIC DAY. Et on va encore nous dire que nous sommes des fans aveuglés, mais tant pis, car oui, oui et encore oui, on adore. Enfin presque !

Même si le groupe sait nous frustrer à vouloir nous proposer uniquement des versions courtes, du fait d’une frilosité toute japonaise à l’idée de dévoiler l’intégralité des contenus sur internet. Pourtant, depuis l’an dernier, tous les clips d’Inaba sont disponibles officiellement dans leur intégralité.

Pour commencer, le clip du single Uchôten nous transporte dans un Tôkyô futuriste où l’on suit une Alice au pays… des merveilles technologiques ?

Nous n’avons pas encore eu l’occasion de dire à quel point ce nouveau single nous a plu. Et il faudrait aussi revenir sur sa géniale face B, Endless Summer.

En attendant, B’z a proposé le clip de Las Vegas, l’un des nouveaux titres d’EPIC DAY. Très dynamique avec de beaux graphismes, l’esthétique de ce clip n’est pas sans nous rappeler celle de GO FOR IT, BABY de 2012.

Il est surtout intéressant de constater que B’z nous promène encore et toujours dans son univers parfaitement hybride entre le Japon et les Etats-Unis, sa source d’inspiration.

Puis vient Classmate, autre titre d’EPIC DAY, se révèlant en tant que ballade. Alors que nous avons déjà exprimé des craintes sur l’autre ballade Exit To The Sun, Classmate a des chances d’être la ballade tant attendue, celle qui nous fera de nouveau vibrer comme B’z a su si souvent le faire durant ses 15 premières années de carrière.

Quoi qu’il en soit, on apprécie les choix effectués sur le clip qui démarre par un somptueux solo de Matsumoto puis qui laisse la part belle à Inaba, le tout dans un sobre noir et blanc. Le solo de guitarre évoque la carrière personnelle de Matsumoto tandis que le clip lui-même, pour ne pas dire peut-être la chanson elle-même, évoque la carrière d’Inaba. On croirait presque reconnaître des airs de Nakinagara, ballade solo du chanteur sortie en 2014 sur son album Singing Bird.

Et là, stupeur, le dernier clip nous révèle une troisième ballade ! Kimi wo Kini shinaï Hi nado (Le jour où je ne te prête pas attention…)

On peut exprimer à nouveau des réserves vis-à-vis de l’utilisation des violons mais on apprécie tout de même la ligne de chant d’Inaba qui semble assez recherchée. Attendons donc la version entière et définitive pour nous prononcer.

 


Le ballon rouge de B’z

27 jan 2015 par Odon Vallon in Nouvelles

Ce moment que nous attendions depuis trois ans arrive enfin : la sortie du 19ème album de B’z !
Il aura fallu trois ans et demi d’attente, mais c’est parfait. Après de nombreuses années prolifiques, il était temps que le groupe prenne du recul. On se rappelle le magnifique ACTION de 2007 puis le très fort MAGIC de 2009, avant le moyen C’mon de 2011. Voici donc en 2015 EPIC DAY à la pochette somptueuse.

On ne peut oublier le choc visuel de la pochette de C’mon qui ressemblait au premier coup d’oeil à une vulgaire publicité pour la marque Pepsi. Au second coup d’oeil, on avait découvert le génie de cette pochette à laquelle on avait consacré un article à l’époque.

Aujourd’hui, B’z revient en grande forme. EPIC DAY, c’est un peu le « Abbey Road » du duo japonais, sans les Beatles, sans personne d’ailleurs, ni Matsumoto ni Inaba. C’est un Tokyo vide en noir et blanc quand Londres était en couleurs.

EPIC DAY, c’est aussi un étonnant ballon rouge qui n’est pas sans rappeler le film « Le ballon rouge » d’Albert Lamorisse de 1956.

Il s’agit d’un magnifique moyen métrage devenu un classique dans lequel un petit garçon est suivi par un ballon de baudruche dans le Paris de l’époque.

Le film a même connu un remake (inutile ?) en 2007, titré « Le voyage du ballon rouge » :

Voilà donc deux références visuelles de renom ! Aurons-nous droit à un clip présentant un petit garçon se promenant dans les rues du Tokyo actuel ?

Venons-en à la liste des chansons. Dix titres. Il faut remonter à 1992 et au 6ème album RUN pour retrouver le dernier album de B’z comportement « seulement » 10 titres (sauf si l’on compte aussi The 7th Blues de 1994, sorte de double album avec donc un total de 20 chansons). Et là encore, c’est tant mieux ! C’mon finissait par une version superflue d’ultra soul (quoique formidable) et s’encombrait d’une ballade lourdingue comme Meïmeï. Espérons donc que les 10 titres d’EPIC DAY sonnent tous juste.

1- Las Vegas
2- Uchôten
3- Exit To The Sun
4- NO EXCUSE
5- Amarinimo
6- EPIC DAY
7- Classmate
8- Black Coffee
9- Kimi wo Kini shinaï Hi nado
10- Man Of The Match

On constate que l’hybridité nippo-américaine est toujours autant de mise, avec un démarrage à Las Vegas et des titres japonais. Le titre NO EXCUSE nous plaît beaucoup et on l’attend au tournant. Quant à Man Of The Match, ce titre n’est pas sans rappeler MVP (face B du single SPLASH en 2006).

On aura donc le choix entre 4 offres différentes, toutes plus chères les unes que les autres, dont une remarquable version vinyle. Ah ! Le vinyle ! Cet objet qui revient en force quand le CD disparaît ! Remarquable histoire !
La version accompagnée du DVD tiré de la tournée de 2012 Into Free -EXTRA- (qui faisait suite à la tournée nord-américaine) est alléchante, mais s’avère être la plus honnéreuse.

Vivement le 4 mars ! Et on guettera aussi le 11 mars, début de la tournée EPIC NIGHT, et surtout quatrième anniversaire de la catastrophe de 2011.




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